samedi 31 décembre 2011

Au pays des kangourous


« Les grandes personnes sont difficiles à comprendre »
« Elles sont parfois gentilles, et parfois non. Elles sont faites de tas de petits morceaux que je n’arrive pas à relier les uns aux autres. »
Il n’a que neuf ans, mais il a déjà la réflexion d’une grande personne qui a gardé sa fraicheur d’enfant. Simon est un bambin comme les autres il aime jouer avec sa console Nintendo, a un papa, une maman, une grand-mère fantasque qui s’adresse aux esprits, ne manque de rien…enfin presque rien. S’il est proche de son papa, écrivain, sa maman en revanche est plus préoccupée par sa vie professionnelle au pays des kangourous…
« Je vois si peu maman. Avenue Paul –Doumer, elle fait à peine attention à moi. Jamais de caresse sur la tête comme papa. Elle m’embrasse toujours sur ses doigts. Quand vient l’heure du coucher, c’est ce qu’elle m’adresse. Un baiser sur ses doigts, et elle souffle dessus pour qu’il s’envole vers moi. Mais le vent est toujours mauvais avec maman, et son baiser disparait avant de m’atteindre. »
Son père l’aime et le cajole autant que sa mère est distante. Simon constate, explique, décrit, mais jamais ne juge sa mère. Au contraire, il cherche au fur et à mesure d’en savoir un peu plus sur son enfance pour comprendre cette maman qui vit loin, qui l’aime sans aucun doute, à sa façon, mais ne semble pas très démonstrative.
C’est avec Paul qu’il construit sa sensibilité.  C’est avec son père qu’il fait l’apprentissage de la maladie,  et du courage. Avec ses mots à lui il va poser des images sur les évènements.
Avec ses rêves, Simon grandit, et se rapproche de la vérité.
Simon, c’est le gamin qu’on a envie de cajoler ; c’est le gamin à qui l’on ne peut pas raconter d’histoire : il voit tout. Je me suis amusée quand il fait remarquer à Lola, non sans malice, en voyant ses deux brosses à dents, qu’on n’utilise pas deux brosses en même temps !!! La vérité sort de la bouche des enfants…
Et puis un jour, son petit monde bascule. Il est choyé et protégé par Lola, aimé par Lily…..ah cette petite Lily, la petite fée.
Voilà un ouvrage qui est à la fois émouvant, drôle, triste et optimiste, tendre, plein de bon sens. Un livre avec lequel on s’interroge : Quand doit-on dire la vérité aux enfants ? Que faire de son chagrin ? Le partager au risque de s’enfoncer, ou, le garder pour soi pour protéger l’autre ?
Un grand merci à Vincent des agents littéraires pour cette lecture douce, tendre, et profonde à la fois , et, que j’ai dégustée avec beaucoup de plaisir.

Au pays des kangourous,Gilles Paris 
Editions Don Quichotte (19/01/2012)
250 pages
4ème de couverture :
« Ce matin, j’ai trouvé papa dans le lave-vaisselle. En entrant dans la cuisine, j’ai vu le panier en plastique sur le sol, avec le reste de la vaisselle d’hier soir. J’ai ouvert le lave-vaisselle, papa était dedans. Il m’a regardé comme le chien de la voisine du dessous quand il fait pipi dans les escaliers. Il était tout replié sur lui-même. Et je ne sais pas comment il a pu rentrer dedans : il est grand mon papa. » Simon, neuf ans, vit avec son père Paul et sa mère Carole dans un vaste appartement parisien. En fait, le couple n’en est plus un depuis longtemps, la faute au métier de Carole, qui l’accapare. Paul est écrivain, il écrit pour les autres. Carole est une femme d’affaires, elle passe sa vie en Australie, loin d’un mari qu’elle n’admire plus et d’un enfant qu’elle ne sait pas aimer. Le jour où Paul est interné pour dépression, Simon voit son quotidien bouleversé. L’enfant sans mère est recueilli par Lola, grand-mère fantasque et jamais mariée, adepte des séances de spiritisme avec ses amies « les sorcières », et prête à tout pour le protéger. Mais il rencontre aussi l’évanescente Lily, enfant autiste aux yeux violets, que les couloirs trop blancs de l’hôpital font paraître irréelle et qui semble pourtant résolue à lui offrir son aide. Porté par l’amour de Lily, perdu dans un univers dont le sens lui résiste, Simon va tâcher, au travers des songes qu’il s’invente en fermant les yeux, de mettre des mots sur la maladie de son père, jusqu’à toucher du doigt une vérité que l’on croyait indicible.

A propos de l'auteur: 
Gilles Paris est un écrivain français.Il est tout d'abord fonctionnaire au ministère de la Jeunesse et des Sports au service de documentation, puis journaliste dans le domaine du cinéma et de la musique dans la presse populaire. Il est ensuite attaché de presse dans l'édition, d'abord chez Jean-Claude Lattès et Plon, puis à son compte.
Son premier roman, "Papa et Mama sont morts" (1991), est en train d'être adapté au cinéma, et le suivant "Autobiographie d'une courgette" a été traduit en plusieurs langues et s'est vendu à plus de 150 000 exemplaires. Il a fait l'objet d'une adaptation pour la télévision réalisée en 2007 par Luc Béraud et intitulée "C'est mieux la vie quand on est grand" avec Daniel Russo dans le rôle du gendarme.


