jeudi 29 mars 2012

Le journal de la veuve



« John parti, la vie est désormais une interminable succession d’options, dont aucune ne doit être soumise au comité domestique avant entérinement. Ce sentiment soudain de liberté peut se révéler, cela va sans presque dire, tout à fait déconcertant. »
La lecture de cet ouvrage, peut se révéler, au premier abord, déconcertante. Il n’y a pas d’action, ou très peu. J’ai plus eu l’impression de voir sous mes yeux se dessiner, par petites touches, un tableau champêtre comme légèrement flouté.
L’état d’esprit de cette veuve, que je vois plus dans le désappointement, la déstabilisation, que la peine véritable, et le chagrin, se retrouve parfaitement dans la construction de ce roman fait d’un mélange parfois assez confus entre les impressions d’hier, et celles du moment .De petits chapitres, qui pour certains sont très courts, allègent avantageusement le côté déconcertant, et compense une certaine atonie de l’atmosphère.
Cette veuve, sans enfant, apparemment sans attaches familiales, et assez peu entourée d’amis, s’en va quelques temps pour fuir une solitude que je lui imagine assez lourde à supporter, mais pour laquelle elle ne formule aucune plainte. Tout est dans l’évocation. Petit à petit, ce qu’a été sa vie conjugale se dévoile. Peu à peu, le lecteur s’immisce dans les méandres de son intimité, et de ses petits secrets. L’auteur réussit à décrire la difficulté de la vie de la vie à deux, l’évolution du couple au fil du temps.
« Et le fait que notre relation avait changé, et peut-être même échoué sur bien des plans, était mis de côté. Chacun aimait à savoir que l’autre était là. »
Cette femme semble résignée à son nouveau statut. Même si l’alcool est pour elle un compagnon que j'espère pour elle transitoire (elle en est d’ailleurs consciente), elle parait malgré tout encline à s’adapter à la solitude. C’est à mon sens tout le but de ce séjour : rompre avec le quotidien, retrouver le passé ( ?), ou du moins une idée de ce qu’elle a du passé.
« Je vois bien ce que je faisais, en fait. Je voulais juste m’approcher un peu plus de la chaleur et de la lumière d’un  vrai foyer-d ‘un endroit où règne l’amour véritable. Pareille à un chien perdu qui essaie d’échapper pour un temps à la nuit. »
Une femme complexe jusqu’à la dernière phrase de ce livre…une femme qui finalement se laisse apprivoiser peu à peu.
Je note que l'auteur, un homme, s'est glissé parfaitement dans le peau d'une femme, pour en dresser un portrait subtile, sensible, et tout en nuance.
Je remercie chaleureusement les éditions Christian Bourgois pour l’envoi de ce livre et la confiance qu’ils m’ont témoignée.

Le journal de la veuve, Mick Jackson
 Christian Bourgois (09/02/2012)
272 pages 

4ème de couverture :
Une femme, veuve depuis peu, s'enfuit de sa demeure londonienne pour s'installer dans le Norfolk. Loin des quelques proches dont elle ne supportait plus la fausse complaisance, elle trouve refuge dans une petite maison de pêcheurs, et réapprend à vivre seule.
Son quotidien se partage entre la rédaction d'un journal auquel elle confie ses réflexions, les excursions qu'elle entreprend sur la côte et les moments passés au pub, sous le regard étonné et réprobateur des habitants du village. À mesure qu'elle reprend le contrôle de sa vie, elle se penche sur son mariage : idyllique en apparence, il se révèle en réalité porteur de lourds secrets.
Mick Jackson campe avec finesse et causticité ce personnage féminin complexe, résigné et rebelle, sombre et drôle.
 
A propos de l'auteur 
Mick Jackson est né en 1960 à Great Harwood dans le Lancashire. Il a suivi des études de littérature à l'école Queen Elizabeth de Blackburn. Il a travaillé dans des petits théâtres locaux avant d'étudier les arts vivants au Dartington College of Arts. Il a joué dans le groupe de rock The Screaming Abdabs. Puis, en 1990, il a suivi un cours de creative writing à la University of East Anglia et a commencé l'écriture de The Underground Man, publié en 1997, qui a figuré sur la dernière sélection du Booker Prize et a été récompensé par le prix Whitbread du meilleur premier roman. Il est également l'auteur de Cinq garçons et d'un recueil de nouvelles paru en 2006. Sous le pseudonyme de Kirkham Jackson, il a par ailleurs écrit un scenario pour le téléfilm Roman Road. Il vit actuellement à Brighton.


L'avis de Jostein car nous l'avons lu ensemble.


