samedi 31 décembre 2011

Au pays des kangourous


« Les grandes personnes sont difficiles à comprendre »
« Elles sont parfois gentilles, et parfois non. Elles sont faites de tas de petits morceaux que je n’arrive pas à relier les uns aux autres. »
Il n’a que neuf ans, mais il a déjà la réflexion d’une grande personne qui a gardé sa fraicheur d’enfant. Simon est un bambin comme les autres il aime jouer avec sa console Nintendo, a un papa, une maman, une grand-mère fantasque qui s’adresse aux esprits, ne manque de rien…enfin presque rien. S’il est proche de son papa, écrivain, sa maman en revanche est plus préoccupée par sa vie professionnelle au pays des kangourous…
« Je vois si peu maman. Avenue Paul –Doumer, elle fait à peine attention à moi. Jamais de caresse sur la tête comme papa. Elle m’embrasse toujours sur ses doigts. Quand vient l’heure du coucher, c’est ce qu’elle m’adresse. Un baiser sur ses doigts, et elle souffle dessus pour qu’il s’envole vers moi. Mais le vent est toujours mauvais avec maman, et son baiser disparait avant de m’atteindre. »
Son père l’aime et le cajole autant que sa mère est distante. Simon constate, explique, décrit, mais jamais ne juge sa mère. Au contraire, il cherche au fur et à mesure d’en savoir un peu plus sur son enfance pour comprendre cette maman qui vit loin, qui l’aime sans aucun doute, à sa façon, mais ne semble pas très démonstrative.
C’est avec Paul qu’il construit sa sensibilité.  C’est avec son père qu’il fait l’apprentissage de la maladie,  et du courage. Avec ses mots à lui il va poser des images sur les évènements.
Avec ses rêves, Simon grandit, et se rapproche de la vérité.
Simon, c’est le gamin qu’on a envie de cajoler ; c’est le gamin à qui l’on ne peut pas raconter d’histoire : il voit tout. Je me suis amusée quand il fait remarquer à Lola, non sans malice, en voyant ses deux brosses à dents, qu’on n’utilise pas deux brosses en même temps !!! La vérité sort de la bouche des enfants…
Et puis un jour, son petit monde bascule. Il est choyé et protégé par Lola, aimé par Lily…..ah cette petite Lily, la petite fée.
Voilà un ouvrage qui est à la fois émouvant, drôle, triste et optimiste, tendre, plein de bon sens. Un livre avec lequel on s’interroge : Quand doit-on dire la vérité aux enfants ? Que faire de son chagrin ? Le partager au risque de s’enfoncer, ou, le garder pour soi pour protéger l’autre ?
Un grand merci à Vincent des agents littéraires pour cette lecture douce, tendre, et profonde à la fois , et, que j’ai dégustée avec beaucoup de plaisir.

Au pays des kangourous,Gilles Paris 
Editions Don Quichotte (19/01/2012)
250 pages
4ème de couverture :
« Ce matin, j’ai trouvé papa dans le lave-vaisselle. En entrant dans la cuisine, j’ai vu le panier en plastique sur le sol, avec le reste de la vaisselle d’hier soir. J’ai ouvert le lave-vaisselle, papa était dedans. Il m’a regardé comme le chien de la voisine du dessous quand il fait pipi dans les escaliers. Il était tout replié sur lui-même. Et je ne sais pas comment il a pu rentrer dedans : il est grand mon papa. » Simon, neuf ans, vit avec son père Paul et sa mère Carole dans un vaste appartement parisien. En fait, le couple n’en est plus un depuis longtemps, la faute au métier de Carole, qui l’accapare. Paul est écrivain, il écrit pour les autres. Carole est une femme d’affaires, elle passe sa vie en Australie, loin d’un mari qu’elle n’admire plus et d’un enfant qu’elle ne sait pas aimer. Le jour où Paul est interné pour dépression, Simon voit son quotidien bouleversé. L’enfant sans mère est recueilli par Lola, grand-mère fantasque et jamais mariée, adepte des séances de spiritisme avec ses amies « les sorcières », et prête à tout pour le protéger. Mais il rencontre aussi l’évanescente Lily, enfant autiste aux yeux violets, que les couloirs trop blancs de l’hôpital font paraître irréelle et qui semble pourtant résolue à lui offrir son aide. Porté par l’amour de Lily, perdu dans un univers dont le sens lui résiste, Simon va tâcher, au travers des songes qu’il s’invente en fermant les yeux, de mettre des mots sur la maladie de son père, jusqu’à toucher du doigt une vérité que l’on croyait indicible.

