dimanche 5 janvier 2014

Les fourmis rouges


Court et d’une écriture facile, ce roman nous parle du déracinement, de la difficile adaptation à une autre terre, à une autre culture.

Arrivée en Guadeloupe de Montréal avec son compagnon, Marie Christine va vite apprendre ce que l’exil veut dire. Si au Canada, elle avait à force de travail et d’intégration réussi à se faire une place enviable, son arrivée en Guadeloupe s’avère difficile. Elle ne peut pour le moment travailler, se retrouve seule dans un milieu qu’elle ne connait pas, et dans une famille truffée de non- dits.

L’ouvrage a le mérite d’être court, et d’être facile à lire. Plus long, il aurait vite été ennuyeux tant l’auteur peine à y mettre un peu de fantaisie, de couleur, et de saveur. Tout cela reste au final assez banal, hormis le fait de glisser au lecteur l’idée d’aller voir du côté de chez Jacques Roumain dont elle n’hésite pas à citer les textes.

Voilà donc au final, un livre pas désagréable à lire, qui meuble assez bien une pause syndicale bien méritée, mais qui, je le crains ne me laissera pas un souvenir impérissable.

Ouvrage lu dans le cadre du Prix Océans. Ici, et .

Les fourmis rouges, Edith Serotte
Présence africaine, Janvier 2013
130 pages



4ème de couverture :

Haïtienne par sa mère et montréalaise par la vie, Marie-Claudine vient finalement se fixer en Guadeloupe. En attente d’un permis de séjour et meurtrie par le choc culturel, souvent installée sur son balcon au cur de la ville, elle pose un regard à la fois lucide et désemparé sur Pointe-à-Pitre. Un beau matin, elle ose enfin se questionner sur le désir qui la poussée à suivre Arnaud son compagnon. Un attachant blues caribéen

A propos de l’auteur :

Née de parents originaires de la Guyane française, Edith Serotte a grandi en région parisienne, puis a posé ses bagages à Montréal et enfin à Pointe-à-Pitre. Consultante en ressources humaines, elle se passionne pour l’Homme, la communication et la littérature… Elle se délasse, dit-elle, en écrivant.



 Pour le challenge d'Enna : Animal







2 commentaires:

  1. Sans s'être passées le mot, on termine notre chronique à l'identique ! ;-)

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