lundi 30 avril 2012

C'est lundi,que lisez-vous? (37)

Ce que j'ai lu ou achevé la semaine passée

*Le prix de la peur , Chris Carter
*Un livre" destination Nouvelle -Zélande" Billet le 5 Mai
*La comtesse de Ricotta, Milena Agus
*Un ouvrage de Herta Müller  Billet le 12 Mai
*Poète aveugle, Lawrence Ferlinghetti (poésie américaine) 
*L'ABCdaire de Rome,Pascal Bonafoux
 
Ce que je suis en train de lire

*Echec et mat, Stephen Carter
*Les lieux infidèles, Tana French
*Le secret de Dieu, David Empton
Ce que je lirai ensuite

 On verra............

dimanche 29 avril 2012

L'ABCdaire de Rome


  
Ni un guide touristique, ni un traité exhaustif, ce petit ouvrage se lit telle une gourmandise ; comme s’il était un paquet de friandises dans lequel la main puise au hasard le bonbon tant convoité, et dans lequel la main replonge aussi vite à la recherche d’une autre douceur.
Piochez ici ou là, et allez à la découverte de tout ce qui fait Rome, le connu, comme le plus insolite.
Aussi, vous saurez, au détour de ses pages combien la ville dénombre d’obélisques. Vous vous amuserez de ces multiples superstitions romaines, dont la plus célèbre consistant à jeter une pièce dans la fontaine de Trevi pour compter y revenir un jour…
J’ai aussi appris que certaines cloches de Rome chantent…. Lesquelles ? Lisez, et tendez l’oreille !! Je vous dirai cela d’ici quelques semaines…
L’édition est ancienne, peut-être que l’éditeur pourrait envisager une remise à jourde l’ouvrage  afin de coller à l’évolution de la capitale italienne.

L'ABCdaire de Rome, Pascal Bonafoux
Flammarion
119 pages
  

 


 A propos de l'auteur 
Né à Paris en 1949, romancier et historien de l’art, il a été pensionnaire de la villa Médicis, Académie de France à Rome, en 1980 et 1981. Il a dirigé le bureau des expositions de l’AFAA, ministère des Affaires étrangères, en 1987 et 1988.
Commissaire d’expositions consacrées aux œuvres d’artistes contemporains à Prague, à Dublin, à Bratislava, à Tel Aviv, en Chine, en Corée, etc., il a présidé le jury des deux premières Biennales du film sur l’art au Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou en 1988 et 1990.
Conseiller de plusieurs ministres slovaques de la culture après la révolution de velours tchécoslovaque de 1989, il a reçu le Cena Ministra Kultury Slovenska Republiky en 1991.
Journaliste, il a collaboré à divers journaux et revues dont Le Monde, le Nouvel Observateur, Connaissance des arts, L'Œil, le Magazine littéraire, etc. Il est actuellement chroniqueur à Art-absolument.
Professeur, il enseigne l’histoire de l’art à l’université Paris VIII. Il est également secrétaire général de la Cité internationale des Arts et anime depuis des années des cycles de conférences autour de sujets traitant de l’histoire de l’art pour l’organisme de référence Clio, auprès d’un public de qualité, d’amateurs et de curieux.

vendredi 27 avril 2012

Poète aveugle/Blind poet


D’ordinaire, je ne lis pas de poésie ; mes divers instituteurs et professeurs de français m’en ont plus que dégoutée à force de me la faire réciter  par cœur le doigt sur la couture de la blouse, et à vouloir à tout prix me faire trouver ça beau alors que je n’y ai jamais rien compris.
Au détour d’une émission littéraire consacrée aux écrivains  américains au sens large, j’ai aimé entendre le poète s’exprimer, et lire quelques morceaux choisis.
Ainsi, j’ai voulu aller un peu plus loin.
Ce qui frappe avant tout, c’est que Ferlinghetti emploie une langue compréhensible, contrairement à beaucoup de poètes ; une langue simple, des mots de tous les jours.
Ce recueil, est d’abord bilingue ; Ferlinghetti est francophone, et, a enseigné le français. La version anglaise est largement accessible.
4 parties composent ce recueil 
Touriste des révolutions dans laquelle le poète d se veut engagé, crie sa révolte, et dans laquelle l’anarchiste refait surface juste après le 11 septembre. J’ai apprécié « J’attends » et « C’est nous idiot », et, comme un clin d’œil, un « Notre père » revisité plus conforme à notre époque.
Migrations réelles & surréelles, où il question de voyage, au sens propre comme au sens figuré. Les poèmes se font très courts, ou très longs. La verve est déjà moins contestataire.
Un homme pétri de culture antique, et française, et qui nous le rend bien.



