lundi 1 septembre 2014

Long week-end



Âgé de 13 ans, Henry nous donne sa vision de ce long week-end du labor day durant lequel un fugitif fait irruption au sein du couple bien tranquille qu’il forme avec sa mère.

A priori, c’est avec une certaine défiance, voir une certaine angoisse, que l’on serait en droit d’aborder ce repris de justice. Et pourtant, une étrange complicité se noue entre l’évadé, et le jeune garçon qui voit en lui la figure tutélaire du père, qui dans la vraie vie est plutôt absent, ou du moins plus absorbé par sa nouvelle famille que par son premier fils. Henry se rend soudainement compte qu’il ne se sent plus obligé de faire le bonheur de sa mère. Un homme arrive dans la famille, et la vie semble reprendre, pour tout le monde.

J’ai lu avec un réel plaisir ce roman sensible qui nous parle de la relation mère –fils, des difficultés, et des vicissitudes de la vie de couple ; d’un roman qui place l’amour au centre de tout, et qui nous prouve que l’on peut avoir commis de sales trucs dans sa vie, et avoir un cœur gros comme ça pour se prendre d’affection pour un gamin qui n’est pas le sien.

J’ai aimé cette parenthèse de bonheur dans la vie d’Adèle ; parenthèse teintée de folie, d’insouciance, et d’inconscience.
Le temps d’un long week-end, on oublie tout, et on verra après ce qu’il adviendra.


Long week-end, Joyce Maynard
Philippe Rey, Janvier 2010/ Collection 10/18,  Janvier 2011
288/250 pages



4ème de couverture :

Cette année 1987, une chaleur caniculaire s'abat sur la côte Est pendant le long week-end de Labor Day. Henry a treize ans, vit avec sa mère, ne supporte pas la nouvelle épouse de son père, aimerait s'améliorer au base-ball et commence à être obsédé par les filles. Jusque-là, rien que de très ordinaire, sauf que sa mère, elle, ne l’est pas. Encore jeune et jolie, Adele vit pratiquement retirée du monde et ne sort qu’en de rares circonstances. La rentrée des classes qui approche la contraint à conduire son fils acheter vêtements et fournitures au centre commercial. Et là, planté devant le présentoir des magazines où il essaye de feuilleter Playboy, Henry se heurte à Frank, ou plutôt Frank s’impose à Henry : Frank, un taulard évadé, condamné pour meurtre…
A propos de l’auteur :

Collaboratrice de multiples journaux, magazines et radios, Joyce Maynard est aussi l’auteure de plusieurs romans, Long week-end, Les Filles de l’ouragan, Baby Love et d’une remarquable auto­biographie, Et devant moi, le monde (tous publiés chez Philippe Rey). Mère de trois enfants, elle partage son temps entre la Californie et le Guatemala.
 


  
Lecture commune avec Sylire autour de l’œuvre de Joyce Maynard.

D'autres avis : Sylire ; Izamma ; Claire Jeanne ;Lecturissime ; Kathel ; Claudialucia ; Titine ;
Gambadou ; Denis ; Juliette ; Valérie ; Titou ;Anne ;



3 commentaires:

  1. Moi aussi, ça m'a bien plu, une lecture agréable et intéressante.
    (http://les2bouquineuses.canalblog.com/archives/2014/09/01/30444637.html)

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  2. C'est un roman qui me tente depuis un bon moment.

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  3. Je n'ai pas été convaincu à 100% par ce livre, surtout la fin qu'elle aurait pu laisser en suspens...
    http://bonheurdelire.over-blog.com/2014/09/long-week-end-de-joyce-maynard-philippe-rey.html

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