Escale anglaise  pour le challenge Voisins-voisines proposé par Anne


 Pour le challenge le nez dans les livres de George, pour le mot journal.....

lundi 26 mars 2012

C'est lundi , que lisez-vous? (32)

Ce que j'ai lu ou achevé la semaine passée

*Ce parfait ciel bleu, Xavier de Moulins
* Un livre "jour" (avis le 15 avril)

Ce que je suis en train de lire

*New-York:histoire, promenades, anthologie&dictionnaire
Un livre qui se picore, et se consulte au grès des envies et de son temps, plus qu'il ne se lit
*Le silence du bourreau, François Bizot
*Désolation, David Vann
*Le journal de la veuve,Mick Jackson

vendredi 23 mars 2012

Le cercle des poètes disparus


Qui n’a pas un jour rêvé d’avoir au moins une fois dans sa vie ce prof un peu fou, bourré d’audace et d’originalité qui vous marquera toute sa vie durant ? C’est une chance dont on ne mesure jamais au moment présent la valeur…jamais !
Keating fait partie de ces phénomènes, qui ont un talent fou, mais qui ne sont pas taillés pour se fondre dans le moule dans lequel ils sont sensés rentrés.
Dans un austère collège de la nouvelle Angleterre, de jeunes fils à papa, viennent  là afin d’intégrer la fine fleur des universités. Les profs y sont vieux, conformistes, plein de principes…. Keating, pourtant un ancien élève du collège, arrive avec toute sa fougue, et son originalité. Il n’a aucune intention de "fabriquer " de parfaits stéréotypes, mais au contraire des êtres  capables de penser par eux-mêmes, capables de rêver pour être des hommes libres.
« L’homme n’est jamais aussi libre que lorsqu’il rêve. »
 Enseignant la littérature, c’est par le biais de la poésie qu’il va entrainer ses élèves sur des chemins de traverses. La poésie….je sais, je ne suis pas une grande fan…mais à lire ceci, je ne peux qu’être d’accord :
« Et ne restreignez pas la poésie au seul langage. La poésie est présente dans la musique, dans la photographie, voir dans l’art culinaire-partout où il s’agit de percer l’opacité des choses pour en faire jaillir l’essence à vos yeux. Partout où  ce qui est en jeu, ‘est la révélation du monde. La poésie peut se cacher dans les objets ou dans les actions les plus quotidiens mais elle ne doit jamais, jamais, être ordinaire. »
Seulement les choses seraient trop simples s’il n’y avait pas ces vieilles badernes de profs selon l’ancien modèle, mais surtout l’univers familial parfois encore plus conformiste que celui du collège.
Gageons que le passage de Keating, fut-il aussi bref, aura changé la vie de ces collégiens, et leur aura donné les clés d’un autre monde, celui de la liberté.
A bien y réfléchir, j’ai eu aussi un Keating dans ma vie de lycéenne ; lui aussi n’était pas à son aise dans ce monde éducatif si cloisonné et formaté que j’ai connu. Le temps d’une année scolaire, il ne m’aura pas appris à devenir poète, mais à savoir lire entre les lignes, et surtout à ne pas gober bêtement ce que le premier son de cloche pouvait me susurrer. Il avait créé un club de presse, il enseignait l’histoire, assez mal du reste ; mais ce qu’il nous a appris, personne d’autre ne l’a fait aussi bien !

Le cercle des poètes disparus, N.H Kleinbaum
 Michel Lafon (1990)/ Le livre de poche (1991)
170/192pages
4ème de couverture :
Il fut leur inspiration. Il a transformé leur vie à jamais. A Welton, un austère collège du Vermont, dans les années 60, la vie studieuse des pensionnaires est bouleversée par l'arrivée d'un nouveau professeur de lettres, M. Keating. Ce pédagogue peu orthodoxe va leur communiquer sa passion de la poésie, de la liberté, de l'anticonformisme, secouant la poussière des autorités parentales, académiques et sociales. Même si le drame - le suicide d'un adolescent - déchire finalement cette expérience unique, même si Keating doit quitter le collège, il restera pour tous celui qui leur a fait découvrir le sens de la vie.Le roman du film-événement de Peter Weir, Oscar 1990 du meilleur scénario, qui a bouleversé des centaines de milliers de spectateurs.
A propos de l'auteur
Nancy Horowitz Kleinbaum, née le 30/08/1948 , a étudié à l'université de Northwestern d'Evanston aux États-Unis de 1966 à 1970.
Elle a écrit de nombreux livres à partir de films ( "Daryl" 1985, "Le cercle des poètes disparus" 1990, "The magnificent seven : the authorized story of american gold" 1996...).
Nancy H. Kleinbaum vit à New York avec son mari et ses trois enfants et est journaliste auprès du magazine "Lifestyles" pour lequel elle réalise diverses interviews.

D'autres avis chez:  Aniouchka ; Caya ; Hanaelle ; Lizi ; Nekotenshi ; Simi;

Pour l'état de le Vermont, dans le cadre du challenge 50 états/50 billets organisé par Sofynet  20/51 