« Acheté une bouteille de Vouvray
 Et versé son bouquet 
 De campagne française 
 Dans les plaines de l’Amérique profonde 
 et cette fragrance
 déferle sur moi
 me renvoie dans un souffle 
 sur le flanc de cette colline pluvieuse 
 au bord de la Loire 
 Vouvray petit village 
où j’avais posé mon sac à dos 
et mes vingt-huit ans …… »

Allen, où le poète se fait compagnon, accompagnant ; où l’ami tient la place
La prose y fait son apparition.
Comment peindre la lumière, où le poète rend les armes, et se fait plus doux, où les poèmes deviennent des invitations au voyage ; où le poète se découvre 

« Je suis le poète aveugle mais pas Homère   
    je suis pour vous servir poète et peintre aveugle…… »

 Ce sont ces mots- là qui m’ont le plus touchés, qui m’ont plus parlés.
Pourquoi ? Parce que !! En réalité, je n’en sais rien, c’est comme ça !!!
Mes ces quelques lignes qui m’ont données envie d’aller plus loin, les voici:

La lumière changeante

« La lumière changeante à San Francisco
 n’est en rien celle de la côte ouest
 et moins encore la lumière perlée de Paris 
La lumière de San Francisco
 est une lumière de mer
 une lumière d’île 
 Et la lumière du brouillard 
qui enveloppe les collines
 dérivant à la lumière tombée par-delà le Golden Gate 
                              pour se coucher à l’aube de la ville….. »


Poète aveugle/Blind poet, Lawrence Ferlinghetti
 Maelsröm & Le veilleur (11/09/2004)
 156 pages (édition bilingue)


4ème de couverture :
« L’heure est venue pour vous de parler
Vous tous, amants de la liberté
Vous tous amants en quête du bonheur
Vous tous amoureux et dormeurs
Enfoncés dans vos rêves intimes… »
 
A propos de l'auteur :
Lawrence Ferlinghetti est né à Yonkers en 1919. En 1953 il fonde à San Francisco la célèbre librairie City Lights à laquelle s'adjoindra dès 1955 la maison d'édition du même nom. La publication du Howl de Allen Ginsberg, en 1956, et son arrestation et procès pour obscénité, qui devait se conclure par un verdict d'acquittement, attira l'attention du pays sur la Renaissance de San Francisco et les écrivains du mouvement Béat. Auteur d'une quinzaine de recueils poétiques, traducteur de Prévert et de Pasolini, romancier, dramaturge, son œuvre s'ancre à la fois dans la tradition anarchiste américaine et dans le surréalisme européen. Son recueil Coney Island of the Mind a été traduit en neuf langues et a atteint près d'un million d'exemplaires.



Billet supplémentaire pour la Californie pour le challenge de Sofynet.

jeudi 26 avril 2012

La comtesse de Ricotta


J’avais déjà lu 3  de ses 4 romans ; romans que je me souviens avoir appréciés, mais dont paradoxalement je ne me souviens plus du tout… Était-ce un indice dont je n’ai pas voulu tenir compte? J’ai eu envie d’aller à nouveau à la rencontre de cette écriture.
Roman vite lu, roman vite oublié !!!
Certes l’écriture est belle, agréable à lire. Certes, l’univers féminin, assez fermé, et finalement suffoquant de Milena Agus présente ses originalités .Mais… que d’ennui au contact de ces 3 femmes toutes insatisfaites de quelque chose.
Que d’ennui devant un manque d’histoire, un manque de scénario
Que d’ennui dans ce « sur place » qui finit par ankyloser. Aucune de ses  3 femmes n’a pu m’attendrir : ni la célibataire en attente, ni la femme mariée avide de son homme et vide d’enfant, ni la cadette volant au secours de tout le monde. Au fond j’ai trouvé que tout cela manquait de consistance.
Un style certainement trop féminin pour moi.



