Cela fait environ une
bonne trentaine d’année que je suis tombée sou le charme du roman, puis du
film, vu un certain nombre de fois.
Cela étant, j’avais très
envie de le relire alors que les éditions Gallmeister livrent une tout nouvelle
traduction. Pour être honnête, je n’ai pas beaucoup de souvenirs précis de la
qualité de la traduction que j’ai lue il y a longtemps ; seule l’histoire
m’est restée très précise.
Aussi, je me suis attardée
sur la qualité de l’écriture, et le niveau de traduction. L’ensemble m’a donnée
une impression de grande modernité sans pour autant sacrifier la dimension
historique de l’œuvre. Josette Chicheportiche a eu l’intelligence de coller à l’époque,
de respecter le niveau linguistique des personnages sans pour autant que cela
tombe dans la caricature.
Les esprits chagrins se
poseront la question de la pertinence de retraduire une œuvre notoirement
raciste. Car, oui, ce livre, écrit en 1936 par une descendante de sudiste est
incontestablement raciste.
Autant en emporte le vent
est également un roman féministe. Scarlet a bien des défauts, mais c’est aussi
une femme qui bouscule les us et coutumes de l’époque et du vieux sud.
J’ai pris un immense
plaisir à relire cet opus délicieusement romanesque qui foisonne de personnages
auxquels on s’attache très vite, malgré leurs défauts, leurs travers, leurs
pensées décadentes. Je suis heureuse de pouvoir à nouveau l’offrir à ma
bibliothèque puisque j’en avais depuis longtemps égaré la précédente version.
Autant en emporte le vent
de Margaret Mitchell, traduit de l’américain par Josette Chicheportiche, aux
éditions Gallmeister (Juin 2020, 2 tomes, 1410 pages) ; première parution
en français en 1939.
Margaret Munnerlyn
Mitchell (1900-1939) est une
écrivaine américaine.
Née dans une famille
sudiste aisée, elle grandit bercée par les récits des anciens confédérés sur la
Guerre civile américaine. Son père est un riche avocat, et sa mère, une
militante féministe suffragette.
Tout le long de son
enfance, elle écrivit des nouvelles et des pièces de théâtre. En 1916, âgée d'à
peine 16 ans, elle écrit un premier roman, "Lausen disparue" (Last
Laysen).
Elle suit ses études
d'abord à Atlanta, puis au Smith College à Northampton (Massachusetts), où elle
commence la médecine en 1918. La même année, elle est bouleversée lorsqu'elle
apprend que son fiancé, Clifford Henry, est mort pendant la Première Guerre
mondiale. La mort de sa mère, victime de l'épidémie de "grippe
espagnole" en 1919, change l'orientation de sa vie en la ramenant au foyer
auprès de son père et de son frère.
Elle se lance dans le
journalisme et collabore à partir de 1922 à l'Atlanta Journal et au Sunday
Magazine où elle signe ses articles Peggy Mitchell.
Elle doit cependant
composer avec une vie sentimentale tumultueuse, partagée entre deux hommes
qu'elle aime et qu'elle finira par épouser à deux ans d'intervalle. Elle épouse
en premières noces Red Upshaw, mais ils divorcent en 1924, et elle se remarie à
John Marsh en 1925.
En 1926, elle se casse la
cheville et abandonne le métier. Elle s'ennuie chez elle, jusqu'à ce que son
époux lui conseille d'écrire un livre pour s'occuper.
En 1936, après dix années
d'un travail laborieux, dont trois d'écriture, elle met un point final à
l’œuvre qui la rendra célèbre dans le monde entier, "Autant en emporte le
vent" (Gone with the wind), à la fois grande fresque historique sur la
société des États sudistes et roman d'amour.
Le succès du livre est
foudroyant. Il est rapidement traduit dans une vingtaine de langues, se vend à
des millions d'exemplaires dans le monde entier et obtient le prix Pulitzer
1937.
En 1939, Victor Fleming
réalise une adaptation cinématographique, avec Clark Gable et Vivien Leigh dans
les rôles principaux. À la 12e cérémonie des Oscars, attribués le 29 février
1940, le film remporte 8 trophées avec 13 nominations et accentue encore la
popularité du livre.
Le 11 août 1949, alors
qu'elle traverse avec son mari une rue d'Atlanta, elle est percutée par une
voiture. Elle décède cinq jours plus tard, à l’âge de 49 ans.

Ouvrage
qui représente L'état de Géorgie du challenge 1 année
avec les éditions Gallmeister, et qui rentre dans le thème Girl power .