lundi 5 avril 2010

New-York ,chornique d'une ville sauvage

Ainsi commence, au travers de la littérature, la découverte d'une ville fantastique: New York...



Cette ville, j'en rêvais depuis des décennies. Ce rêve je les concrétisé à l'automne dernier.Après de minutieuses préparations, j'ai enfin posé les pieds dans cette ville qui selon la légende, ne dort jamais.Ce fut un choc, un coup de coeur. C'est depuis lors une obsession. Une seule question: à quand le prochain séjour?














C'est avec les livres ayant Big Apple pour toile de fond que je voyage; et ils sont nombreux. La ville inspire de nombreux écrivains, tout comme elle inspire les cinéastes d'ailleurs.






New York, chronique d’une ville sauvage
Auteur : Jerome Charyn
Edition : Découvertes Gallimard n°204 (culture et société)
Nombre de pages : 171
Table des matières :
I. Petit abrégé d’histoire
II. New York au XXème siècle
III. L’autre New York : Harlem
IV. New York, cité mythologique du crime
V. New York, passé, présent, futur
Témoignages et document


Quatrième de couverture :
Ville rêvée, ville bâtie sur une ile, New York concentre toutes les énigmes, toutes les contradictions du Nouveau Monde. « Aux avant-postes de l’esprit et de imagination, New York devient après la Seconde Guerre mondiale la capitale du XX ème siècle, une vile qui peut à la fois entretenir la vieille culture européenne et en créer une autre bien plus extravagante, de son cru. »
En ce royaume magique se rejoignent acteurs , peintres, musiciens, écrivains, photographes et danseurs,. New York, c’est aussi Harlem, la « ville sombre », qui découvre sa propre voix dans les années vingt, et dont l’histoire chatoie entre beauté et humiliation. Ville hors- la loi : New York est encore la cité où le crime est un art. De cette ville- là, Jerome Charyn est le fils. Il parcourt sa légende et ses rues, pour se faire le chroniqueur de ses blessures et de ses rêves.


Appréciation
Cet ouvrage n’est ni un guide touristique, ni un recueil pratique, ni une suite chronologique de date. C’est un peu plus que cela. Certes, il aborde l’histoire de cette ville, sans laquelle on ne peut comprendre ce qu’elle est aujourd’hui. La formidable vitalité artistique prend tout son sens dans le chaos dans le quel se trouvait l’Europe, et qui a vu ses artistes, ses intellectuels, ses savant la quitter pour le Nouveau monde.
L’intérêt de l’ouvrage, c’est le « zoom » Harlem et son histoire. Et c’est pour moi, une découverte, car je l’ai peu vu abordé dans mes précédentes lectures concernant New York. L’auteur explique comment Harlem est devenu le quartier noir.
L’autre aspect de la ville qui est abordé est le crime. La ville s’est construite autour des gangs .L’auteur explique et commente l’évolution de la criminalité qui a longtemps été un réel problème. Cela a d’ailleurs donné une filmographie célèbre.
Comme toujours dans cette collection, l’iconographie est soignée et utilisée intelligemment. Cela en fait un ouvrage facile à lire et digeste.
Les « témoignages et documents » de la fin du livre permettent au lecteur de compléter sa lecture par des extraits de la littérature sur le sujet.
Si j’ai acheté et lu ce livre c’est bien évidemment parce j’ai été « emportée » par cette ville au cours d’un récent séjour. Qui ne le serait-pas d’ailleurs ? New York ne laisse pas indifférent. On l’aime ou on la déteste (rarement il est vrai) mais on en revient pas indemne. Cependant, nul besoin d’y être allé pour le lire, bien au contraire.


dimanche 4 avril 2010

Renoir "Il faut embellir"


