samedi 10 novembre 2012

Rihm /Dusapin / Beethoven

Wolfgang Rihm (né en 1952 à Karlsruhe)
Music in memoriam Luigi Nono

Pascal Dusapin (né en 1955 à Nancy)
Concerto Aquia pour piano et orchestre

Ludwig van Beethoven (1770 – 1827)
Symphonie n°6 en fa majeur, Pastorale

Vanessa Wagner, piano
Jonathan Schiffman, direction

Hier soir, salle Poirel, second concert de la saison, et impression en demi-teinte à l'issue de la première partie, et apaisement, et joie intérieure lors de la seconde partie.

Laurent Spielmann, qui a présidé aux destinées du festival de musique contemporaine de Strasbourg ( en l'ayant crée) a à coeur d'instiller à chaque concert une dose de modernité. Avec , en ce qui me concerne, plus ou moins de succès.

Hier, j'ai un peu souffert, et ce n'est pas un vain mot.

Wolfgang Rihm avait toutes les raisons pour me faire peur, avec son oeuvre en mémoire de Luigi Nono . Je garde un souvenir particulièrement désagréable de sa musique à Pleyel, et ce malgré tout le talent de Maurizio Pollini, et Chopin joué juste avant.
Cela commence par une explosion auditive, absolument déconcertante. Le reste sera à l’avenant: absence de ligne musicale, absence de liant.
Je ne suis pas sensible du tout à ces sonorités là, qui pour moi s'apparentent davantage à du bruit qu'à de la musique. C'est ainsi. J'essaie, je ne boude pas les chemins de traverses, mais je ne force pas.

Pascal Dusapin, n'aura guère plus de succès ... Sa musique est un peu plus audible, Vanessa Wagner, dont je connais par ailleurs, les qualités de pianiste, ne démérita pas. Les parties de piano me surprennent agréablement de temps à autre. Mais il n'en est pas de même pour la partie orchestrale, dont je déplore toujours, l'absence, selon moi, de mélodie, et d’agrégat.
Ce concerto n'a rien du concerto traditionnel; pas de dialogue entre le piano et l'orchestre, pas de cadence....une forme nouvelle? Une incompréhension de ma part? Moins incommodée que par Rihm, mais davantage en état de léthargie, voir de somnolence , il était temps que cela prenne fin, et que l'on revienne aux fondamentaux!!!

Beethoven, et la symphonie pastorale aime aime

Une des œuvres les plus sereine et heureuse du compositeur. Et c'est aussi la sérénité qui m’envahit ès les premiers accords. Cinq mouvements la composent, c'est inhabituel.
Un andante "Scène au bord du ruisseau" à se damner, où les notes coulent de source laissant l'auditeur en pleine nature, à l'affut de chaque plaisir qu'elle offre.
La pastorale m'aura vite fait oublier la première partie, et la déception qui va avec.

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