samedi 30 mai 2020

Qu’elle était verte ma vallée !

Il était une fois, au siècle dernier dans un coin perdu du Pays de Galles, les Morgan qui de génération en génération vivent du travail de la mine. On pourrait s’attendre à une vision pessimiste et plaine d’amertume de cette vie, l’auteur a choisi d’en faire quelque chose de paisible, presque poétique par moment. Bien sûr, il y a les grèves par lesquelles les hommes manifestent leur mécontentement, défendent le maintien de leurs salaires et rappellent combien cette vie est difficile.

 Ce qui unit cette famille, c’est l’amour, le sens de l’entraide, de l’amitié. La rigueur religieuse est un socle solide.

Huw, le petit dernier, alors devenu adulte, se laisse aller à ces souvenirs heureux de cette jeunesse à l’ombre de la mine, faite de petits et grands bonheurs, sans pour autant en oublier les épreuves, la malveillance à l’égard de celles et de ceux qui veulent sortir des rails, et la piètre place faite aux femmes.

J’ai apprécié cette lecture que j’ai trouvée agréable, fluide et paisible. En revanche, j’ai un peu regretté le côté trop lisse qu’il m’a inspiré. J’aurai apprécié un peu plus de rugosité, au fil des pages.

Qu’elle était verte ma vallée ! de Richard Llewllyn, traduit de l’anglais par Berthe Vulliemin chez Libretto (Avril 2013, 640 pages/ première traduction française aux Presse de la cité en 1969)

 

Né à Londres, en 1906, Richard Llewellyn disait être natif du Pays de Galles où se déroulent la plupart de ses romans dont le plus célèbre, Qu’elle était verte ma vallée !, adapté au cinéma par John Ford, le fit accéder en 1939 à la renommée internationale. Voyageant beaucoup, travaillant dans les hôtels, mineur, capitaine de la garde galloise durant la Seconde Guerre mondiale, il fut ensuite journaliste et suivit le procès de Nuremberg avant de se marier deux fois et d’écrire des scénarios pour la MGM. Installé à Eilat, en Israël, il est mort le 30 novembre 1983.

 

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