Pour le challenge de Sharon : les animaux du monde
Pour le challenge Petit Bac 2012 organisé par Enna , dans la catégorie animal


Edit du 4/01/2012, un petit mot de l'auteur reçu par mail....


Bonjour
Je voulais vous remercier pour la très juste et jolie critique que vous avez consacré à Au pays des kangourous.Elle m’a beaucoup touché
 Bien à vous
 Gilles Paris

vendredi 30 décembre 2011

Les 12 d'Ys

Un petit dernier pour la route........je n'ai pas pu résister à un dernier challenge qui passait par là !!!
C'est Ys qui en est la responsable .....

Ambitieux programme de lecture 2012 : 12 catégories de 12 titres ou auteurs chacune, choisis selon mes goûts et mes envies. Pour découvrir des auteurs ou des espaces, pour continuer à en lire d’autres dont j’ai trop souvent reporté la lecture.Si vous souhaitez m’accompagnez dans ces lectures, voici le billet qui vous en dira plus sur la démarche.
Les billets des participants seront à publier les 12 ou 21 du mois (ça fait le même nombre de 1 et de 2…)
Pour les catégories et les ouvrages concernés, c'est ICI .

Pour le moment, je ne me risque pas à donner des ouvrages précis; ma pile est bien fournie, et devrait pouvoir me permettre de commencer le challenge sans trop de soucis.Pour ce qui concerne les romans graphiques/intégrales.....c'est un peu plus obscure pour moi.....mais j'ai un an pour y voir plus clair.


1.Auteurs espagnols contemporains


2.Australasie

3.Nobel de littérature

La convocation, Herta Müller
4. Pavés

 Un pays à l'aube, Denis Lehane
5.Classiques français
La promesse de l'aube, Romain Gary

6.Auteurs latino-américains

Le chanteur de tango, Tomas Eloy Martinez

7.Jeunes auteurs américains

8. Auteurs en Mc

Reflets dans un œil d'or, Carson Mc Cullers
9.Scandinaves

Les chaussures italiennes, Henning Mankell

10.Biographies

Magellan, Stefan Zweig

11.Auteurs francophones


12. Romans graphiques/intégrales 
Maus,Art Spiegelman

Challenge réussi le 21/12/2012 !!!

Bilan 2011 -Perspectives pour 2012

Bonne et heureuse année 2012 à celles et ceux qui me lisent: blogueurs et blogueuses, éditeurs qui me font l'honneur et le plaisir de me faire découvrir leurs parutions, auteurs qui m'offrent de belles heures de lecture, ainsi que Libfly, Les agents littéraires, Les nouveaux auteurs, Babélio

Cette année aura été une belle année lecture:

175 livres lus
30 coups de cœur
18 ouvrages qui me sont tombés des mains


Parmi ceux qui m'ont particulièrement parlé

1-Même le silence a une fin, Ingrid Betancourt
2-La reine Alice, Lydia Flem
3-Les saisons de la nuit, Colum Mc Cann
4-Coton Point, Pete Dexter
5-Sanctuaire, William Faulkner
6-Rien ne s'oppose à la nuit, Delphine de Vigan
7-Avant la nuit, Reinaldo Arenas
8- Seul le silence, R.J Ellory
9-L'ampleur du saccage, Katouar Harchi
10-Une odyssée cambodgienne, Haing Ngor


Les challenges réussis

Le Challenge New-York, première version avec 18 chroniques
Le challenge des Nobel , première session,à mon initiative avec 10 auteurs lus
Le challenge ABC / Babélio que j'ai terminé, ainsi que le challenge 26 livres/26 auteurs
Les agents littéraires qui me font le plaisir de me faire découvrir un tas d'éditeurs confidentiels aux ouvrages qui méritent d'être lus ont eux aussi organisé leur challenge de la rentrée: 8 nouveautés
Le défi scandinave qui ma donné beaucoup de plaisir de lecture a été bouclé
Le challenge nature writing avec 5 livres lus


De belles rencontres avec les auteurs:


Ingrid Betancourt, qui m'a fait l'honneur d'une superbe dédicace
Hélène Gestern, pour eux sur la photo
Metin Arditi,pour son superbe Turquetto
Michèle Halberstadt, avec sa petite si émouvante
Valentine Goby au contact si jovial, avec Banquise
David Vann,submergé par les lecteurs,
Lilyane Beauquel dont je tarderai pas à lire avant le silence des forêts

Une première pour moi, être juré littéraire:

Pour la Fnac d'abord, avec de belles découvertes avant tout le monde
Pour les édition Points tout au long de l'année pour choisir le meilleur policier de l'année 2011



L'avenir..........

Je commence 2012 avec 14 challenges en court......dont certains sont déjà atteints bien avant la date fatidique:
Le défi de la plume au féminin
La littérature fait son cinéma


Et d'autres qui sont commencés, ou pas encore...mais qui seront atteints, puisque j'y mets un point d'honneur.

