lundi 17 août 2015

Villa des femmes



Nous sommes au Liban, avant que les choses ne dégénèrent…
Charif Majdalani, nous entraine dans une famille au sens élargi du terme, aisée, et qui semble complètement au dehors des réalités de ce pays en proie à l’instabilité et aux menaces de toutes parts.
Si par temps calme les femmes sont en retrait, et les hommes gouvernent. C’est à peine si l’on s’imagine que ces dernières seraient capables de faire face à l’imprévu…

C’est ce que tente de nous démontrer Charif Majdalani. D’autant que la guerre civile gronde, et que les combats ne tarderont pas à troubler la quiétude du domaine.
Il y a dans l’écriture de Majdalani un charme désuet, et une certaine langueur orientale appréciable ; tout comme les ruptures dans la linéarité de la narration tenant à bonne distance  la monotonie.
Il manque cependant à ce roman un peu de souffle pour en faire un très bon roman.

Villa des femmes, Charif Majdalani
Seuil, Août 2015
280 pages
4ème de couverture :
Tout sourit à Skandar Hayek, homme d’affaires libanais prospère et respecté. À la tête d’un négoce de tissu, il règne sur son usine et sur son clan, malgré les nuages qui s’amoncellent sur le pays en ce milieu des années 1960 ou encore, de manière plus prosaïque, les disputes incessantes entre Marie, son épouse, Karine, sa fille chérie, et Mado, son acariâtre de sœur. Quant au successeur, il sera bien temps, le moment venu, de le choisir, entre Noula, ce fils aîné qui ne doute de rien, et Hareth, le cadet, rêveur, épris de livres et de voyages. Depuis la terrasse ensoleillée de la villa familiale où il passe le plus clair de son temps, le narrateur, qui est aussi le chauffeur et le confident du vieux Skandar, observe et raconte cet âge d'or que rien ne semble devoir vraiment ternir. Jusqu'à ce que l'impensable se produise : un matin, le patriarche s'effondre devant ses ouvriers médusés. Dans la querelle de succession qui s'ouvre alors, et la guerre civile qui éclate, les femmes de la villa devront faire taire leurs disputes, affronter les milices et leurs chefs prédateurs : prendre le pouvoir, en somme.

A propos de l’auteur :
Charif Majdalani est né au Liban en 1960. Depuis 1999, il enseigne les lettres françaises à l’université Saint-Joseph de Beyrouth. Avouant un goût prononcé pour le baroque et le métissage des cultures, il se définit volontiers comme « méditerranéen ». Son roman Caravansérail a été récompensé en 2008 par le prix Tropiques et le prix François-Mauriac de l’Académie française.

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