dimanche 17 mai 2015

Hyenae



Parce qu’aujourd’hui c’est dimanche, et que, souvent, le dimanche, c’est le jour du polar ; oui, je sais, un principe idiot, comme bien des principes…Mais bon, il fait beau, chaud, je bosse, et pour faire passer la pilule, rien de tel qu’un bon polar !!!

Et quel polar. Cela faisait un bail que je n’avais pas passé 200 pages avec la boule au ventre, pour les finir sur le cul (oui, j’insiste).

Je ne connaissais pas Gilles Vincent ; et à la faveur d’un petit concours sympa, Hyenae est arrivé jusqu’à moi. Merci Pierre !!!

Tout cela commence de façon assez musclée à la Castellane à Marseille, et finira en apothéose de manière inattendue. Mais, c’est qu’entre temps, le rythme de faiblit pas. Entre des dialogues nets et sans détours, un style qui sait se faire brutal quand il le faut, des crimes abjectes, un assassin qui joue avec les nerfs de tout le monde, une équipe de police au top, et un ancien flic , un dur au cœur tendre et qui trimbale des valises un peu trop lourdes pour lui, et une intrigue redoutablement bâtie, le lecteur ne s’ennuie pas une seconde .Gilles Vincent instaure une ambiance glauque, angoissante,  et palpitante.
Pour faire un bon polar, une bonne intrigue ne suffit pas. Il nous faut un environnement humain attachant, suffisamment décortiqué. C’est ici le cas avec le tandem Aïcha et Sébastien ; deux êtres complémentaires, au caractère bien trempé avec qui l’on prend plaisir à passer ces moments lourds, et douloureux.
Les coups de cœurs sont rares, de plus en plus rares ; je me fais difficile, et exigeante. Mais là, pas la peine de tournée autour du pot, ce bouquin m’a bien secoué les puces. Et ça fait un bien fou.


Hyenae, Gilles Vincent
Editions Jigal, Février 2015
210 pages
Finaliste Prix Landerneau Polar 2015


4ème de couverture :
Hyenae : dans les quartiers, les campagnes, aux abords des écoles, des fêtes foraines, des prédateurs rôdent, chassent et emportent nos enfants. Quatre ans que Camille a disparu. À la sortie de l'école, elle est montée dans une camionnette blanche, et depuis, plus rien. Quatre ans sans nouvelles, sans demande de rançon, sans la moindre piste. Et brusquement, une vidéo surgie de nulle part. Depuis quatre ans, Sébastien Touraine, détective privé, s'est coupé du monde. Depuis que cette gamine a été enlevée à Marseille. Depuis qu'il sait qu'elle n'est pas la seule... Pour aider la commissaire Aïcha Sadia, sa compagne, il va devoir replonger dans une enquête aux confins du supportable. Et pour débusquer le chasseur dont il est devenu la proie, plus d'autre choix que de jouer sa vie et celle des autres...

A propos de l’auteur :
Gilles VINCENT est né à Issy-les-Moulineaux le 11 septembre 1958. Un grand-père député du Front Populaire, grand résistant, déporté… Une grand-mère institutrice, hussarde de la République, bouffeuse de curés. Un père prof de Fac, une mère prof de Lettres, puis psychanalyste. Et c’est du côté de Valenciennes qu’il passe sa jeunesse dans laquelle ne trouvent grâce à ses yeux que les livres et les mondes imaginaires. À 14 ans, au Maroc, il dévore San Antonio jusqu’à en oublier la magie du désert. Sa décision est prise : plus tard lui aussi il racontera des histoires. À 20 ans, il abandonne ses études pour une carrière de commercial. Puis il rejoint le sud, Marseille tout d’abord puis les environs de Pau où il vit depuis quelques années, tout entier consacré à « l’aventure des mots » : ateliers, classes, conférences et romans. Dans les auteurs qui l’ont marqué, on retrouve Duras, Besson, Van Cauwelaert, Jim Harrison, Jesse Kellerman et Frédéric Dard bien sûr ! Dans ses passions se mêlent le ciné, les bouffes entre copains, les courses autour du lac, la lecture, les rêves, tous les rêves, et Madrid où il se verrait bien vivre un jour…
Pour le challenge d'Enna, catégorie titre en un mot( 4ème ligne)

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