Je serai juré pour le Prix des lecteurs du Livre de poche, catégorie littérature



mercredi 28 décembre 2011

Rue Darwin


Ce qui frappe avant tout, c’est l’écriture…Il n’y a aucun doute: cet homme-là, est un écorché vif ; et son stylo semble lui servir d’exutoire. Tous les maux de l’Algérie sont ici mis en exergue ; son histoire, son identité, sa religion…Boualem Sansal se met en danger, chaque fois qu’il écrit ; il dérange. Mais il n’a pas quitté le pays, malgré les persécutions, et le risque permanent de se faire arrêter.
« Et puis les choses sont ainsi au pays, brutales et incompréhensibles, on y vit comme on vivait dans les temps médiévaux, dans l’effroi et le grouillement de la misère, se recroqueviller dans un coin avec les siens et se regarder mourir est ce qu’il y a de plus supportable à faire. »
« Mais je l’avoue , j’étais nul en religion, l’islamique s’entend, c’est la religion au pouvoir ici, j’ai toujours eu du mal avec elle, son univers impitoyable et ses maigres consolations me rebutaient tant, mais comment lui échapper, tout est entre ses mains, c’est une pieuvre qui s’insinue partout, ses aguets sont infatigables comme des fous, ils patrouillent à l’intérieur de nos têtes, fouillent nos rêves, fustigent nos manières, hurlent à la mort. »

Yazid, notre  narrateur, «écrivain- narrateur», oserais-je dire tant Yazid me fait penser à Boualem, revient sur les lieux de son enfance, Rue Darwin à Alger ( là-même où a grandi Albert Camus), répondant à un appel à la mort de sa mère.
Une enfance entourée de femmes, et quelles femmes !!!! Qui l’eut cru, en terre d’Islam, que le petit Yazid aurait eu pour grand-mère une mère maquerelle à l’autorité et la puissance incontestables ?Les hommes se font rares, et très petits quand ils existent ; ils sont de passage, ou disparaissent assez vite. Les femmes décident, organisent.
Il ne sait pas trop d’où il vient, Yazid. Sa mère, son père…tout cela est bien flou.  Ainé d’une fratrie de cinq, il est le seul à être resté auprès d’elle. Les autres ont tenté leur chance aux quatre coins de la planète. Un seul a mal tourné, en s’en allant dans les montagnes, un peu trop obsédé par la religion. Yazid, s’est " sacrifié " ; il est resté au pays.
« Je crois bien en définitive que j’ai seulement aidé maman à porter l’immense amour qu’elle vouait à ses enfants. J’ai dû sentir, à un moment ou à un autre, que ce poids était en train de l’écraser. Alors l’ai aimé mes frères et mes sœurs d’un amour de forçat, si fort que j’en ai oublié de vivre. »
Dans un va et vient permanent entre les époques, Yazid recolle un à un les morceaux d’une vie difficile, mais heureuse malgré tout.
Si j’ai aimé la fluidité de l’écriture, sa sensibilité. Il a manqué, toutefois ce petit quelque chose, pour en faire, à mes yeux un grand livre ; en tout cas un livre qui marque. Ce n’est peut-être pas le meilleur d’un auteur qui mérite d’être lu.
« Accéder à la vérité avant l’heure ou hors du chemin qui est le sien peut être une trahison, un grand danger. »
 « La guerre est finalement une sacrée machine à écourter l’enfance. »

Rue Darwin,Boulem Sansal 
Gallimard, collection blanche (25/08/2011)
254 pages




4ème de couverture :
Après la mort de sa mère, Yazid, le narrateur, décide de retourner rue Darwin dans le quartier Belcourt à Alger, où il a vécu son adolescence. « Le temps de déterrer les morts et de les regarder en face » est venu. Son passé est dominé par la figure de Lalla Sadia, dite Djéda, sa toute-puissante grand-mère adoptive, qui a fait fortune installée dans son fief villageois, fortune dont le point de départ fut le florissant bordel jouxtant la maison familiale. Né en 1949, Yazid a été aussitôt enlevé à sa mère prostituée, elle-même expédiée à Alger. Il passe une enfance radieuse au village, dans ce phalanstère grouillant d’enfants. Mais quand il atteint ses huit ans, sa mère parvient à l’arracher à l’emprise de la grand-mère maquerelle. C’est ainsi qu’il débarque rue Darwin, dans une famille inconnue. Il fait la connaissance de sa petite sœur Souad. D’autres frères et sœurs vont arriver par la suite, qui connaîtront des destins très divers. La guerre d’indépendance arrive, et à Alger le jeune Yazid y participe comme tant d’autres gosses, notamment en portant des messages. C’est une période tourmentée et indéchiffrable, qui va conduire ses frères et sœurs à émigrer. Ils ne pourront plus rentrer en Algérie (les garçons parce qu’ils n’ont pas fait leur service militaire, les filles parce qu’elles ont fait leurs études aux frais de l’État algérien). Le roman raconte la diaspora familiale, mais aussi l’histoire bouleversante de Daoud, un enfant de la grande maison, le préféré de Djéda, dont Yazid retrouve un jour la trace à Paris. Encore une fois, Sansal nous emporte dans un récit truculent et rageur expliquant la difficulté d’avoir deux mères : c’est le cas de Yazid, mais aussi celui de tous les Algériens… Il décrit la corruption, le « grouillement de la misère », l’absence de perspectives, la tristesse générale, l’ennui… Rue Darwin est le récit d’une inguérissable douleur identitaire, génératrice d’un chaos politique et social.

Quelques mots à propos de l'auteur
Né en 1949, Boualem Sansal vit à Boumerdès, près d’Alger. Il a notamment publié aux Éditions Gallimard Le serment des barbares, prix du Premier roman et Prix Tropiques (collection blanche, 1999, Folio n° 3507), L’enfant fou de l’arbre creux (collection blanche, 2000, Folio n° 3641), Dis-moi le paradis (collection blanche, 2003), Harraga (collection blanche, 2005, Folio n° 4498), Le village de l’Allemand, Grand prix RTL-Lire, Grand prix SGDL du roman et Grand Prix de la Francophonie (collection blanche, 2008, Folio n° 4950).


