lundi 8 juin 2020

La saga des Cazelet I : Etés anglais

Parue au printemps, voilà le début d’une saga familiale prometteuse ; en tout cas à lire les articles dithyrambiques, qui inondent la presse.

Le parfait pavé de l’été donc…

Nous sommes en 1937 à Londres et nous suivons une riche famille bourgeoise anglaise composée des parents, de deux fils tous deux revenus de la Grande guerre ″abîmés ″, de leurs épouses aux antipodes l’une de l’autres, d’une fille, la célibataire et bâton de vieillesse des parents, et d’un cadet, veuf et remarié. Chacun des fils ayant respectivement trois, trois et deux enfants.

C’est une famille élargie qui se réuni chaque été dans la propriété familiale, à la campagne, accompagnée, comme il se doit dans ce milieu, d’une partie des domestiques ; durant deux étés, en 1937, et 1938, alors que la seconde guerre mondiale se fait de plus en plus évidente, devant la montée du nazisme en Allemagne.

Il ne se passe finalement pas grand-chose au sein de cette famille, si ce n’est les mille et uns petits riens qui font la vie et montrent au lecteur les us et coutumes de la bourgeoisie anglaise en ce temps-là.

Je reconnais volontiers que l’auteur campe très bien ses personnages, avec plus d’intérêt de ma part pour les adultes que pour les enfants. En revanche, les étés dans le Sussex n’ont rien de rock’n roll ! Autrement dit il m’a manqué un peu de dynamisme. Les personnages étant très cul-serré (normal pour l’époque me direz-vous), cela manquait aussi de croustillant ; J’en attendais du côté de Rachel…manque de chance bien trop sage, bien trop chaste…. Bref, le tout manquait de rythme, et de rebondissements !

Les interactions entre bourgeoisie et domestique n’ont pas été à mon sens suffisamment développées.

L’autre sujet marquant concerne la menace d’une nouvelle guerre. Alors que la génération des parents semble épargnée d’y retourner, la jeune génération se pose des questions, s’inquiète…. A la campagne, on se prépare.

Sans les avoir lus auparavant, la 4ème de couverture ne comptait pas moins de sept éloges différents ; alors forcément, en démarrant ce livre, mes attentes étaient grandes. D’une certaine façon, je rêvais, d’une saga dans laquelle je pouvais me plonger en oubliant ce qui m’entoure. Sans y trouver du déplaisir, je m’y suis tout même suffisamment ennuyée pour ne pas avoir, pour le moment, l’envie de poursuivre avec le second volet à paraitre à l’automne prochain.

La saga des Cazelet I : Etés anglais d’Elizabeth Jane Howard, traduit de l’anglais par Anouk Neuhoff, aux éditions de la Table ronde (Mars 2020, 560 pages)

Née le 26 mars 1923 à Londres, Elizabeth Jane Howard passe son enfance à Noting Hill. Elle rêve de devenir actrice de théâtre à Stratford-upon-Avon, mais la Seconde Guerre mondiale met fin à ce projet. Elle se tourne alors vers l'écriture. Son premier roman, La Belle Visite, publié en 1950, lui vaut de remporter le prix John Llewellyn Rhys. Elle est l'auteur de quinze romans.

La célébrité lui vient cependant de la saga The Cazalet Chronicle, racontant la vie aisée d'une famille anglaise de la classe moyenne. Elle a également écrit son autobiographie, Slipstream.

Elle est morte en janvier 2014 (à 90 ans) à Bungay dans le Suffolk, après la parution du 5e volume des Cazalet Chronicles, All Change.

 

 

 

4 commentaires:

  1. Des fois c'est bien de rentrer dans la vie des gens...et d'en sortir tranquillement...mais lala cela ne semble pas palpitant...;)

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  2. Je pense quand même qu'il devrait me plaire, voyons voyons :)

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  3. Bon... Au départ, j'étais très emballée... à la fin de ton billet, un peu moins. A l'occasion, donc. Bonne fin de semaine!

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  4. Sa couverture en tous cas attire l’œil, et il a été mis à l'honneur dans la librairie où je m'approvisionne... de quoi éveiller ma méfiance (c'est comme les têtes de gondole en grande surface !)... Et ton billet confirme que ce n'est visiblement pas le chef d'oeuvre vanté !

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