mardi 20 mars 2012

Ce parfait ciel bleu


« La vieillesse, ça ne sert à rien, sauf peut-être à apprendre aux enfants à profiter de la vie avant la liste d’attente pour la Résidence des Lilas. A apprendre qu’il faut vivre sans se retourner. Commencer à oublier avant d’être lâché par sa mémoire. L’entretenir en refusant de se souvenir d’hier pour mieux embrasser demain. »
Combien de fois, me suis-je posé, et je me pose la question en côtoyant la vieillesse, celle qui ne se passe pas forcément bien, celle qui fait peur ? C’est une réponse parmi d’autres, mais celle-ci me parle particulièrement….
« La vieillesse, est un trompe l’œil »
Que savons nos de nos vieux ? Les imagine-t-on avoir eu, une vie, des amours, des rêves, des désirs, des passions, des tourments ?
Une 4ème de couverture assez mystérieuse, et la dernière phrase comme un appel que je ne saurais expliquer : il doit y avoir quelque chose dans ce livre là…..
Un grand merci à Babélio et aux éditions Au diable vauvert pour cette lecture délicieuse et tendre.
Nous avons Antoine, quadra divorcé, et remis en ménage, père, beau-père…mais surtout complètement largué, pas du tout remis de son ex, qu’il espionne, et pas vraiment avec sa nouvelle compagne. Antoine, a bien du mal à donner une direction à sa vie, et fermer des portes, pour en ouvrir d’autres.
« Mouna a peur de mourir, moi, j’ai peur de vivre »
Et puis, nous avons Mouna, 88 ans, qui après le suicide de son mari, décide de" se placer". Mouna n’est pas comme les autres : elle entend bien, se souvient de tout, voit tout, comprend tout, est lucide. Mouna, c’est la vieille dame digne, qui sait se tenir. Mouna, c’est la grand-mère que tout le monde a envie d’avoir.
« Mouna, se déplace en mode tortue, Mouna est une sorte de reptile sans carapace mais avec l’essentiel : un cerveau clean doté de toutes ses principales fonctions. Dans sa caboche c’est Usain Bolt. »
Il y a dans ce roman, des passages d’anthologie pour décrire la vieillesse, et, la vie en maison de retraite. Pour qui n’en a pas l’habitude, ne connais pas le milieu, les réparties peuvent paraître caustiques, provocantes. Elles sont le reflet d’une observation très fine, avec un brin d’impertinence, et un regard lucide sur ce qui nous attend tous, et toutes.
Et puis, un jour, Mouna demande à Antoine de l’emmener voir la mer….
Imaginez Antoine et Mouna filant à tombeau ouvert au volant d’une berline allemande.
Imaginez, Mouna, porte -cigarettes en ivoire à la main, faisant claquer les euros au casino…
Ces quelques heures volées, cette parenthèse enchanteresse passée au bord de la mer dans un hôtel qu’il n’a pas choisi par hasard, seront pour Antoine comme un rite de passage, et pour Mouna, le temps de la transmission, du partage, des secrets que l’on se dit, et de tous ce que l’on ne se dit pas, mais qui infuse de l’un à l’autre, et de l’autre à l’un…Il y a dans ces deux- là, un mélange d’amour et de tendresse qui touche, interpelle au-delà de ces deux personnages, qui me donne soudain un regard plus doux envers la vieillesse qui souvent me fait si peur.
Osez franchir les portes de la Résidence des Lilas, et aller à la rencontre de Mouna….

Ce parfait ciel bleu, Xavier de Moulins
Éditions Au diable vauvert (01/03/2012)
203 pages
 
4ème de couverture :
« Mouna m’a piqué une cigarette et fume la fenêtre ouverte. Elle me fait signe de la suivre sur le balcon. Elle a l’air d’une reine dans sa robe de chambre un peu grande. C’est une soirée douce de printemps. Elle me demande sans me regarder :
— J’aimerais que tu m’emmènes voir la mer. Ça sera peut-être pour moi la dernière fois. »
A propos de l'auteur 
Xavier De Moulins est journaliste sur M6. Après Un coup à prendre, Ce parfait ciel bleu est son second roman.


Pour  une une couleur dans le challenge Petit bac 2012 proposé par Enna.



lundi 19 mars 2012

C'est lundi, que lisez-vous? (31)

Ce que j'ai lu ou achevé la semaine passée

*Apprendre à finir, Laurent Mauvignier
* La grève des électeurs, Octave Mirbeau
*Essai sur l'art de ramper à l'usage des courtisans, Paul-Henri d'Holbach 
*A la petite semaine, Gene Kerrigan

*J'ai abandonné définitivement: Le cercle des incorrigibles optimistes, Jean-Michel Guenassia

Ce que je suis en train de lire

*New-York:histoire, promenades, anthologie&dictionnaire
Un livre qui se picore, et se consulte au grès des envies et de son temps, plus qu'il ne se lit
*Le silence du bourreau, François Bizot
*Désolation, David Vann
*Livre Jour


Ce que je lirai ensuite

 On verra............

mercredi 14 mars 2012

A la petite semaine


C’est une Irlande encore auréolée de son boom économique qui nous est montrée ici : ses jeunes cadres dynamiques qui ont réussi, et les autres : des ratés à qui la vie n’a pas toujours souri, mais qui n’ont rien fait pour sortir du ruisseau ! Alors pour eux tous les moyens sont bons pour s’en mettre plein les poches. Trop pressés pour planifier leur affaire, trop bêtes pour penser à tout, trop pourris pour se fixer des limites, rien ne se passera comme ils l’avaient espéré. Nous irons donc au travers d’un pays qui semble avoir « grandi » trop vite, tant les contrastes semblent flagrants, tant la corruption, et les petits arrangements qui gangrènent nos compères, se retrouvent aussi au sein même de la société irlandaise.
Si l’action se met doucement en place, si l’auteur prend le temps d’installer ses personnages, tout prendra de la vitesse par la suite, et ne vous donnera pas d’autre choix que de continuer la route.
L’auteur prend le parti d’un roman linéaire, mais…la surprise est de taille, quand à l’issue, la boucle se referme…Dans un vocabulaire souvent argotique, l’auteur se met parfaitement au niveau de ces « branquignoles », malfrats du dimanche, qui acculés devant l’incertitude de leur forfait ne renoncent à rien.
Cet auteur dont c’est le premier roman policier est assez prometteur pour se m’amener à y  revenir.