30 ème ouvrage lu dans le cadre du challenge de Hérisson.

lundi 26 décembre 2011

C'est lundi que lisez -vous? (19)

Ce que j'ai lu ou achevé la semaine passée
*Le jour du Roi, Abdellah Taïa
*Un second livre destination Israël
*Freedom, Jonathan Franzen , m'est tombé des mains
*Un troisième livre destination Israël
*New-York, journal d'un cycle, Catherine Cusset
*J'ai déserté le pays de l'enfance, Sigolène Vinson

Ce que je suis en train de lire

*Rue Darwin, Boualem Sansal
*Un quatrième livre destination Israël
*New-York:histoire, promenades, anthologie&dictionnaire
Un livre qui se picore, et se consulte au grès des envies et de son temps, plus qu'il ne se lit

Ce que je lirai cette semaine

Ce qui est en cours, et dans le meilleur des cas, le terminer !!!

vendredi 23 décembre 2011

J'ai déserté le pays de l'enfance


Je sors de cette lecture dans le flou total…Qu’a voulu me dire l’auteur ? Quel est le but de ce livre ? Parce si message, il y avait, je suis passée complètement à côté.
J’ose m’avancer, en affirmant que son héroïne, n’est autre que l’auteur elle-même. Et , le moins que je puisse dire c’est qu’elle est tourmentée, torturée…cela se ressent dans son écriture : brute, saccadée, électrique, saturée de lettres en caractère majuscule ; ce qui à la longue finit par agacer méchamment.
L’héroïne est visiblement en grande délicatesse avec sa féminité…avocat, se définit-elle !!! Etrange pour une jeune femme qui ne cache rien de ses engagements politiques. J’ajoute, que son positionnement politique omniprésent m’a copieusement agacée, non pas pour ce qu’ils sont…encore que, pour une enfant gâtée, qui n’a pas du beaucoup manquer dans sa vie, ils me paraissent pour le moins incongrus, mais surtout que j’ai du mal à comprendre ce qu’ils viennent faire là.
Avocate, donc, notre héroïne n’aime pas être avocate, et, un beau matin, "pète les plombs" !!! La belle affaire, suis-je tentée de dire. Qu’elle change de métier, et cesse de "cracher dans la soupe".
Notre Héroïne s’ennuie en France, et, a la nostalgie de l’Afrique. Comme je le disais plus haut, elle a eu une enfance insouciante, loin de l’agitation, et a vécu de belles années là-bas…Et bien qu’elle y retourne…ce qu’elle fait d’ailleurs
Secouez-vous Maître !! Devenez adulte, revenez sur terre, regardez autour de vous !!! Votre situation n’est pas parmi les plus à plaindre !!!
Peut-être y fallait-il lire autre chose ? Peut-être… Peut-être suis-je passée à côté d’un élément essentiel qui m’aurait fait voir les choses autrement ?
Ce livre, heureusement, est court, et se lit facilement-et- c’est là sa seule qualité, mais ne me laissera pas un souvenir mémorable. 

J'ai déserté le pays de l'enfance, Sigolène Vinson
Plon (Août 2011)
192 pages
4ème de couverture :
Je rêve d’autre chose…
La vie d’adulte, en nous mettant un métier et un salaire entre les mains, brade nos souvenirs, remise nos idéaux, raille nos folies de jeunesse. Un jour pourtant, l’enfance se rappelle à nous, cette époque où l’on était quelqu’un, où l’on était sûr de le devenir.
Avocate à Paris, S. V. supporte de plus en plus mal les compromis, les trajets en métro, les ciels gris et sa robe noire.
Loin, à la Corne de l’Afrique, il y a Djibouti, qu’elle a déserté à la fin de l’enfance. Le pays des braves, des pêcheurs, des bergers, de la mer et du vent. Une terre d’aventuriers où séjournèrent Arthur Rimbaud, Henry de Monfreid, où l’on raconte qu’accosta Corto Maltese. Un ailleurs où elle doit revenir pour ne pas mourir bête, pour ne pas mourir singe, le pays du premier homme, des origines et des possibles.
 A propos de l'auteur :

Avocate, Sigolène Vinson s’est spécialisée dans le droit du travail dans le but « de mener une révolution ». Elle a déjà coécrit deux romans publiés aux éditions du Masque, Bistouri Blues, prix du roman d’aventure 2007 et Double Hélice, paru en avril 2011.




29 ème ouvrage de la rentrée littéraire , pour le challenge proposé par Hérisson.

jeudi 22 décembre 2011

New-York,journal d'un cycle




Elle pédale, d’est en ouest, du nord au sud. Elle aime longer les rives de l’Hudson. New-York à vélo, n’est pas forcément très sécurisant, mais cela doit être tellement génial….
Mais ne croyez pas qu’elle se contente de nous livrer ses impressions de cycliste. Certes son cycle est un personnage à lui tout seul…mais que dire de ses cycles ?
Catherine, entre deux coups de pédales, glisse subrepticement, une réflexion sur le couple, et ses désynchronisations.  Comment concilier un désir de maternité, et une peur de la paternité ? Comment, par petites touches, jugée sur son vélo, quelque part entre Midtown et Washington square, Catherine se livre à son lecteur ?
A mi-chemin entre la balade rafraichissante dans Manhattan, et un huis clos conjugal pas toujours très simple à appréhender, cet ouvrage, lu en collection de poche, est aussi un petit bijou sur papier glacé, et agrémenté de très jolies vues de NY…et d’épaves de vélos .




