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vendredi 19 avril 2013

Jury lectrices Elle 2013

Voilà, c'est fini, toutes les sélections ont été lues, les avis et notes rendus.....Il n'y a plus qu'à attendre le résulta final.

J'ai consigné Ici au fil des mois, les sélections reçues .

Ce fut à la fois enrichissant, long,  parfois laborieux , parfois décourageant. Pour être honnête, je suis contente d'être arrivée au bout car je peinais à trouver des lectures pleinement satisfaisantes à chaque sélection. J'ai fait de belles découvertes, lu des ouvrages qui en temps normal m'auraient sans doute repoussé (c'est d’ailleurs celles que j'ai le plus aimées). Pourtant, je m'attendais à plus de coup de coeur , plus d'ouvrages percutant.

En ce qui me concerne, avant que les résultats ne soient connus, mes  lauréats personnels sont :



Les deux seuls romans qui ont laissé une trace durable en moi.


Avec un intérêt notable pour  Au lieu- dit  noir-étang , et Blanche -neige doit mourir, les autres policiers retenus n'avaient pas le calibre pour un tel jury.


Avec un intérêt notable pour Joseph Anton et  La tête à Toto. Le reste m'ayant laissé sur le bord de la route.

lundi 8 avril 2013

Arrive un vagabond

Si Arrive un vagabond, est le roman d’une passion qui comme toute passion qui se respecte n’engendre que déboire et drame, c’est également (et c’est d’ailleurs cet aspect-là que je retiendrai) un beau tableau d’une certaine Amérique : celle des années 50, dans  ces états où Blancs et Noirs vivent les uns à côtés des autres sans vraiment se côtoyer, où l’Eglise promet plus les flammes de l’enfer que la miséricorde, celle d’une certaine hypocrisie .
Il ne fait aucun doute que la plume est belle, que l’auteur sait disséquer ses personnages et instaurer une certaine tension  qui donne envie de ne pas lâcher le livre. Il fait la part belle à la relation particulière qui s’instaure entre Charlie et Sam ; j’y ai été davantage sensible qu’à celle entre Charlie et Sylvan qui m’a laissée de marbre (d’ailleurs j’y ai trouvé quelque chose d’artificiel, et de vulgaire).
Cette lecture me laisse un peu sur ma faim ; j’en attendais l’émotion promise des grands romans. Il n’en est rien. Certes, je n’ai pas boudé mon plaisir, mais l’émotion n’était pas au rendez-vous. Un bon roman qui se lit bien, mais qui ne restera pas indéfiniment gravé dans ma mémoire.

Arrive un vagabond, Robert Goolrick
Editions Anne Carrière (Août 2012)
320 pages
Prix Virgin Megastore 2012


4ème de couverture :

C'est au cours de l'été 1948 que Charlie Beale arriva à Brownsburg. Il était chargé de deux valises - l'une contenait quelques affaires et des couteaux de boucher, l'autre une importante somme d'argent. Charlie y tomba deux fois amoureux. D'abord, il s'éprit de cette ville paisible de Virginie dont les habitants semblaient vivre dignement, dans la crainte supportable d'un Dieu qu'ils avaient toutes les raisons de trouver plutôt bienveillant à leur égard. Une preuve parmi d'autres : il n'y avait encore jamais eu de crime à Brownsburg. La deuxième fois que Charlie tomba amoureux fut le jour où il rencontra Sylvan Glass. Après Féroces et Une femme simple et honnête, Robert Goolrick nous offre, avec Arrive un vagabond, une plongée sensuelle et enivrante au coeur de la passion. Il y dépeint les membres d'une communauté face à une tragédie en marche. Des hommes et des femmes simples, qui se retrouvent partagés entre la terreur de ce qu'il va advenir de leur fils préféré et la fascination devant les événements qui écriront le souvenir de leur passage sur terre dans la poussière des siècles.

A propos de l’auteur :

Robert Goolrick vit à New -York. Il est l'auteur de The End of the World as We Know It, un récit acclamé par la critique américaine. "Une femme simple et honnête" son premier roman, N°1 sur la liste du New York Times, fera prochainement l'objet d'une adaptation cinématographique confiée au réalisateur David Yates.
Féroces a reçu en France un accueil prodigieux de la part des critiques, des libraires et des lecteurs.
Robert Goolrick reçoit le Prix Virgin Megastore 2012 pour « Arrive un vagabond ».
 Prix Virgin Megastore 2012, pour le challenge de Laure .