A la petite semaine, Gene Kerrigan
 Editions du masque (03/10/2007)/Folio policier (13/10/2011)
382/448 pages
 4ème de couverture :
En Irlande, l’argent coule à flots et la prospérité économique attise les convoitises. Après le braquage raté d’un pub, Frankie Crowe décide de monter en puissance et de kidnapper un riche banquier. Avec son pote Martin Paxton, il rassemble une équipe de petits malfrats et prépare l’enlèvement de Justin Kennedy. Mais le jour venu, rien ne déroule comme prévu, d’autant que Kennedy n’est pas banquier mais avocat d’affaires dans une banque… Tant pis, Crowe et ses compères enlèvent sa femme Angela et réclament une rançon d’un million d’euros. Commence alors pour la jeune femme terrorisée un long calvaire, brinqueballée de planque en planque. Mais les associés de Crowe, qui n’ont ni sa motivation ni son envergure, multiplient les bourdes. Très vite, la police se lance leurs trousses.
 
A propos de l'auteur 
Deux fois élu Journaliste de l'année (en 1985 et 1990), Gene Kerrigan, irlandais,est l'auteur d'essais politiques dont How to succeed in Irish politics, et il écrit pour le Sunday Independent.
Un temps critique de cinéma, il a écrit — seul ou en collaboration — sept livres de non-fiction sur les scandales financiers, la politique et la criminalité en Irlande, avant de se décider à aborder le roman.
A la petite semaine, son premier polar, a été salué par des auteurs tels que Roddy Doyle, Joe O’Connor et Kate Atkinson. Le chœur des paumés a eu les honneurs du New Yorker. Il écrira ensuite le chœur des paumés (octobre 2008) et, l’impasse (octobre 2011)


4 ème lecture dans le cadre du challenge organisé par Val.

 Escale irlandaise pour le challenge Voisins-voisines proposé par Anne
Pour le défi du premier roman d'Anne

mardi 13 mars 2012

Essai sur l'art de ramper à l'usage des courtisans


Ces quelques pages sont extraites des Facéties philosophiques, elles même extraites de la correspondance de l’auteur parue en 1790… Cela ne date donc pas d’hier ; et portant, ce texte, écrit dans un style truculent, est d’une incroyable modernité.
Rien ne change, les courtisans d’hier, ont produit les courtisans d’aujourd’hui. Ils ne sont pas issus du même camp, mais en ont comme, leurs ainés, adopté les codes et travers.
« Un bon courtisan ne doit jamais avoir d’avis, il ne doit avoir que celui de son maître ou du ministre, et sa sagacité doit toujours le lui faire pressentir ; ce qui suppose une expérience consommée et une connaissance profonde du cœur humain »
Les courtisans d’hier, sont les hypocrites d’aujourd’hui, ceux qui n’ont jamais le courage de dire non, ceux qui sont toujours d’accord avec tout le monde, et maugréent dans leur coin quand personne ne les voit ou ne les entend. Ces béni oui-oui des temps modernes, prêt à tout pour ne pas passer à la trappe, jamais francs du collier, le propos toujours enrobé, jamais polémique…. Oh, je les déteste ces mielleux de tous poils… et pourtant, ils s’en sortent toujours !!!
« Un boudeur, un homme qui a de l’humeur ou de la susceptibilité ne saurait réussir. »
Je remercie les éditions Allia, et libfly qui m’ont permis de lire une autre littérature, celle qui qui ne se lit pas forcément toute seule, mais une littérature qui nourrit l’esprit et la réflexion. 

Essai sur l'art de ramper à l'usage des courtisans, Paul-Henri d'Holbrach
 Allia-petite collection (février 2010)
48 pages

 
4ème de couverture :
“Quel art, quel empire sur soi-même ne suppose pas cette dissimulation profonde qui forme le premier caractère du vrai courtisan ! Il faut que sans cesse sous les dehors de l’amitié il sache endormir ses rivaux, montrer un visage ouvert, affectueux, à ceux qu’il déteste le plus, embrasser avec tendresse l’ennemi qu’il voudrait étouffer ; il faut enfin que les mensonges les plus impudents ne produisent aucune altération sur son visage.”
 
A propos de l'auteur :
Haute figure de la vie littéraire parisienne au XVIIIe siècle, le baron d'Holbach (1723-1789) fut l'ami de Diderot, un collaborateur prolixe de l'Encyclopédie et un athée fort convaincu. De sa lutte antireligieuse il fit le fondement de sa philosophie de la nature et de sa philosophie morale.