New-York, journal d'un cycle,Catherine Cusset 
Mercure de France (Mars 2009)/Folio n°5279 (15/09/2011)
 135/ 120pages

 
4ème de couverture :
"D'après mon mari ce n'est pas le désir d'enfant qui me rend folle mais l'absence de contrôle sur le cours des choses. Je ne supporte pas qu'un bébé ne se fasse pas comme ça, sur un simple claquement de doigts". Catherine Cusset ne nous peint pas seulement la ville de New York sous un jour nouveau, à vélo et en photos, elle nous livre aussi un récit intime et touchant sur les difficultés du couple et de l'enfantement.

Quelques mots à propos de l' auteur:
 
Catherine Cusset est née à Paris en 1963 et vit à New York. Elle a publié neuf romans : dont La blouse roumaine, À vous, Jouir, En toute innocence, Le problème avec Jane, Grand Prix des lectrices de Elle 2000, La haine de la famille, Confessions d’une radine et Amours transversales. Un brillant avenir a reçu le Goncourt des lycéens en 2008. En 2009, elle publie un récit, New York. Journal d'un cycle.







1ère escale new-yorkaise avec Emily.

mardi 20 décembre 2011

Freedom


Une interruption d’une semaine, faute de disposer de suffisamment de temps devant moi  pour me consacrer à ce livre aura eu raison de ce pavé, qui malgré 300 pages lues, ne m’enthousiasmait pas plus que cela. Il ne m’a d’ailleurs pas manqué durant cette semaine. Il est lourd au sens propre du terme, il tient mal en main, il fatigue assez vite les bras, les genoux, et surtout les yeux.
Certes, c’est bien écrit. Certes c’est bien construit. Je reconnais bien volontiers à Jonathan Franzen de décortiquer ses personnages. Mais justement, il le fait trop, au détriment de l’intrigue qui manque un peu d’allant. En reprenant l’ouvrage où je l’avais laissé, j’ai soudain ressenti une profonde lassitude en voyant ce qu’il restait à lire, surtout devant l’intérêt plus que mitigé pour cette histoire, et surtout devant l’indigestion qui pointait le bout de sa plume.
Beaucoup de lourdeur, un style pesant, qui s’étire en longueur, un scénario un peu léger, et beaucoup de broderie autour.
Je remercie Rémy Gonseau  de Price Minister pour l’envoi de Freedom dans le cadre de l’opération le match de la rentrée littéraire.

Freedom, Jonathan Franzen
Éditions de l'Olivier( Août 2011)
720 pages

4ème de couverture :
Patty Berglund est-elle la femme idéale ? Pour Walter, son mari, la réponse ne fait aucun doute : c'est oui. Épouse aimante, mère parfaite, Patty a tout bon. Mais qu'en pense-t-elle ? En renonçant à Richard, ce "bad boy" dont elle était amoureuse - et qui se trouve être le meilleur ami de Walter - Patty a peut-être commis l'erreur de sa vie. Freedom raconte l’histoire de ce trio et capture le climat émotionnel, moral et politique des États-Unis entre 1970 et 2010 avec une incroyable virtuosité.
Anatomie d’un mariage et d'une famille - les Berglund -, ce livre analyse les illusions, les déceptions et les compromis d'unê génération de baby-boomers qui avaient rêvé un jour de changer le monde. Mais c’est aussi un acte d’accusation implacable à l'égard d'une nation qui a cessé depuis longtemps d'incarner ses propres valeurs. Qu'avons-nous fait de notre liberté ? s demandent les personnages de Jonathan Franzen. Et quel monde laisserons-nous à nos enfants, qui nous ressemblent si peu ? Pendant ce temps, les États-Unis livrent en Afghanistan et en Irak leurs propres guerres napoléoniennes, tentant d’imposer cette même liberté par la force.

A propos de l'auteur 

Jonathan Franzen, né à Western Springs (Illinois) en 1959, a passé son enfance dans une banlieue de Saint Louis (Missouri). Distingué par le New Yorker comme l'un des « vingt écrivains pour le XXIe siècle ». Il a obtenu le National Book Award avec Les Corrections (L'Olivier, 2002).




28 ème ouvrage de la rentrée littéraire dans le cadre du Challenge organisé par Hérisson.  












13 ème billet pour le Minnesota, dans le cadre du challenge de Sofynet.  

Le jour du Roi


Tout d’abord un grand merci à libfly qui dans le cadre de l’opération un(e) mordu(e), une critique en collaboration des éditions Points, pour la découverte de ce livre et de son auteur.
Un roman qui navigue entre la réalité et le rêve. Il débute sur un rêve récurent : celui d’Omar, notre narrateur, et de son obsession du Roi Hassan II.
Ce qui frappe c’est l’écriture : sèche, saccadée, minimaliste. Son allure, est comme pulsée, rythmique, inéluctable. On la sent de plus en plus comme telle, jusqu’à un dénouement que l’on soupçonne assez vite peu favorable.
Ils sont amis, et même plus…une intimité qu’il ne fait pas bon révéler dans la société marocaine. Tout y est subtilement révélé d’ailleurs…
Khalid, et Omar….amis, et si dissemblables.
Omar et la dérive d’un adolescent épris de peurs et de vengeance. Omar qui se sent trahis et n’en remettra pas. Omar que l’on peine de plus en plus à comprendre. Omar l’abandonné ; Omar l’orphelin, le délaissé…

