mercredi 7 avril 2010

Chien blanc




CHIEN BLANC
Auteur : Romain Gary
Edition : Folio
Nombre de pages : 220
Quatrième de couverture :
C’est un chien gris avec une verrue comme un grain de beauté sur le côté droit du museau et du poil roussi autour de la truffe qui le faisait ressembler au fumeur invétéré sur l’enseigne du chien qui fume, un bar- tabac à Nice, non loin du lycée de mon enfance.
Il m’observait, la tête légèrement penchée de côté, d’un regard intense et fixe, ce regard des chiens de fourrière qui vous guettent au passage avec un espoir angoissé et insupportable.
Il entra dans mon existence le 17 février 1968 à Beverly Hills, où je venais de rejoindre ma femme Jean Seberg, pendant le tournage d’un film.
L’Amérique à feu et à sang, vue par l’auteur de La promesse de l’aube et des Racines du ciel, prix Goncourt 1956.
Appréciation :
Dans son roman, Romain Gary nous retrace sur le mode autobiographique, la fin des années 60 aux Etats –Unis et en France, et notamment l’année 1968, particulièrement agitée. Martin Luther King vient d’être assassiné, L’Amérique est le siège de violents troubles et d’émeutes raciales ; La communauté noire lutte sans relâche pour la défense de ses droits civiques, la communauté blanche s’obstine dans une ségrégation de plus en plus contestée. L’auteur et sa femme sont engagés, avec de nombreux membres du monde cinématographique, dans cette lutte contre le racisme.
L « personnage » central de ce roman, est un chien, un berger allemand, qui fait irruption dans la vie du couple. Batka, se révèle être un chien dressé pour attaquer exclusivement les noirs. Romain Gary refusera de se séparer de ce chien, de la même façon qu’il refuse le sort qui est réservé aux Noirs. De la même manière qu’il lutte pour leurs droits civiques, il va se battre, pour récupérer Batka, auquel il tient particulièrement (tout comme il voue un attachement extraordinaire aux animaux). C’est avec un employé de parc, noir, qu’il va y parvenir ; si bien, qu’à la fin, ce dernier en fera un chien noir qui attaque les blancs……
Ce livre décrit, assez bien, et parfois de manière crue, le climat de haine de l’époque, le racisme profondément ancré, la bêtise humaine et l’hypocrisie Hollywoodienne.


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