 

La grève des électeurs


La seconde étape de l’opération «un éditeur se livre » proposée par libfly et les éditions  Allia, nous emmène cette fois sur les chemins des idées, et de la citoyenneté. L’actualité électorale du moment ne pouvait pas mieux convenir !!
La grèves des électeurs…vaste programme que nous propose Octave Mirbeau dans ce court et très incisif texte, paru pour la première fois dans Le figaro en 1888. Il fallait oser publier cela !!! Il fallait oser défendre, dans un vénérable quotidien l’abstention. De nos jours, de tels articles n’auraient aucune chance de voir le jour.
Au-delà d’une apologie à l’abstention, il faut y voir une réflexion sur le sens même  d’une arme redoutable qu’est le vote. Choisir celle ,celui, ou ceux qui vont diriger nos institutions, en même temps que d’être l’expression d’une liberté chèrement acquise au fil des années au prix parfois énorme, est aussi une forme de conditionnement. Et c’est cela qui peut déranger…
A qui donne-t-on le droit de vote ? Comment choisit-on celles et ceux que le votant va être amené à choisir ? Quelle part de la volonté individuelle de chacun des votants respecte-t-on réellement ? Quelle part de manipulation y a-t-il dans tout cela ?
Je me garderais bien de répondre, si tant est que je détienne les solutions. Ces quelques pages m’ont juste davantage engagée vers un questionnement, quitte à bousculer quelques certitudes…
« Plus bête que bête, plus moutonnier que les moutons, l’électeur nomme son boucher, et choisit son bourgeois. Il a fait des révolutions pour conquérir ce droit. »
Et même si Octave Mirbeau avait raison, quel est le citoyen qui n’irait pas se battre pour ce droit -là ?

La grève de l'électeur, Octave Mirbeau
Editions Allia (mai 2009)
44 pages

4ème de couverture :

« Les moutons vont à l’abattoir, ils ne disent rien, eux, et ils n’espèrent rien. »
 
A propos de l'auteur :
Journaliste influent, critique d’art défenseur des avant-gardes, pamphlétaire redouté, Octave Mirbeau (1848-1917) a aussi été un romancier novateur et un dramaturge, à la fois classique et moderne qui a triomphé sur toutes les grandes scènes du monde. Ses écrits attestent de son antimilitarisme, de sa haine du dressage intellectuel, familial et religieux qu’endure chaque individu.


        


lundi 12 mars 2012

Apprendre à finir




Petit, mais costaud… Telle est la réflexion qui vient d’emblée avant même d’en avoir fini la lecture.
Lecture coup de poing, plutôt que lecture coup de cœur…
Laurent Mauvignier, réussi à merveille à se metre dans la peau d’une femme et en restituer un long monologue d’une épouse récupérant à domicile son mari alité.
Quel brio pour traduire avec autant de justesse les sentiments les plus divers et contradictoires d’une femme qui entre les lignes se découvre, et nous en apprend sur ce qu’a été sa vie de couple.  
La syntaxe est lourde, pesante ; les phrases étouffent souvent tant elles sont longues, et alambiquées. Toute la psychologie féminine se retrouve dans cette manière d’écrire, qui ne laisse pas indifférent.
Lecture coup de poing, plutôt que coup de cœur, car peut-on être habitée par cette histoire ? En tout cas, en ce qui me concerne, c’est l’intensité, et le style qui m’auront marquée.





Apprendre à finir, Laurent Mauvignier
Éditions de minuit ( Août 2000, décembre 2003 pour la version poche)
126 pages 
4ème de couverture :
Il avait dit : ici, je n’en peux plus. Avec toi je ne peux plus. Alors après son accident, les semaines dans la chambre blanche, son retour à la maison pour la convalescence, ça a été comme une nouvelle chance pour elle, pour eux. Elle a repris confiance et elle s’est dit, je serai celle qui donnera tout, des fleurs, mon temps, tout. Pour que tout puisse recommencer.

A propos de l'auteur

Issu d’un milieu modeste, Laurent Mauvignier, né à Tours en 1967, abandonne des études de BEP comptabilité pour entrer à l’Ecole des Beaux arts de Tours en 1984. Il sera diplômé en 1991 dans le département Arts plastiques, puis s’inscrira à la faculté de Lettres Modernes, sans mener à terme ce nouveau cursus.
Son rapport à l’écriture commence alors qu’il est hospitalisé à l’âge de huit ans. Il reçoit un exemplaire d’Un bon petit diable, de la Comtesse de Ségur. L’expérience est très forte : échapper au réel en s’identifiant à un personnage en mouvement alors qu’on est soi-même immobilisé. Il prolonge le désir d’évasion en commençant à écrire.
À partir de 1997, il se consacre exclusivement à l’écriture.
Loin d’eux sera publié aux éditions de Minuit en 1999.
Suivront Apprendre à finir (2000), Ceux d’à côté (2002), Seuls (2004), Le Lien (2005), et Dans la foule (2006).


Seconde lecture du challenge proposé par Zazy .

Swap Spécial USA

C'est Tentem 1806 qui était ma swapeuse; Je viens de réceptionner le colis.....

Alors............alors...............







Voici après ouverture.......







Côté livres:  Un livre de recettes Burgers et bagels & co  Pour tout savoir sur ces petites choses que l'on mange aux USA. J'adore les bagels....
Maxime Chattam que je ne connais pas, et que je découvrirai donc un de ces jours
Et une lecture plus légère  L'été où je suis devenue jolie.