« J’étais jaloux. Oui, jaloux. Je me sentais trahi. Meurtri. Nié. Tué de mille coups de couteau. Khaled ne m’avait pas dit l’essentiel : il allait lui, pour de vrai, baiser les mains du roi Hassan II. Pas moi. »

Notez la frugalité du style ; les phrases d’un mot.
Je retrouve dans cette histoire, un peu particulière, il est vrai, toutes les contradictions d’une société dont les us et coutumes s’accommodent assez mal avec la transparence. Il est des choses que l’on fait, mais qu’il n’est pas encore de bon ton de dire. Les exigences religieuses "font mauvais ménage" avec l’expression et l’assouvissement-légitime- de ses propres envies. Je prends pour exemple la consommation d’alcool pour laquelle Omar reçoit "l’autorisation" de son père qui lui tient un langage de sincérité.
« Le péché, c’est…c’est…c’est ne pas aimer la vie…C’est fuir la vie… C’est fuir, abandonner une famille…Fuir… »
Allusion à peine voilée à ce qui mine Omar et son père.
Le roman se termine comme il a commencé, dans le rêve…et je dirais même dans la confusion, sur une scène mi- réelle, mi- onirique, que j’ai, à vrai dire un peu de mal à interpréter.
Le jour du Roi est donc un ouvrage un peu spécial, sans doute dans la logique de ce qui fait la personnalité de l’auteur, mais un ouvrage à découvrir.

Abadallah Taïa,Le jour du Roi
Seuil (Août 2010)/Points (Août 2011) ; Prix de Flore  2010
 209/190 pages

 
4ème de couverture :
A la vie, à la mort. Khalid et Omar, deux enfants de Salé, sont les deux moitiés d’un même fruit. Pourtant, tout les oppose. Khalid le riche, Omar le pauvre. Lorsqu’on a l’âge de courir dans les dunes jusqu’à en perdre la tête, l’argent et les différences sociales n’existent pas. Cette fragile insouciance ne résistera pas à la visite du Roi Hassan II.

Quelques mots à propos de l' auteur

Abdellah Taïa, né à Salé (Maroc) en 1973,a publié deux romans au Seuil qui sont traduits ou en cours de traduction en Espagne, Hollande, Italie et surtout aux États-Unis. Il a également dirigé la publication de Lettres à un jeune Marocain ( Seuil, 2009 ). Par ces livres et par ses prises de position publiques, à visage découvert pour défendre l’homosexualité et la liberté des personnes dans son pays, il est devenu une sorte d’icône au Maroc et dans les pays musulmans, violemment attaqué par les islamistes et encensé par les jeunes et les modernistes.



Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur


Dans une petite ville d'Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d'office pour défendre un Noir accusé d'avoir violé une Blanche. Ce bref résumé peut expliquer pourquoi ce livre, publié en 1960 - au cœur de la lutte pour les droits civiques -, connut un tel succès. Il ne suffit pas en revanche à comprendre comment ce roman est devenu un livre culte aux Etats-Unis et dans bien d'autres pays. C'est que, tout en situant son sujet en Alabama à une époque bien précise - les années 1930 -, Harper Lee a écrit un roman universel sur l'enfance confrontée aux préjugés, au mensonge, à la bigoterie et au mal. Racontée par Scout avec beaucoup de drôlerie, cette histoire tient du conte, de la court story américaine et du roman initiatique. Couronné par le Prix Pulitzer en 1961, Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur s'est vendu à plus de 30 millions d'exemplaires dans le monde entier.
C’est une seconde tentative de lecture……j’avais renoncé, me semble-t-il au bout d’une cinquantaine de pages…..pas séduite du tout par le livre.

La relecture m’a amenée page 90……..c’est mou, c’est terne, c’est gnan-gnan….

Cela manque d’énergie, c’est d’une lenteur insupportable……

Cela glisse sur moi comme l’eau sur la toile cirée, je vois cela de loin, ne me sens pas concernée….. Il aurait fallu trouver d’autres mots et une autre manière pour me percuter…….Ici je m’ennuie !!!

Bref, je n’aime pas.

Un livre culte ? Ah bon !!!!!
Ce livre est maintes fois référencé dans la couleur des sentiments....et bien j'ai  nettement préféré l'approche du second, son rythme, et sa manière d’accrocher la lectrice que je suis.
 
Harper Lee-Editions de Fallois (2005)/ Le livre de poche (2006)-345/447


Harper Lee est née en 1926 à Monroeville, Alabama. Elle entreprit des études de droit qu'elle abandonna pour écrire. Couronné par le prix Pulitzer en 1961, adapté au cinéma l'année suivante ce roman fait partie des plus grands best-sellers du XXe siècle. En dépit de son succès, Harper Lee n'a plus jamais rien publié et a choisi de vivre dans un quasi-anonymat entre New York et Monroeville.