A propos de l'auteur: 
Gilles Paris est un écrivain français.Il est tout d'abord fonctionnaire au ministère de la Jeunesse et des Sports au service de documentation, puis journaliste dans le domaine du cinéma et de la musique dans la presse populaire. Il est ensuite attaché de presse dans l'édition, d'abord chez Jean-Claude Lattès et Plon, puis à son compte.
Son premier roman, "Papa et Mama sont morts" (1991), est en train d'être adapté au cinéma, et le suivant "Autobiographie d'une courgette" a été traduit en plusieurs langues et s'est vendu à plus de 150 000 exemplaires. Il a fait l'objet d'une adaptation pour la télévision réalisée en 2007 par Luc Béraud et intitulée "C'est mieux la vie quand on est grand" avec Daniel Russo dans le rôle du gendarme.


Pour le challenge de Sharon : les animaux du monde
Pour le challenge Petit Bac 2012 organisé par Enna , dans la catégorie animal


Edit du 4/01/2012, un petit mot de l'auteur reçu par mail....


Bonjour
 
Je voulais vous remercier pour la très juste et jolie critique que vous avez consacré à Au pays des kangourous.Elle m’a beaucoup touché
 Bien à vous
 Gilles Paris

vendredi 30 décembre 2011

Les 12 d'Ys

Un petit dernier pour la route........je n'ai pas pu résister à un dernier challenge qui passait par là !!!
C'est Ys qui en est la responsable .....

Ambitieux programme de lecture 2012 : 12 catégories de 12 titres ou auteurs chacune, choisis selon mes goûts et mes envies. Pour découvrir des auteurs ou des espaces, pour continuer à en lire d’autres dont j’ai trop souvent reporté la lecture.Si vous souhaitez m’accompagnez dans ces lectures, voici le billet qui vous en dira plus sur la démarche.
Les billets des participants seront à publier les 12 ou 21 du mois (ça fait le même nombre de 1 et de 2…)
Pour les catégories et les ouvrages concernés, c'est ICI .

Pour le moment, je ne me risque pas à donner des ouvrages précis; ma pile est bien fournie, et devrait pouvoir me permettre de commencer le challenge sans trop de soucis.Pour ce qui concerne les romans graphiques/intégrales.....c'est un peu plus obscure pour moi.....mais j'ai un an pour y voir plus clair.


1.Auteurs espagnols contemporains
2.Australasie
3.Nobel de littérature
4. Pavés
5.Classiques français
6.Auteurs latino-américains
7.Jeunes auteurs américains
8. Auteurs en Mc
Reflets dans un œil d'or, Carson Mc Cullers
9.Scandinaves
10.Biographies
11.Auteurs francophones
12. Romans graphiques/intégrales


Bilan 2011 -Perspectives pour 2012

Bonne et heureuse année 2012 à celles et ceux qui me lisent: blogueurs et blogueuses, éditeurs qui me font l'honneur et le plaisir de me faire découvrir leurs parutions, auteurs qui m'offrent de belles heures de lecture, ainsi que Libfly, Les agents littéraires, Les nouveaux auteurs, Babélio

Cette année aura été une belle année lecture:

175 livres lus
30 coups de cœur
18 ouvrages qui me sont tombés des mains


Parmi ceux qui m'ont particulièrement parlé

1-Même le silence a une fin, Ingrid Betancourt
2-La reine Alice, Lydia Flem
3-Les saisons de la nuit, Colum Mc Cann
4-Coton Point, Pete Dexter
5-Sanctuaire, William Faulkner
6-Rien ne s'oppose à la nuit, Delphine de Vigan
7-Avant la nuit, Reinaldo Arenas
8- Seul le silence, R.J Ellory
9-L'ampleur du saccage, Katouar Harchi
10-Une odyssée cambodgienne, Haing Ngor