Auguste Renoir




Peintre né en 1841; mort en 1919
père du cinéaste
















Renoir
« Il faut embellir »
Auteur : Anne Distel
Spécialiste de la peinture impressionniste et conservateur en chef au Musée d’Orsay
Editeur : Découvertes Gallimard (2009)
Nombre de pages : 174
Quatrième de couverture :
« Pour moi, un tableau doit être une chose aimable, joyeuse et jolie », déclarait Auguste Renoir. En plus de cinquante années de carrière et quelques millier de tableaux, le peintre, qui estimait que la peinture est faite « pour décorer les murs », a révélé la grâce de ses personnages dans la lumière impressionniste. D’abord méconnu et souvent refusé aux salons officiels, mais soutenu par un petit cercle d’amis et d’admirateurs, il connaît la consécration en entrant au Louvre de son vivant, sans jamais perdre son immense modestie. »Je crois que je commence à y comprendre quelque chose », murmurait-il à sa garde malade en lui rendant ses pinceaux peu avant sa mort.
Anne Distel montre comment Renoir, par les touches de son éclatante palette, a su transfigurer la banalité.
Appréciation :


Il est essentiel à mes yeux, de connaître un minimum d’éléments biographiques, pour profiter pleinement d’une exposition consacrée à un artiste. En effet, une Œuvre (au sens général) est étroitement liée au vécu d’un artiste, quel qu’il soit.
C’est justement la finalité de cette collection Gallimard-découverte : donner à l’amateur d’art (non professionnelle que je suis) un socle culturel nécessaire mais suffisant pour ne pas me noyer dans des détails qui me feraient perdre le plaisir de promener mes yeux sur la peinture.
Bien entendu je connaissais Renoir ; j’en avais déjà vu quelques œuvres » en vrai ». A l’automne dernier, les galeries nationales du grand Palais à Paris, présentaient une exposition originale consacrée à une période bien particulière du peintre : sa période post-impressionniste.
Ce petit livre, très bien documenté, répondait exactement à ce que je recherchais :
*Une biographie à la fois claire, complète et non asphyxiante
*Des propos illustrés de reproductions, de commentaire, et d’images d’archives
*Un choix de témoignages et documents
Le tout dans un charmant volume, en format poche .




samedi 3 avril 2010

Ru

Ce soir je voulais vous parler de mon dernier coup de cœur "livresque".Ce livre, que vous avez dans le collimateur depuis quelque temps, et qui sitôt en votre possession, vous happe au point de plaquer les autres ouvrages sans la moindre considération.Une petite pépite.............


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Ru
Auteur : Kim Thuy
L’auteur a quitté le Vietnam avec d’autres boat people à l’âge de dix ans. Elle vit à Montréal depuis une trentaine d’années. Son parcours est hors du commun. Elle confie avoir fait toutes sortes de métiers- couturière, interprète, avocate, restauratrice- avant de se lancer dans l’écriture (en français) de ce premier roman.

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Editeur : Liana Levi
Nombre de pages : 143
Quatrième de couverture :
Une femme voyage à travers le désordre de ses souvenirs : l’enfance dans sa cage d’or à Saigon, l’arrivée du communisme dans le sud-Vietnam apeuré, la fuite dans le ventre d’un bateau au large du golfe du Siam, l’internement dans un camp de réfugiés en Malaisie, les premiers frissons dans le froid du Québec. Récit entre la guerre et la paix, ru dit le vide et le trop plein, l’égarement et la beauté. De ce tumulte, des incidents tragicomiques, des objets ordinaires émergent comme autan de repères d’un parcours. En évoquant un bracelet en acrylique rempli de diamants, des bols bleus cerclés d’argent ou la puissance d’une odeur d’assouplissant, Kim Thuy restitue le Vietnam d’hier et d’aujourd’hui avec la maîtrise d’un grand écrivain.
Grand prix RTL-Lire 2010
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Appréciation :
Avec pudeur, sobriété et délicatesse, l’auteur des dévoile via la narratrice. Elle y raconte, au gré de ses souvenirs, son exil ; un exil que l’on devine douloureux. Ce roman- l’ouvrage est présenté comme tel- ne suit pas la construction habituelle d’un roman. En effet, de cours chapitres relatent dans un joyeux désordre le vécu d’une femme que j’imagine frêle, mais tellement solide par ailleurs.
Il n’y a aucune amertume, aucune rancœur, aucune plainte dans ces souvenirs ; une leçon de vie, une ode à tous ceux que le destin chassent de chez eux.