Côté papilles: du chocolat à la fleur de sel ( j'adore), de la pâte à marshmallow, le tout en anglais....donc il va falloir que je traduise pour m'en servir correctement.
Et du thé, pour durant ma lecture.

Un DVD du film Aviator, avec Leonardo.
De ravissantes bougies en forme de cactus, pour rappeler le désert.




Et trois marques-pages, dont deux de fabrication maison, jolis comme tout.

Un grand merci à ma swapeuse !!!


Pour information, Laura1912 a reçu le colis que j'avais imaginé pour elle.....

C'est lundi, que lisez-vous? (30)

Ce que j'ai lu ou achevé la semaine passée

*Un roman néo-zélandais (Billet le 5 mai)
* Le tribunal des âmes, Donato Carrisi
*Le révélateur, Mireille Juchau
*
*
Ce que je suis en train de lire

*New-York:histoire, promenades, anthologie&dictionnaire
Un livre qui se picore, et se consulte au grès des envies et de son temps, plus qu'il ne se lit
*Le cercle des incorrigibles optimistes, Jean-Michel Guenassia
*Apprendre à finir, Laurent Mauvignier

Ce que je lirai ensuite

 On verra............

Les chaussures italiennes


« Vivre, au fait, ce n’est jamais qu’avancer dans son petit bateau au milieu d’un flot de promesses variées à l’infini. »
« Les promesses trahies sont comme des ombres qui dansent autour de toi au crépuscule. »
Après Profondeurs, c’est le second roman non policier de Henning Mankell que je lis, et je suis toujours sous le charme de cette écriture à la fois simple, imagée, efficace, et touchante.
Toujours sous le charme d’un style épuré, linéaire, mais qui ne rend  pas ennuyeuse du tout cette histoire.
Toujours sous le charme d’une ambiance, d’une atmosphère si particulière, sans trop pouvoir vous dire en quoi et pourquoi. Nous passerons une année entière sur les bords de la Baltique, à vivre au grès des saisons, de la lumière si particulière sous ces latitudes. Nous appréhendons un mode de vie auquel les nordiques sont habitués, mais qui peut,  à nous plus méridionaux paraître bien rude et spartiate. La nature est omniprésente ; on sentirait presque le froid venir nous titiller la peau. La solitude de cet homme convient parfaitement à la solitude des lieux ; elle est bien retranscrite.
Toujours sous le charme de ses personnages travaillés, énigmatiques,  qui aux premiers abords n’apparaissent pas forcément sous leur meilleurs jours ; et pourtant… Au fil des pages, nous apprendront à connaitre Frederik, nous en saurons un peu un plus sur les casseroles qu’il traine depuis quelques années, et qui font qu’il est ce qu’il est : un homme tout simplement, avec sa part un peu moins belle, mais aussi sa part, encore intacte de bonté, d’humanisme, et d’ouverture à l’autre. Un homme qui enfin, se regarde tel qu’il est, et s’autorise à laisser parler et agir cet autre enfoui en lui ; un autre qui dans une autre vie fut un médecin, probablement un très bon médecin, s’il n’y avait pas eu ce jour maudit…
Trois abandons jalonnent cette vie. Frederik va mettre un point d’honneur à les "réparer ", pour solder ses dettes. Une renaissance, en quelque sorte, pour gagner 3 êtres chers à son cœur.
Un retour sur soi, sur ses erreurs, pour les transcender, et cesser de se faire du mal sans s’en rendre compte.
« A l’âge de soixante-six ans, tout ce que je croyais réglé et figé une bonne fois pour toutes commençait soudain à bouger et à se transformer. »
Une preuve d’amour tardive… mais comme on le dit, il n’est jamais trop tard pour bien faire.
Les chaussures italiennes, Henning Mankell
 Seuil (08/10/2009)/ Points (10/02/2011)
340/372 pages

4ème de couverture :
A soixante-six ans, Fredrik Welin vit reclus depuis une décennie sur une île de la Baltique avec pour seule compagnie un chat et un chien et pour seules visites celles du facteur de l'archipel. Depuis qu'une tragique erreur a brisé sa carrière de chirurgien, il s'est isolé des hommes. Pour se prouver qu'il est encore en vie, il creuse un trou dans la glace et s'y immerge chaque matin. Au solstice d'hiver, cette routine est interrompue par l'intrusion d'Harriet, la femme qu'il a aimée et abandonnée quarante ans plus tôt. Fredrik ne le sait pas encore, mais sa vie vient juste de recommencer. Le temps de deux solstices d'hiver et d'un superbe solstice d'été, dans un espace compris entre une maison, une île, une forêt, une caravane, Mankell nous révèle une facette peu connue de son talent avec ce récit sobre, intime, vibrant, sur les hommes et les femmes, la solitude et la peur, l'amour et la rédemption.


A propos,de l'auteur:

Né en Suède en 1948, Henning Mankell est considéré comme l'un des maîtres incontestés du roman policier suédois grâce à la série des Wallander. Il partage aujourd'hui sa vie entre la Suède et le Mozambique.

Compte pour la catégorie des auteurs scandinaves dans le challenge organisé par Ys

 Pour  une un objet dans le challenge Petit bac 2012 proposé par Enna

 

 Pour la Suède dans le cadre du défi scandinave proposé par Prune .