Les challenges réussis

Le Challenge New-York, première version avec 18 chroniques
Le challenge des Nobel , première session,à mon initiative avec 10 auteurs lus
Le challenge ABC / Babélio que j'ai terminé, ainsi que le challenge 26 livres/26 auteurs
Les agents littéraires qui me font le plaisir de me faire découvrir un tas d'éditeurs confidentiels aux ouvrages qui méritent d'être lus ont eux aussi organisé leur challenge de la rentrée: 8 nouveautés
Le défi scandinave qui ma donné beaucoup de plaisir de lecture a été bouclé
Le challenge nature writing avec 5 livres lus


De belles rencontres avec les auteurs:


Ingrid Betancourt, qui m'a fait l'honneur d'une superbe dédicace
Hélène Gestern, pour eux sur la photo
Metin Arditi,pour son superbe Turquetto
Michèle Halberstadt, avec sa petite si émouvante
Valentine Goby au contact si jovial, avec Banquise
David Vann,submergé par les lecteurs,
Lilyane Beauquel dont je tarderai pas à lire avant le silence des forêts

Une première pour moi, être juré littéraire:

Pour la Fnac d'abord, avec de belles découvertes avant tout le monde
Pour les édition Points tout au long de l'année pour choisir le meilleur policier de l'année 2011



L'avenir..........

Je commence 2012 avec 14 challenges en court......dont certains sont déjà atteints bien avant la date fatidique:
Le défi de la plume au féminin
La littérature fait son cinéma


Et d'autres qui sont commencés, ou pas encore...mais qui seront atteints, puisque j'y mets un point d'honneur.

Je serai juré pour le Prix des lecteurs du Livre de poche, catégorie littérature



mercredi 28 décembre 2011

Rue Darwin


Ce qui frappe avant tout, c’est l’écriture…Il n’y a aucun doute: cet homme-là, est un écorché vif ; et son stylo semble lui servir d’exutoire. Tous les maux de l’Algérie sont ici mis en exergue ; son histoire, son identité, sa religion…Boualem Sansal se met en danger, chaque fois qu’il écrit ; il dérange. Mais il n’a pas quitté le pays, malgré les persécutions, et le risque permanent de se faire arrêter.
« Et puis les choses sont ainsi au pays, brutales et incompréhensibles, on y vit comme on vivait dans les temps médiévaux, dans l’effroi et le grouillement de la misère, se recroqueviller dans un coin avec les siens et se regarder mourir est ce qu’il y a de plus supportable à faire. »
« Mais je l’avoue , j’étais nul en religion, l’islamique s’entend, c’est la religion au pouvoir ici, j’ai toujours eu du mal avec elle, son univers impitoyable et ses maigres consolations me rebutaient tant, mais comment lui échapper, tout est entre ses mains, c’est une pieuvre qui s’insinue partout, ses aguets sont infatigables comme des fous, ils patrouillent à l’intérieur de nos têtes, fouillent nos rêves, fustigent nos manières, hurlent à la mort. »

Yazid, notre  narrateur, «écrivain- narrateur», oserais-je dire tant Yazid me fait penser à Boualem, revient sur les lieux de son enfance, Rue Darwin à Alger ( là-même où a grandi Albert Camus), répondant à un appel à la mort de sa mère.
Une enfance entourée de femmes, et quelles femmes !!!! Qui l’eut cru, en terre d’Islam, que le petit Yazid aurait eu pour grand-mère une mère maquerelle à l’autorité et la puissance incontestables ?Les hommes se font rares, et très petits quand ils existent ; ils sont de passage, ou disparaissent assez vite. Les femmes décident, organisent.
Il ne sait pas trop d’où il vient, Yazid. Sa mère, son père…tout cela est bien flou.  Ainé d’une fratrie de cinq, il est le seul à être resté auprès d’elle. Les autres ont tenté leur chance aux quatre coins de la planète. Un seul a mal tourné, en s’en allant dans les montagnes, un peu trop obsédé par la religion. Yazid, s’est " sacrifié " ; il est resté au pays.
« Je crois bien en définitive que j’ai seulement aidé maman à porter l’immense amour qu’elle vouait à ses enfants. J’ai dû sentir, à un moment ou à un autre, que ce poids était en train de l’écraser. Alors l’ai aimé mes frères et mes sœurs d’un amour de forçat, si fort que j’en ai oublié de vivre. »
Dans un va et vient permanent entre les époques, Yazid recolle un à un les morceaux d’une vie difficile, mais heureuse malgré tout.
Si j’ai aimé la fluidité de l’écriture, sa sensibilité. Il a manqué, toutefois ce petit quelque chose, pour en faire, à mes yeux un grand livre ; en tout cas un livre qui marque. Ce n’est peut-être pas le meilleur d’un auteur qui mérite d’être lu.
« Accéder à la vérité avant l’heure ou hors du chemin qui est le sien peut être une trahison, un grand danger. »
 « La guerre est finalement une sacrée machine à écourter l’enfance. »