La comtesse de Ricotta, Milena Agus
Liana Levi ( 01/03/2012)
128 pages 
4ème de couverture :
La splendeur ancienne n’est plus, le palazzo familial se délabre, la plupart des appartements ont été vendus et les trois soeurs se partagent ceux qui restent. Seule l’aînée, Noemi, rêve de reconquérir le faste perdu et de restaurer la demeure sur les hauteurs de Cagliari. Les deux autres s’accommodent de la déchéance. Le sujet sur lequel en revanche toutes les trois s’accordent est l’amour imparfait. Toujours imparfait. Pour Maddalena, qui s’adonne avec persévérance à une sexualité fiévreuse, le désir d’enfant n’est pas satisfait. Pour Noemi, l’objet de l’amour est fuyant et dédaigneux. Quant à la plus jeune, la fragile comtesse de Ricotta, on dirait que la vie entière lui échappe. Comme les objets de ses mains maladroites. Comme l’étrange petit garçon qu’elle élève seule. Mais peut-être que l’espoir se cache tout près, juste de l’autre côté du mur… Milena Agus nous emporte à nouveau dans son univers si particulier où se côtoient désenchantement et magie lumineuse.
 
A propos de l'auteur :
Milena Agus, cette inconnue sarde, enthousiasme le public français avec Mal de pierres en 2007. Le succès se propage en Italie et lui confère la notoriété dans les 26 pays où elle est aujourd’hui traduite. Après Battement d’ailes, Mon voisin et Quand le requin dort, Milena Agus poursuit avec La comtesse de Ricotta sa route d’écrivain, singulière et libre.

  Pour le défi d'Opaline.

Escale italienne pour le défi d'Anne .

mardi 24 avril 2012

La plume au féminin (2)





Le défi de la plume au féminin reprend du service, et ce jusqu'en Mars 2013 .

 C'est Opaline qui avait organisé le premier, et qui reprend le flambeau. Nous lisons autant d'ouvrages que nos le pouvons, et nous le voulons.

Depuis Mars 2012:

1. Mireille Jucheau, Le révélateur
2.N.H Kleinbaum, le cercle des poètes disparus
4.Delphine de Vigan, Jours sans faim
5. La comtesse de Ricotta, Milena Agus
6. Les lieux infidèles, Tana French
7. Pluie, Kirsty Gunn
8. La convocation, Herta Müller
9. Les amandes amère, Laurence Cossé
10. Dernier refrain à Ispahan, Naïri Nahapétian
11.Les yeux au ciel ,Karine Reysset
12.Le syndrome de glissement, Elisabeth Laureau-Daull
13.La nuit de Geronimo, Dominique Sylvain
14.Nos vies désaccordées, Gaëlle Josse
15.Tangente vers l'est, Maylis de Kerangal
16.Je ne porte pas mon nom, Anna Grue
17.Regarde, nos chemins se sont fermés, Françoise Xénakis
18.Le poil et la plume, Anny Duperey
19.Notre-Dame du Nil, Scholastique Mukasonga
20.Accabadora, Michela Murgia
21.Rêves oubliés, Léonor De Récondo
22.Les arbres ne montent pas jusqu'au ciel, Marianne Rubinstein
23.Nous étions faits pour être heureux, Véronique Olmi
24.Le meilleur des jours, Yassaman Montazami
25.La petite Borde, Emmanuelle Guattari
26.Des ombres dans la rue, Susan Hill
27. Lorenza Foschini, le manteau de Proust
28.Marie-Hélène Lafon, Les pays
29.Nina Bouraoui, Sauvage
30.Monique Rivet, Le Glacis
31.Khadi Hane, Des fourmis dans la bouche
32.Maryse Condé, La belle créole
33.C.E Lawrence, Le cri de l'ange
34.Julie Otsuka, Quand l'empereur était un dieu
35.Colombe Schneck, La réparation
36.Sandra Kollender,La tête à Toto
37.Miles Franklin, Ma brillante carrière
38.Naomi Fontaine, Kuessipan
39.Margaret Mazzantini, La mer, le matin
40.Gillian Flynn, Les apparences
41.Gwenaëlle Aubry, Partages
42.Miles Franklin, Ma brillante carrière
43.Lucile Bordes, Je suis la marquise de Carabas
44.Alice Kaplan, Trois américaines à Paris
45.Nele Neuhaus, Blanche-Neige doit mourir
46.Joy Sorman, Comme une bête
47.Hélène Gestern, La part du feu
48.Maryse Condé, La vie sans fards
49.Brigitte Aubert, La ville des serpents d'eau
50.Julie Otsuka, Certaines n'avaient jamais vu la mer
51.Chahdortt Djavann, Je viens d'ailleurs
52.Cécile Guilbert, Réanimation
53.Sandrine Collette, Des noeuds d'acier
54. Hyam Yared, La malédiction
55.Manjushree Thapa, les saisons de l'envol
56. Annie Proulx, Bird Cloud




