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jeudi 1 février 2024

L'homme de la plaine du nord

 

Cela faisait quelques années que je délaissais Sonja Delzongle ; d’une part parce que je ne voulais pas en terminer trop vite avec les aventures d’Hanah Baxter dont les trois premiers volets m’avaient tant plu. ; et puis un peu par lassitude aussi.

L’homme de la plaine du nord clôt ainsi un cycle consacré à Baxter, profileuse française installée à New-York. Baxter se pose beaucoup de question sur son couple qu’elle forme avec Karen, sur leur désir mutuel de parentalité ; son passé la tourmente également. Il se trouve que la mort de son ancien partenaire et mentor fini par la rattraper en quelque sorte, tant et si bien qu’elle est obligée de se rendre à la police pour s’expliquer.

Elle ne se doute pas de ce qui l’attend…

Parallèlement, nous suivons un tueur en série le jour, travestie la nuit ; entiché d’un rat, et bien décidé à finir le travail ; autrement dit s’occuper définitivement d’Hanah !

En outre, dans une vieille masure, habitée par une drôle de femme d’un côté affairée à s’occuper d’un frère handicapé, et de sa vieille, et hantée par une meute de chien féroces et sanguinaires.

Évidemment, tout finira par se rejoindre, non sans un certain nombre de rebondissements. Je ne sais pas si mes goûts changent, si ce quatrième volume est moins bon que les précédents, si je n’étais pas dans les meilleures conditions…Force est de constater que si je ne m’y suis pas ennuyée, et que j’ai trouvé l’ensemble assez addictif, je n’ai pas spécialement été emballée par cet opus excessif à tout point vue à mon goût ; comme si rien n'était assez gore et outrancier ; comme s’il fallait en rajouter encore et encore pour convaincre. Il y a des coïncidences trop faciles, des hasards trop flagrants.

Sans doute le volume de trop à mon sens, qui ne me donne pas très envie de poursuivre dans l’immédiat avec l’auteur.

L’homme de la plaine du nord de Sonja Delzongle aux éditions Denoël (Mars 2020, 400 pages) et Folio (Mars 2021,4450 pages)


 

lundi 26 juin 2023

Nézida

 


Dans la Drôme huguenote des années 1800, il est question d’une femme portant un prénom des plus originaux.

Ce sont ceux qui l’ont côtoyée, aimée, redoutée, ou même défiée qui en parle le mieux. Elle est née dans la Drôme, sur les terres protestantes ; destinée à une vie rude, et aux travaux de la ferme. Elle n’aura de cesse de s’instruire, aidant durant ses jeunes années l’instituteur du village. Elle dénote dans son milieu où les femmes ne sont que des ventres à produire des fils. Nézida se choisit une autre vie ; refuse le prétendant que sa famille lui destine. C’est ailleurs qu’elle rencontrera celui pour qui son cœur bat ; C’est à la ville qu’elle ira mener sa vie, loin des tâches traditionnellement dévolues à son milieu. Nézida n’en oublie pas pour autant son éducation protestante. Elle s’investit beaucoup auprès des malades, voudra se former, avoir un métier, un vrai.

On ne voit pas cela d’u très bon œil. Seul Augustin son mari la soutient, et comprend son désir d’émancipation et de de liberté.

C’est cette vie courte et fulgurante que raconte successivement les protagonistes de ce court et intense roman choral.

Fabuleusement écrit, intense, cet opus dévoile toute la finesse au fil des pages que l’on dévore et que l’on savoure en même temps.

Comme on l’apprendra en épilogue, cette histoire raisonne fortement dans l’histoire familiale de son auteur. De ses recherches est né ce premier roman, et si j’ai bien lu entre les lignes, l’auteur a encore des choses à nous dire ….

Une bien belle découverte !

Nézida de Valérie Paturaud, aux éditions Liana Levi (Avril 2020, 180 pages)

Valérie Paturaud a exercé le métier d’institutrice dans les quartiers difficiles des cités de l’Essonne après avoir travaillé à la Protection judiciaire de la jeunesse. Installée depuis plusieurs années à Dieulefit, elle s’intéresse à l’histoire culturelle de la vallée, haut lieu du protestantisme et de la Résistance. Avec son premier roman, Nézida (Liana Levi, avril 2020), elle signe un récit polyphonique intense et émouvant.

dimanche 4 juin 2023

Autant en emporte le vent

 


Cela fait environ une bonne trentaine d’année que je suis tombée sou le charme du roman, puis du film, vu un certain nombre de fois.

