dimanche 30 mars 2014

Le retour du professeur de danse


Cet opus est un peu particulier dans la série policière de Henning Mankell. Wallander semble s’essouffler, la retraite n’est plus très loin ; sa fille s’engage dans la même voie que son père. Et puis entre tout cela, arrive un jeune, Lindman qui s’avère être un fin limier.
Comme son illustre collègue, Lindman prend le temps de s’installer, de réfléchir. Il est consciencieux, méthodique Mais, la comparaison s’arrête là, car Lindman n’a pas le côté looser de Wallander, ce côté un peu nounours mal fagoté, un peu poussif (qui ne veut pas dire inefficace), ce côté Columbo  qui le rendait si attachant. Lindman a l’énergie de la jeunesse. Mais comme tout bon policier qui se respecte, il a ses zones d’ombre, et ses tracas personnels. A sa manière Lidman a su me conquérir.

Nous passerons toute cette enquête aux côtés d’un homme hanté par la mort qu’il sent proche de lui, et par le mal qui le ronge. Cette enquête qu’il même alors qu’il est en congé maladie, est vécu comme si c’était la dernière fois. Il va devoir s’absenter  pour suivre ses soins, et se jette à corps perdu, comme si c’était la dernière fois pour lui, comme un dernier hommage au collègue dont on vient de découvrir l’assassinat.

Mais Henning Mankell n’oublie pas de situer son histoire dans la Grande Histoire. Il rappelle ainsi, que cinquante ans après la fin de la seconde guerre mondiale, les Nazis  et leur idéologie a toujours ses adeptes, et prospère au sein d’un pays en pleine mutation.

Sachant la proche retraite de mon cher commissaire Wallander, et sans doute parce que je n’ai pas encore envie d’en finir avec lui, je me suis autorisée une petite  récréation avec un autre policier.

Je le sais, un jour viendra où j’écrirai  mon dernier mot doux à Wallander. Cela étant, je me console avec l’idée qu’il me reste encore tant de romans de Henning Mankell à découvrir.


Le retour du professeur de danse, Henning Mankell
Seuil, Avril 2006/ Points, Avril 2007
410/544 pages





4ème de couverture :

Décembre 1945. Dans l'Allemagne vaincue, un passager solitaire descend d'un avion militaire britannique et se rend à la prison de Hameln. Là, il procède à la pendaison de criminels de guerre nazis. Mais l'un d'eux a échappé à son sort.

Octobre 1999, dans le nord de la Suède, Herbert Molin, un policier à la retraite, est torturé à mort. Dans sa maison isolée, les empreintes sur le parquet semblent indiquer que le tueur a esquissé un tango sanglant avec sa victime. Ici, ce n'est plus le commissaire Wallander qui mène l'enquête. Au même moment, à l'autre bout de la Suède, le jeune policier Stefan Lindman apprend deux mauvaises nouvelles : il a un cancer et son ancien collègue a été assassiné. Pour tromper son angoisse, il décide de partir dans le Härjedalen et d'enquêter lui-même sur ce meurtre. Or, les ombres d'un passé très noir se sont réveillées. Elles ont frappé. Elles vont frapper encore et encore. Stefan a peur. Mais il est jeune, malade. Il ignore combien de temps il lui reste à vivre. Il n'a rien à perdre.
 


 

1 commentaire:

  1. Je l'avais vraiment beaucoup aimé celui-là. Frissons garantis

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