D'autres avis chez:

Aurélie-Malo- Aaliz -Yukarie- Félina- Julien le naufragé -Meldc- Pomm- Cajou-Nanapomme- Rose -

Je suis bien isolée avec mon avis discordant.....mais c'est le mien....et je le défends de toutes mes forces !!!



lundi 19 décembre 2011

Un été à Cold Spring


Après un échec cuisant d’un premier mariage, Evan Shepard voit en la jeune Rachel Drake, le joyau fragile d’une famille névrosée, la chance d’un nouveau départ. Mais au cours de cet été 42 à Cold Spring, la vie, la guerre et le poids des liens familiaux l’aideront à mesurer l’ampleur des désillusions à venir…
Paru en 1986, cet ouvrage est traduit et publié pour la première fois en France en 2011.Richard Yates s’attarde davantage sur ses personnages que sur l’action en elle-même qui peut paraître superficielle.

Nous sommes en 1942, L’Amérique vient de rentrer en guerre, Evan, jeune homme se retrouve mari et père trop tôt…et on ne veut pas de lui à l’armée.

Il s’agit d’un roman  le sentiment de désarroi domine. Les personnages sont désabusés. Appartenant à la middle class, pas assez pour être visibles, ni trop pour être remarquables, ils sont disséqués au scalpel.

L’été 42, ils le passeront tous ensemble, bien malgré eux. Aucun n’ose étaler au grand jour ses frustrations, et ses désirs. Entre les destins contrariés, les ambitions manquantes, regain de flamme amoureuse, des femmes pas encore émancipées qui se réfugient dans des paradis plus qu’incertains, le lecteur navigue évolue au milieu de personnages un peu falots qui n’ont pas d’autre horizon que cette maison humide, avec une mère pas très propre sur elle. Seul le fils Donovan semble échapper à sa condition ; même humilié par plus riche que lui, il aura la volonté de fuir un milieu qui l’étouffe.

Malgré la désillusion permanente de cette histoire, la lecture de ce livre n’en est pas moins agréable. Le style est direct, sans trop de décorum, et se laisse lire facilement.

Richard Yates- Robert Laffont (6/10/2011)-205 pages
Né en 1926 dans l'État de New York et après une enfance instable dominée par le divorce de ses parents, Richard Yates rejoint l'armée : il est envoyé en France, puis en Allemagne juste après la Seconde Guerre mondiale. De retour à New York au début des années 1950, il devient journaliste puis nègre - il écrit pendant un temps les discours du sénateur Robert Kennedy -, et travaille ensuite dans la publicité. En 1961, paraît aux États-Unis La Fenêtre panoramique, formidable succès critique. Après la publication de ce premier roman, finaliste du National Book Award, il enseigne à l'université de Colombia à Manhattan puis à celle de Boston. Il est soutenu par de nombreux écrivains dont Kurt Vonnegut, Dorothy Parker, William Styron ou Tennessee Williams et il exerce une forte influence sur Andre Dubus, Raymond Carver et Richard Ford. Il meurt en 1992.






27 ème ouvrage lu dans le cadre du challenge organisé par Hérisson.

C'est lundi que lisez -vous? (18)

Semaine de lecture exécrable: fatigue, activités professionnelles prenantes dévoreuses de temps d'énergie, et de concentration, et ouvrages d'un piètre intérêt font que j'ai peu lu, et peu apprécié ce que j'avais entre les mains.
Ce que j'ai lu ou achevé la semaine passée
*Dernier homicide connu, Olivier Kourilsky
*Nocturnes, Kasuo Ishiguro, m'est tombé des mains
*Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, Harper Lee (LC du 20/12/2011) qui m'est aussi tombé des mains
*Un été à Cold Spring, Richard Yates
Ce que je suis en train de lire

*Freedom, Jonathan Franzen 
*Un livre destination Israël ( en pause)
* Le jour du Roi, Abdellah Taïa
Ce que je lirai cette semaine

Ce qui est en cours, et dans le meilleur des cas, le terminer !!!
M’intéresser d'un peu plus près à:

*Un livre Monde

samedi 17 décembre 2011

Dernier homicide connu


Un producteur de films X et un proxénète sont sauvagement assassinés coup sur coup. Les prélèvements d’ADN accablent un prêtre de Saint-Séverin.  Mais pourquoi l'homme d'Église mènerait-il une telle croisade contre le vice ? Et qui est la mystérieuse inconnue qui envoie des messages aux victimes le jour de leur mort ? Claude, la jeune chef de groupe de la Crime, doit résoudre l'enquête si elle veut gagner le respect de toute l'équipe.
Dans ce nouvel épisode de sa saga policière, le  Docteur K, Prix Littré 2010, nous entraîne dans le dédale des stations fantômes du métro parisien.
Deux petites choses avant tout :

Méfiez-vous des sites de rencontres, et méfiez-vous des femmes…elles cachent, parfois bien leur jeu !!!

Je ne connaissais pas les ouvrages d’Olivier Kourilsky, j’en avais entendu parler, mais sans passer à l’acte. Je remercie l’auteur de m’en avoir donné la possibilité.

J’ai apprécié la facilité de lecture, la fluidité du style, le rythme enlevé, et l’absence de temps mort. Cela permet, de lire malgré la fatigue, les interruptions extérieures inopinées, et permet à l’esprit  durant ce temps de se libérer.

J’ai apprécié l’effort de documentation, et de recherche de l’auteur, notamment en ce qui concerne le réseau du métropolitain parisien, et de ses endroits cachés.

J’ai apprécié aussi l’ancrage de cette histoire dans notre vie de tous les jours : la place d’internet, des rencontres virtuelles et de ses périls, des crimes sexuels qui font tant parler de nos jours.