Rue Darwin,Boulem Sansal 
Gallimard, collection blanche (25/08/2011)
254 pages




4ème de couverture :
Après la mort de sa mère, Yazid, le narrateur, décide de retourner rue Darwin dans le quartier Belcourt à Alger, où il a vécu son adolescence. « Le temps de déterrer les morts et de les regarder en face » est venu. Son passé est dominé par la figure de Lalla Sadia, dite Djéda, sa toute-puissante grand-mère adoptive, qui a fait fortune installée dans son fief villageois, fortune dont le point de départ fut le florissant bordel jouxtant la maison familiale. Né en 1949, Yazid a été aussitôt enlevé à sa mère prostituée, elle-même expédiée à Alger. Il passe une enfance radieuse au village, dans ce phalanstère grouillant d’enfants. Mais quand il atteint ses huit ans, sa mère parvient à l’arracher à l’emprise de la grand-mère maquerelle. C’est ainsi qu’il débarque rue Darwin, dans une famille inconnue. Il fait la connaissance de sa petite sœur Souad. D’autres frères et sœurs vont arriver par la suite, qui connaîtront des destins très divers. La guerre d’indépendance arrive, et à Alger le jeune Yazid y participe comme tant d’autres gosses, notamment en portant des messages. C’est une période tourmentée et indéchiffrable, qui va conduire ses frères et sœurs à émigrer. Ils ne pourront plus rentrer en Algérie (les garçons parce qu’ils n’ont pas fait leur service militaire, les filles parce qu’elles ont fait leurs études aux frais de l’État algérien). Le roman raconte la diaspora familiale, mais aussi l’histoire bouleversante de Daoud, un enfant de la grande maison, le préféré de Djéda, dont Yazid retrouve un jour la trace à Paris. Encore une fois, Sansal nous emporte dans un récit truculent et rageur expliquant la difficulté d’avoir deux mères : c’est le cas de Yazid, mais aussi celui de tous les Algériens… Il décrit la corruption, le « grouillement de la misère », l’absence de perspectives, la tristesse générale, l’ennui… Rue Darwin est le récit d’une inguérissable douleur identitaire, génératrice d’un chaos politique et social.

Quelques mots à propos de l'auteur
Né en 1949, Boualem Sansal vit à Boumerdès, près d’Alger. Il a notamment publié aux Éditions Gallimard Le serment des barbares, prix du Premier roman et Prix Tropiques (collection blanche, 1999, Folio n° 3507), L’enfant fou de l’arbre creux (collection blanche, 2000, Folio n° 3641), Dis-moi le paradis (collection blanche, 2003), Harraga (collection blanche, 2005, Folio n° 4498), Le village de l’Allemand, Grand prix RTL-Lire, Grand prix SGDL du roman et Grand Prix de la Francophonie (collection blanche, 2008, Folio n° 4950).