Seconde escale suédoise pour le challenge Voisins-voisines proposé par Anne.





dimanche 11 mars 2012

Le révélateur


Un auteur nouveau, une 4ème de couverture accrocheuse, un sujet qui « me branche »…. Voilà de quoi justifier mon envie de lire ce livre. Je remercie pour cela les éditions Mercure de France et News Book qui m’en ont donné l’occasion.
Seulement, l’aventure se révèle assez vite ennuyeuse, et plate. L’histoire en elle-même n’a rien de transcendant. J’ai assez vite décroché au point de me situer très loin en dehors de tout cela.
Le style n’est pas plus attractif : pas d’effet particulier, une construction assez classique, un rédactionnel qui ne montre pas de qualité particulière.
J’ai eu beaucoup de mal à en venir à bout ; non pas parce que c’est difficile, mais parce qu’à mon humble avis c’est sans intérêt, et, surtout que je n’ai pas retrouvé dans le livre ce qui était annoncé. De plus il y a une lenteur qui n’arrange rien, et achève un tableau pas très glorieux.
Un livre à oublier…
Autrement dit, le révélateur ne sera pas une révélation….


Le révélateur, Mireille Juchau
Mercure de France (12/01/2012)
365 pages


 
4ème de couverture :
Martine est une jeune photographe australienne de talent partie faire carrière aux États-Unis. Elle a laissé derrière elle ses parents, des Juifs allemands ayant réussi à quitter l’Allemagne à la veille de la guerre. Leur passé, qu’elle devine lourd, elle ne le connaît pas. Ce qu’elle veut, c’est vivre sa vie, aller de l’avant.
À New York, elle tombe amoureuse de Joe, ils ont une petite fille. Le bonheur ? Oui, mais bref. Quand le malheur frappe, elle se rapproche de sa mère qui lui confie d’anciennes photos. En les examinant avec un révélateur – un bain qui transforme l’image latente en image visible – Martine découvrira un déchirant secret de famille. Mais faut-il tout savoir du passé ?
A propos de l'auteur
Mireille Juchau est australienne. Écrivaine, éditrice et enseignante, elle a publié de nombreux articles, nouvelles et critiques d'art.
Le révélateur est son second roman, mais le premier traduit en français.


samedi 10 mars 2012

Le tribunal des âmes


Le battage médiatique et « bloggesque » qui a suivi le premier roman de l’auteur m’avait tenue solidement campée sur mes gardes : trop beau pour être vrai, trop de louanges, trop bien, trop tout !!! Un livre trop lu, et, des lecteurs trop « bon public »  m’ont coupé net l’envie de le lire à mon tour. Des avis, à mon sens, plus nuancés de lectrices averties m’ont confirmé ce que je présentais…
La publication du second opus me donnait la possibilité de le lire avant une nouvelle déferlante, et donc de fait, me permettrait de me faire, enfin, une idée sur cet auteur si sensationnel !!!
Et bien voilà, c’est fait c’est lu !!! Les mots me sortent du cœur : ça ne casse pas trois pattes à un canard, pas de quoi s’en relever la nuit, ni de laisser passer sa rame de métro sous le nez.
L’écriture est fluide, facile à lire ; c’est déjà ça ; on arrive au bout sans en sortir écrasée, ni épuisée par la syntaxe.
La construction est intéressante. Ecrit sous forme de journal de bord, le roman s’articule avec des parties constituées chacune d’une journée. Entre ces parties, sont insérés des récits, plus anciens, et « délocalisés » mettant en scène un chasseur…. De ce point de vue-là, cela commençait par devenir assez obscure. Je n’ai jamais réussi à comprendre de quoi il s’agissait exactement… Pire, je ne suis pas convaincue de l’absolue nécessité de ces passages pour le roman en lui-même !!!
Concernant l’intrigue en elle-même, nous naviguons entre deux entrées, qui bien entendu finiront par se rejoindre… mais, parce qu’il y a un mais, n’éclaireront pas la lectrice que je suis. Si bien que, la dernière ligne lue, je n’ai pas vraiment compris l’issue de tout cela. Je suis même sortie de ce roman plus embrouillée, qu’en y entrant !
Monsieur Carrisi, exploite un sujet qui aurait pu être passionnant : le monde des pénitents, les côtés obscurs du monde catholique. Mais à force de vouloir compliquer les choses, on finit par se perdre soi –même.
Monsieur Carrisi a choisi d’emmener son lecteur à Rome… Tout cela a manqué de chaleur, de convivialité. Ce n’est pas avec ce livre que mon envie d’aller à Rome sera chatouillée au point de me faire franchir le pas !!!
Bref, vous l’aurez compris, je ne garderai pas un souvenir ému de cette lecture. Et je ne suis pas prête à écouter les murmures du chuchoteur. Je ne semble pas sensible aux thrillers façon Carrisi. Affaire de goût probablement.
Je remercie livraddict et les éditions Calmann-lévy pour m’avoir permis de lire ce livre avant sa publication officielle.