 Roman de la 8ème sélection (retenu par le jury d'avril)  



 

dimanche 31 mars 2013

Tabloid city


Dimanche, 14h mon domicile……

Je m’installe confortablement sur mon canapé, oreillers et coussins me calent le dos. Un petit Nespresso juste à ma droite, crayon de papier sur les genoux pour prise de notes en vue d’un avis pertinent à rédiger.

Dimanche, 14h 10

Les oiseaux sur le balcon réclament à manger. Il fait froid. La coupelle est vide… Je n’ai lu que quelques pages, mais je pose mon livre. Je me file chercher la réserve de graines pour nourrir merles et verdiers qui réclament….

Dimanche 14h15

Retour sur mon canapé ; revenons à nos moutons…..

Dimanche 14h20

Une idée me vient en tête ; un truc pour le boulot à ne pas oublier.

Dimanche 14h30

Changement de position sur le canapé ; je continue quelques pages. Ça va vite. Il faut dire que cela sonne un peu le creux. Coup d’œil aux oiseaux, les tourterelles s’arrogent la part du lion, je préfère que les petits en profitent.
« Ah, au fait, je dois mettre en charge mon téléphone. »
…………..

Dimanche 16h20

Déjà l’heure de repartir travailler. J’ai lu 130 pages. J’ai les nerfs qui tricotent ; je ne me suis pas détendue, j’ai l’impression d’avoir perdu mon temps. Je n’ai pas eu ma dose de lecture. Je repars frustrée.


Avis lapidaire à la hauteur de ma déception. Dimanche habituellement consacré à la lecture d’un polar gâché.
Le style de ce billet, inhabituel chez moi, reflète le style du livre : journalistique, télégraphique…Effet certainement voulu par l’auteur qui avait ses raisons….On aime, ou pas….
Rarement les premières pages d’un policier m’auront autant  déplu…. Le reste suivra. Trop de personnages, tout va trop vite, personnages antipathiques, la ville de New-York mal mise en valeur. Si vous ne la connaissez pas, ne lisez pas ce livre, il ne vous donnera pas envie d’y aller…dommage !!!

J’aurais aimé trouver un petit truc positif pour ne pas avoir l’air de passer pour la difficile de service…Mais, rien pour rattraper ce livre qui, vous vous en êtes douté, ne m’a pas plu du tout…du moins pour ce que j’en ai lu, car j’ai pris quelques libertés pour la suite.


Tabloid city, Pete Hamill
Balland (Novembre 2012)
416 pages



4ème de couverture :

Quand 24 Heures Chrono rencontre Collision : un polar mené à 100 à l'heure dans un New York en pleine révolution...

Sam Briscoe, septuagénaire élégant aux faux airs d'inspecteur Harry, est le rédacteur en chef du New York World, l'un des tabloïds mythiques de la Grosse Pomme qui vit ses dernières heures : le compte à rebours est enclenché et dans très peu de temps, la version papier va disparaître au profit d'une version online. La fin d'une époque, au grand dam de Sam. Mais cette nuit-là, alors qu'il boucle son ultime édition, un fait divers d'une violence inouïe va bouleverser son chemin de fer. Et sa vie. Cynthia Harding, une mondaine très introduite dans les milieux de l'art et de la culture, est sauvagement assassinée. Il en faut beaucoup pour déstabiliser un vieux briscard comme Sam. Seulement, Cynthia, c'est la seule femme qu'il ait jamais aimée... Tandis qu'il traverse cette nuit et cette journée pas comme les autres, on suit des parcours croisés, lancés dans une course folle à travers New York, ville-héroïne du roman, peinte comme une sorte de Gotham City fantomatique.
A propos de l’auteur :

Pete Hamill vit à New York. Il est écrivain, journaliste (notamment au New York Daily News), éditeur, et scénariste. Il est l’auteur d’une vingtaine de livres, dont plusieurs best sellers.


 Policier de la 8ème sélection (retenu par le jury d'avril)