samedi 6 décembre 2014

Nabucco (Verdi)

Présentation



Emblème de l’unification italienne, avec son célèbre chœur des esclaves « Va pensiero » que les italiens chantent certainement sous la douche tous les matins !


Direction musicale :Rani Calderon
Mise en scène :John Fulljames

Opéra en quatre parties ;Livret de Temistocle Solera tiré de Nabuchodonosor, drame d'Auguste Anicet-Bourgeois et Francis Cornue

Créé à la Scala de Milan le 9 mars 1842

 Nouvelle production ;Coproduction Opéra national de Lorraine et Opéra Orchestre national Montpellier Languedoc-Roussillon

Décors: Dick Bird
Costumes: Christina Cunningham
Lumières : Lee Curran
Chorégraphie : Maxine Braham
Masques : Cécile Kretschmar
Chœur de l’Opéra national de Lorraine ;Chœur de l’Opéra-Théâtre de Metz Métropole
Orchestre symphonique et lyrique de Nancy
Elèves du Conservatoire Régional du Grand Nancy


 
Nabucco est une œuvre de jeunesse de Verdi qui donne une large part aux chœurs. Qui ne connait pas le mythique Va pensiro ? C’est d’ailleurs sur un  triple chœur que s’ouvre l’ouvrage.

La nouvelle production est pleine de paradoxe. Si le décor est superbement représenté par une synagogue, la mise en scène est largement trop statique. On ne remue pas beaucoup, et les corps ne s’y expriment que trop peu.

Ma distribution vocale est assez hétérogène. Abigaille, le rôle verdien (donc lourd) par excellence, était tenu par le « jocker », mais vocalement avec ses limites. Nabucco n’inspirait pas grande inquiétude…dans son expressivité.


Le choc vocal nous viendra du grand prêtre hébreu tenu par une solide basse russe au timbre et au coffre impressionnant. Cette voix venue des profondeurs avait de quoi faire frémir le plus impassible d’entre nous.

La très bonne prestation de l’orchestre et la présence indéniable des chœurs (réunissant Metz et Nancy) donnaient à l’ensemble une assez belle impression en dépit des quelques faiblesses d’une mise en scène un peu trop sage.






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