lundi 23 avril 2012

Le prix de la peur


« Ce n’était vraiment pas la cité des anges, mais la ville du péché. La cité des diables. »
Si vous avez l’âme sensible, si vous n’avez pas le sommeil lourd, et la confiance aveugle avant de vous endormir, ne lisez que la journée, portes fermées à triple tour !! Si comme moi, rien ne vous fait peur, enfin presque rien, parce que… je ne peux pas tout dire non plus, faites confiance, Hunter est là, il est perspicace, fin psychologue, les choses finiront par s’éclaircir.
A n’en pas douter l’expérience de l’auteur a beaucoup contribué à l’installation de son intrigue, et à façonner son tueur, qui dans son domaine est particulièrement gratiné. Avec beaucoup d’habileté, les faits sont exposés, imagés. Il y a autant de mode opératoire que de crime, ce qui complique d’autant l’avancée de l’enquête, et pousse nos professionnels à creuser.
 La montée en tension va crescendo, et c’est avec une certaine appréhension que l’on avance, au fil des pages, en se demandant jusqu’où le tueur va pousser sa cruauté, pourquoi il en arrive là…
Une autre affaire vient se mêler, ajoutant d’autres personnages ; tout cela pour faire diversion, semer le doute, promener le lecteur.
Si l’action n’est pas frénétique, si les choses prennent le temps de s’installer, si l’auteur prend le soin de donner corps à ses protagonistes, la succession de chapitres très courts, donne un rythme idéal à l’action, mais surtout invite le lecteur à sans cesse vouloir aller plus loin, d’autant, que la terminaison de chaque chapitre est savamment étudiée.
Merci à la personne qui m’a fait partager cette lecture. Il fait toujours bon avoir un bon policier sous le coude.

Le prix de la peur, Chris Carter
 Les escales, collection  escales noires
441 pages

 4ème de couverture :
Dans une église de Los Angeles, sur les marches de l'autel, le corps d'un prêtre est retrouvé décapité. Sa tête a été remplacée par celle d'un chien. En charge de l'enquête, le détective Rob Hunter découvre qu'un cauchemar récurrent hantait le religieux : qu'on le décapite...
Bientôt les cadavres s'accumulent, chaque victime mourant de la façon qu'elle craignait le plus. Comment le tueur pouvait-il le savoir ? Quel lien unit ses proies ? De qui le serial killer cherche-t-il à se venger ?
Le début d'une traque de tous les dangers pour Rob, à la poursuite d'un tueur déterminé à faire payer le prix fort à ses victimes, le prix de la peur.
Les rouages d'une implacable machine à suspense sont en marche dans ce thriller au rythme effréné qui nous plonge dans la jungle urbaine de la Cité des Anges.
 
A propos de l'auteur 
Né au Brésil, d'origine italienne, Chris Carter a travaillé au bureau du procureur du Michigan comme psychologue criminologue. C'est là qu'il a pu étudier de nombreux serial killers. Il vit aujourd'hui à Londres, ou il se consacre à l'écriture. Après La Marque du tueur, Le Prix de la peur est son deuxième roman publié en France.

 Pour l'état de  Californie , dans le cadre du challenge de Sofynet 24/51