Le tribunal des âmes, Donato Carrisi
Calmann-lévy (01/03/2012)
454 pages

 
4ème de couverture :
Rome. Sa dolce vita, son Capitole, ses foules de pèlerins, ses hordes de touristes. Sa pluie battante, ses sombres ruelles, ses labyrinthes souterrains et ses meurtriers insaisissables.
   Marcus est un homme sans passé. Sa spécialité : analyser les scènes de crime pour déceler le mal partout où il se terre. Il y a un an, il a été grièvement blessé et a perdu la mémoire. Aujourd’hui, il est le seul à pouvoir élucider la disparition d’une jeune étudiante kidnappée
    Sandra est enquêtrice photo pour la police scientifi que. Elle aussi recueille les indices sur les lieux où la vie a dérapé. Il y a un an, son mari est tombé du haut d’un immeuble désaffecté. Elle n’a jamais tout à fait cru à un accident.
    Leurs routes se croisent dans une église, devant un tableau du Caravage. Elles les mèneront à choisir entre la vengeance et le pardon, dans une ville qui bruisse encore de mille ans de crimes chuchotés au coeur du Vatican. À la frontière de la lumière et des ténèbres.
 A propos de l'auteur
Né en 1973, Donato Carrisi est l’auteur italien de thrillers le plus lu dans le monde. Le Chuchoteur, son premier roman, s’est vendu en France à plus de 300 000 exemplaires, a été traduit dans vingt pays, a reçu quatre prix littéraires en Italie, et été couronné par le prix Polar SNCF et le prix des Lecteurs du Livre de Poche dans la catégorie polar.

Passage par l'Italie pour le challenge Voisins-voisines proposé par Anne.


petite info, pour les amateurs d'art, voici le fameux tableau en question ( le livre n'est peut-être pas formidable, mais il m'aura au moins permis découvrir une toile du maître !!)


lundi 5 mars 2012

C'est lundi que lisez-vous (29)

Ce que j'ai lu ou achevé la semaine passée

*Les filles de l'ouragan, Joyce Maynard
* L'armoire des robes oubliées, Riikka Pulkkinen
*Le cercle des poètes disparus (Billet le 23Mars )
*Les chaussures italiennes, Henning Mankell (Billet le 12 Mars)
*Construire un feu, Christophe Chabouté (BD)
Ce que je suis en train de lire

*New-York:histoire, promenades, anthologie&dictionnaire
Un livre qui se picore, et se consulte au grès des envies et de son temps, plus qu'il ne se lit
* Le tribunal des âmes, Donato Carrisi 
*Un roman néo-zélandais
*Le révélateur, Mireille Juchau

Ce que je lirai ensuite

 On verra............

dimanche 4 mars 2012

Construire un feu


Comme je n’y connais rien en BD , et que j’y prends goût, je demande conseil !! C’est ainsi, que je suis repartie avec cet ouvrage (entres autres) sous le bas !!!
Et comment ai-je fait pour ne pas le lire avant ? Comment ai-je fait pour avoir négliger depuis si longtemps ce genre de littérature ?
Je ne connais pas la nouvelle de Jack London , j’aborde donc l’album avec un regard neuf. Ce qui frappe, immédiatement, c’est le trait de stylo, la qualité du dessin, l’expressivité du visage de notre personnage. Il ne lui est pas besoin de s’exprimer, son visage et sa gestuelle suffisent amplement.
Il y a eu de couleur présente, pour accentuer l’effet dramatique. Seul le feu tant espéré aura ce privilège.
Curieux personnage qui s’exprime non pas avec le Je, mais avec le Tu…


Construire un feu, Christophe Chabouté
Vents d'ouest, (29/08/2007)
66 pages


 
Présentation de l’éditeur :
Après avoir obtenu le prix RTL 2006, pour sa version très personnelle, de l’affaire « Henri Désiré Landru », Christophe Chabouté s’attaque cette fois à un classique de la littérature américaine, en adaptant la célèbre nouvelle de Jack London : « Construire un feu ». Un homme en quête de fortune ou d’aventure, perdu en plein milieu du grand nord, tente de rejoindre ses compagnons… Dans ce désert de neige et de glace, rien d’autre que lui et un chien… Il lutte contre un froid effrayant de moins soixante degrés. Confronté aux forces de la nature, sa vie ne dépend que de quelques allumettes avec lesquelles il pourrait se faire un feu… Christophe Chabouté nous livre ici, avec talent une adaptation libre d'une des plus terribles nouvelles de l’auteur de « Croc Blanc » et de « L’appel de la Forêt ». Une histoire à l’intrigue très dépouillée, mais dont le moindre geste, simple et banal prend une dimension inquiétante et fantastique. Un récit où chaque situation devient démesurément oppressante. « Construire un feu », nous présente un homme livré à lui-même, face à un univers hostile et luttant jusqu'au bout de ses limites physiques et mentales !

 A propos de l'auteur:
Christophe Chabouté, né le 08/02/1967 suit les cours des Beaux-Arts d’Angoulême, puis de Strasbourg. Vents d’Ouest publie ses premières planches en 1993 dans "les Récits", un album collectif sur Arthur Rimbaud. Mais il faut attendre 1998 pour que ce graphiste free-lance se fasse un nom dans la bande dessinée en publiant coup sur coup "Sorcières" aux Editions du Téméraire et "Quelques jours d’été" aux Editions Paquet.