30 ème ouvrage lu dans le cadre du challenge de Hérisson.

lundi 26 décembre 2011

C'est lundi que lisez -vous? (19)

Ce que j'ai lu ou achevé la semaine passée
*Le jour du Roi, Abdellah Taïa
*Un second livre destination Israël
*Freedom, Jonathan Franzen , m'est tombé des mains
*Un troisième livre destination Israël
*New-York, journal d'un cycle, Catherine Cusset
*J'ai déserté le pays de l'enfance, Sigolène Vinson

Ce que je suis en train de lire

*Rue Darwin, Boualem Sansal
*Un quatrième livre destination Israël
*New-York:histoire, promenades, anthologie&dictionnaire
Un livre qui se picore, et se consulte au grès des envies et de son temps, plus qu'il ne se lit

Ce que je lirai cette semaine

Ce qui est en cours, et dans le meilleur des cas, le terminer !!!

vendredi 23 décembre 2011

J'ai déserté le pays de l'enfance


Je sors de cette lecture dans le flou total…Qu’a voulu me dire l’auteur ? Quel est le but de ce livre ? Parce si message, il y avait, je suis passée complètement à côté.
J’ose m’avancer, en affirmant que son héroïne, n’est autre que l’auteur elle-même. Et , le moins que je puisse dire c’est qu’elle est tourmentée, torturée…cela se ressent dans son écriture : brute, saccadée, électrique, saturée de lettres en caractère majuscule ; ce qui à la longue finit par agacer méchamment.
L’héroïne est visiblement en grande délicatesse avec sa féminité…avocat, se définit-elle !!! Etrange pour une jeune femme qui ne cache rien de ses engagements politiques. J’ajoute, que son positionnement politique omniprésent m’a copieusement agacée, non pas pour ce qu’ils sont…encore que, pour une enfant gâtée, qui n’a pas du beaucoup manquer dans sa vie, ils me paraissent pour le moins incongrus, mais surtout que j’ai du mal à comprendre ce qu’ils viennent faire là.
Avocate, donc, notre héroïne n’aime pas être avocate, et, un beau matin, "pète les plombs" !!! La belle affaire, suis-je tentée de dire. Qu’elle change de métier, et cesse de "cracher dans la soupe".
Notre Héroïne s’ennuie en France, et, a la nostalgie de l’Afrique. Comme je le disais plus haut, elle a eu une enfance insouciante, loin de l’agitation, et a vécu de belles années là-bas…Et bien qu’elle y retourne…ce qu’elle fait d’ailleurs
Secouez-vous Maître !! Devenez adulte, revenez sur terre, regardez autour de vous !!! Votre situation n’est pas parmi les plus à plaindre !!!
Peut-être y fallait-il lire autre chose ? Peut-être… Peut-être suis-je passée à côté d’un élément essentiel qui m’aurait fait voir les choses autrement ?
Ce livre, heureusement, est court, et se lit facilement-et- c’est là sa seule qualité, mais ne me laissera pas un souvenir mémorable. 

J'ai déserté le pays de l'enfance, Sigolène Vinson
Plon (Août 2011)
192 pages
4ème de couverture :
Je rêve d’autre chose…
La vie d’adulte, en nous mettant un métier et un salaire entre les mains, brade nos souvenirs, remise nos idéaux, raille nos folies de jeunesse. Un jour pourtant, l’enfance se rappelle à nous, cette époque où l’on était quelqu’un, où l’on était sûr de le devenir.
Avocate à Paris, S. V. supporte de plus en plus mal les compromis, les trajets en métro, les ciels gris et sa robe noire.
Loin, à la Corne de l’Afrique, il y a Djibouti, qu’elle a déserté à la fin de l’enfance. Le pays des braves, des pêcheurs, des bergers, de la mer et du vent. Une terre d’aventuriers où séjournèrent Arthur Rimbaud, Henry de Monfreid, où l’on raconte qu’accosta Corto Maltese. Un ailleurs où elle doit revenir pour ne pas mourir bête, pour ne pas mourir singe, le pays du premier homme, des origines et des possibles.
 A propos de l'auteur :

Avocate, Sigolène Vinson s’est spécialisée dans le droit du travail dans le but « de mener une révolution ». Elle a déjà coécrit deux romans publiés aux éditions du Masque, Bistouri Blues, prix du roman d’aventure 2007 et Double Hélice, paru en avril 2011.




29 ème ouvrage de la rentrée littéraire , pour le challenge proposé par Hérisson.