Un
narrateur dont on ignore le nom, qui dans ce court récit, raconte, de manière
décousue et atemporelle, son histoire d’amour avec Michel.
Michel
se meurt du sida. La mort rôde tout au long de ces lignes qui rappellent à
chaque instant que cet amour fut aussi fort que bref.
Tout
sépare les amants, en particulier leur niveau social, l’âge et leur physique.
Le
narrateur ne nous épargne pas grand –chose ; autant de leur passion, de
leurs déchirements, que de la déchéance de Michel. La réalité a vite pris le
pas sur la passion minée par la jalousie, la lassitude, les incompréhensions et
le désenchantement.
Ce
qui me frappe, c’est l’absence d’empathiequi entoure ce roman. Cela n’inspire
guère l’implication du lecteur. Certes, l’ouvrage est fort bien écrit, bien
construit. Il aurait sans doute pu être moins rêche, moins distancié.
Une
déception, voir une frustration au regard des deux sujets graves abordés par l’auteur
sous des angles trop ingrats à mon goût.
Ne
connaissant pas l’auteur, et l’abordant avec son dernier ouvrage publié avant
sa mort, je ne suis pas certaine d’avoir choisi l’ouvrage qu’il fallait pour un
premier contact, et pas certaine non plus d’avoir envie de refaire une
tentative avec lui.
Paris-Austerlitz
de Rafael Chirbes, traduit de l’espagnol par Denise Laroutis, aux éditions
Rivages (Octobre 2017, 130 pages)
Rafael
Chirbes
est né à Tabernes de Valldigna, dans la province de Valence, en 1949. Il vit
dans un village entre Valence et Alicante.
Après
des études d'Histoire moderne et contemporaine à Madrid, il décide de se
tourner vers le journalisme et la critique littéraire.
Son
premier roman, Mimoun, finaliste du prestigieux prix Heralde en 1988, a été
traduit en de nombreuses langues. Dix sont publiés par les éditions Rivages.
Rafael
Chirbes est considéré aujourd’hui comme l’un des auteurs les plus importants
d’Espagne.Il est mort dans sa ville natale en 2015.
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