Je regrette, en revanche le côté un peu convenu de l’histoire, ces évènements que l’on voit arriver "gros comme une maison", et que j’ai trouvés comme faisant  un peu  trop clichés. J’aurais apprécié quelques pages supplémentaires pour mieux approfondir les personnages ; histoire de leur donner un peu plus de consistance de personnalité, plus de "jus" ; quitte à les rendre encore moins attachant, pour les méchants, et de ce fait rendre les gentils encore plus attendrissants.

Cela en fait une lecture agréable par temps agité, mais qui par temps calme pourrait laisser sur sa faim, pour peu que l’on ait l’habitude de lire du "polar qui décoiffe".

Olivier Kourilsky-Editions Glyphe (Janvier2012)- 216

 
Olivier Kourilsky (né en 1945)  est médecin, ancien chef du service de néphrologie-dialyse du Centre hospitalier Sud Francilien (Évry). Professeur associé au Collège de médecine des Hôpitaux de Paris, il a participé à plusieurs émissions télévisées : le Magazine de la santé, C dans l’air…

Olivier Kourilsky a été promu au grade de Chevalier de la Légion d’honneur le 14 juillet 2005. Il a été récompensé du Prix Littré en 2010.


mardi 13 décembre 2011

Challenge Petit Bac 2012

Nouvelle année , nouveau challenge !!!!
Enna , lance la seconde édition du challenge Petit Bac 2012.

Le principe du challenge est le même que l'année dernière... (normal, il est basé sur les règles du jeu du même nom)  choisir des romans ayant dans leurs titres un mot correspondant aux différentes rubriques du "Petit BAC"
La nouveauté de cette année, c'est qu'il y aura 10 catégories... Plus un bonus...

 Le but du jeu est donc de lire 10 (ou 11) livres et donc de compléter au moins une ligne entre le 1er janvier 2012 et le 1er janvier 2013.

Les catégories obligatoires : 

Prénom (fille ou garçon ou surnom)
Lieu géographique (ville, pays, continent, ou lieu géographique naturel)
Métier (ou fonction)
Animal (réel ou imaginaire)
Végétal (plante, fleur, fruit, légume, arbre ou associés jardin, forêt...)
Objet
Sport / Loisir
Personne connue (réelle ou imaginaire... mais pas le titre d'une bio ou autobio)
 Partie du corps (humain)
Couleur 

Le bonus (facultatif):                                      Gros mot 


Mon challenge:

1.Prénom: La pension Marguerite ;
3.Métier/fonction:Terroriste; Le photographe ;
5.Végétal : La pension Marguerite ;
11.Gros mot: Je vais passer pour un vieux con 


Challenge terminé


lundi 12 décembre 2011

Nocturnes


Des piazzas italiennes aux collines de Malvern, d’un appartement londonien à l’étage feutré d’un hôtel de Hollywood, voici des musiciens de rue, des stars déchues, tous en quête d’un nouveau mouvement à jouer. Si la musique demande des sacrifices, un saxophoniste doit-il accepter la chirurgie esthétique pour réussir? Faut-il qu’un crooner change d’existence pour retrouver le succès?
Kazuo Ishiguro alterne humour et mélancolie pour nous conter le destin de passionnés. Les thèmes évoqués sont éternels : l’amour, la musique, le combat de chacun pour conserver intact le charme de la vie quand les espoirs s’émoussent.
Un nocturne, stricto senso, est une " musique pour la nuit ", est une forme musicale classique, reposant sur un mouvement lent, une expression pathétique, divers ornements mélodiques et une partie centrale accélérée. C'est l'une des expressions du romantisme musical.

Aimant celles de Chopin, je pensais, naïvement, pouvoir grâce à un thème qui m’est familier, pouvoir enfin comprendre ce genre littéraire qu’est la nouvelle. Nocturnes, est le cinquième recueil de nouvelles qui me passe dans les mains…et qui ,comme ses petits camarades, m’en tombent de manière précipitée.

En réalité, ce genre littéraire, ne correspond pas à mon mode de lecture, ni au temps qu’il me faut pour apprivoiser une histoire, et un ouvrage. Les histoires sont trop courtes et trop nombreuses. Je n’ai pas le temps nécessaire pour m’installer dans un scénario, ni pour me familiariser avec les personnages, que l’histoire est terminée…. Et que dès la page suivante, l’auteur "passe du coq à l’âne" si je peux me permettre l’expression. Au cours de ma lecture je n’ai jamais l’impression d’être immergée, je ne sais jamais où je suis et avec qui je suis ; d’autant que le fil qui relie les nouvelles est souvent fragile, assez imprécis.

Voilà, en gros pourquoi, ce mode d’écriture ne me convient pas ; même avec une lecture fractionnée- ce qui est pire encore puisque j’oublie la teneur de ce qui précède…..

Il y a quelques temps j’étais parvenue, au fil des pages, à apprivoiser l’univers de Kasuo Ishiguro dans Les vestiges du jour. C’est la raison pour laquelle j’ai souhaité lire ce livre dont la musique était le centre d’intérêt, et qui pouvait, par ce biais, me faire aborder avantageusement les nouvelles .Il s’agit d’un rendez-vous raté. 

Je remercie néanmoins Livraddict et les éditions Folio pour ce partenariat, même si je ne l’ai pas apprécié à juste valeur.
Kasuo Ishiguro-Editions des deux terres(Mars 2010)/Folio (Octobre 2011)- 247/290 pages.