Cela étant, j’avais très envie de le relire alors que les éditions Gallmeister livrent une tout nouvelle traduction. Pour être honnête, je n’ai pas beaucoup de souvenirs précis de la qualité de la traduction que j’ai lue il y a longtemps ; seule l’histoire m’est restée très précise.

Aussi, je me suis attardée sur la qualité de l’écriture, et le niveau de traduction. L’ensemble m’a donnée une impression de grande modernité sans pour autant sacrifier la dimension historique de l’œuvre. Josette Chicheportiche a eu l’intelligence de coller à l’époque, de respecter le niveau linguistique des personnages sans pour autant que cela tombe dans la caricature.

Les esprits chagrins se poseront la question de la pertinence de retraduire une œuvre notoirement raciste. Car, oui, ce livre, écrit en 1936 par une descendante de sudiste est incontestablement raciste.

Autant en emporte le vent est également un roman féministe. Scarlet a bien des défauts, mais c’est aussi une femme qui bouscule les us et coutumes de l’époque et du vieux sud.

J’ai pris un immense plaisir à relire cet opus délicieusement romanesque qui foisonne de personnages auxquels on s’attache très vite, malgré leurs défauts, leurs travers, leurs pensées décadentes. Je suis heureuse de pouvoir à nouveau l’offrir à ma bibliothèque puisque j’en avais depuis longtemps égaré la précédente version.

Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell, traduit de l’américain par Josette Chicheportiche, aux éditions Gallmeister (Juin 2020, 2 tomes, 1410 pages) ; première parution en français en 1939.

Margaret Munnerlyn Mitchell (1900-1939) est une écrivaine américaine.

Née dans une famille sudiste aisée, elle grandit bercée par les récits des anciens confédérés sur la Guerre civile américaine. Son père est un riche avocat, et sa mère, une militante féministe suffragette.

Tout le long de son enfance, elle écrivit des nouvelles et des pièces de théâtre. En 1916, âgée d'à peine 16 ans, elle écrit un premier roman, "Lausen disparue" (Last Laysen).

Elle suit ses études d'abord à Atlanta, puis au Smith College à Northampton (Massachusetts), où elle commence la médecine en 1918. La même année, elle est bouleversée lorsqu'elle apprend que son fiancé, Clifford Henry, est mort pendant la Première Guerre mondiale. La mort de sa mère, victime de l'épidémie de "grippe espagnole" en 1919, change l'orientation de sa vie en la ramenant au foyer auprès de son père et de son frère.

 

Elle se lance dans le journalisme et collabore à partir de 1922 à l'Atlanta Journal et au Sunday Magazine où elle signe ses articles Peggy Mitchell.

Elle doit cependant composer avec une vie sentimentale tumultueuse, partagée entre deux hommes qu'elle aime et qu'elle finira par épouser à deux ans d'intervalle. Elle épouse en premières noces Red Upshaw, mais ils divorcent en 1924, et elle se remarie à John Marsh en 1925.

En 1926, elle se casse la cheville et abandonne le métier. Elle s'ennuie chez elle, jusqu'à ce que son époux lui conseille d'écrire un livre pour s'occuper.

En 1936, après dix années d'un travail laborieux, dont trois d'écriture, elle met un point final à l’œuvre qui la rendra célèbre dans le monde entier, "Autant en emporte le vent" (Gone with the wind), à la fois grande fresque historique sur la société des États sudistes et roman d'amour.

Le succès du livre est foudroyant. Il est rapidement traduit dans une vingtaine de langues, se vend à des millions d'exemplaires dans le monde entier et obtient le prix Pulitzer 1937.

En 1939, Victor Fleming réalise une adaptation cinématographique, avec Clark Gable et Vivien Leigh dans les rôles principaux. À la 12e cérémonie des Oscars, attribués le 29 février 1940, le film remporte 8 trophées avec 13 nominations et accentue encore la popularité du livre.

Le 11 août 1949, alors qu'elle traverse avec son mari une rue d'Atlanta, elle est percutée par une voiture. Elle décède cinq jours plus tard, à l’âge de 49 ans.

 

Ouvrage qui représente L'état de Géorgie du challenge 1 année avec les éditions Gallmeister, et qui rentre dans le thème Girl power .