Histoire de la Bavière

alors tout naturellement,en voici une histoire:




Histoire de la Bavière


Auteur : Henry Bogdan

A également publié, chez Perrin, l’histoire des Habsbourg des origines à nos jours

Edition : Perrin (2007)

Nombre de pages : 335 + notes, tableaux généalogiques, cartes

I. Lente émergence du peuple bavarois
II. La résurrection de la puissance Bavaroise
III. La Bavière, pièce maitresse du Saint Empire
IV. Le royaume de Wittelsbach
V. Les temps difficiles
VI. La Bavière depuis 1945


Quatrième de couverture
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Sissi, la princesse bavaroise qui épousa l’empereur François-Joseph, Louis II et ses châteaux, le Bavarois Ratzinger, élu pape Benoit XVI EN 2005, voilà à quoi se limite, en général, notre connaissance de ce pays. Henry Bogdan a entrepris dans ce livre de faire connaître l’exception bavaroise et de retracer l’histoire d’un état qui commence au VI ème siècle, avec l’installation des Bajuwaren sur les anciennes terres de Rhétie et de Norique.
Etrange exception, en effet : voilà un pays demeuré catholique au moment où l’Allemagne basculait dans la réforme luthérienne ; un pays traditionnellement lié aux Habsbourg, mais qui joua parfois la carte française ; un pays traditionnellement conservateur qui connut deux révolutions en 1918 et 1919 ; un pays, jaloux de son autonomie , qui fut à l’origine de la reconstruction de l’Allemagne au lendemain de la seconde guerre mondiale et dont l’un des siens, Ludwig Erhard, fut avec sa réforme monétaire de 1948 le père du miracle économique allemand ; un pays, enfin, considéré longtemps comme le parent pauvre de l’économie allemande et qui est aujourd’hui le Land le plus dynamique de l’Allemagne réunifiée.

Appréciation :

Une fois n’est pas coutume, ça n’est pas une critique lu dans la presse qui m’a fait acheter ce livre, mais une rencontre avec l’auteur dans une allée d’un salon littéraire de ma ville, le Livre sur la place. La vue d’une de ses publications que j’avais lue et beaucoup appréciée (histoire des Habsbourg), m’a poussé à le saluer et le lui dire. De là, tout naturellement, il me parle de son nouveau livre qu’il présente au salon. De vieux souvenirs, de séjour en Bavière remontent à la surface ; les châteaux de Louis II et la colossale fête de la bière de Munich me convainquent d’acquérir ce livre et de me le faire dédicacer.

Ce Livre n’échappe pas au défaut habituel des ouvrages d’histoire, et notamment la succession de dates et de souverains. N’est pas Hélène Carrère d’Encausse qui veut !!
La première partie de l’ouvrage sera, pour moi, assez rébarbative à lire ; pour la période allant jusqu’au 14 ème siècle. L’auteur, aura, cependant la bonne idée, de monter à quel point la Bavière s’est élevée en point de passage obligé entre l’est et l’ouest, et le sud et le nord de l’Europe.
Le 15ème siècle et l’installation du Saint Empire Germanique devient plus captivant pour moi. Le siècle des Lumières sera important pour la Bavière, qui sera aussi très concernée par les révolutions industrielles. Je regrette en revanche que le règne de Louis II ne soit pas plus détaillé, surtout la relation artistique entre le souverain et Wagner.
L’auteur, analyse assez bien le rôle et la place de cet état entre les deux guerres mondiales avec le développement du national socialisme.

Une histoire de la Bavière



Aujourd'hui, j'ai choisi de vous emmener en Bavière; Land du sud-est de l'Allemagne.
Une destination qui pour moi est déjà ancienne, mais qui m'a laissée un souvenir particulièrement agréable.
C'est notamment le pays des châteaux merveilleux de Louis II de Bavière, des lacs, de la fête de la bière , de BMW............une terre où se côtoie la tradition et la technologie.

vendredi 2 avril 2010

Le bourreau

J'inaugure mon blog que je dédis à mon univers culturel avec le premier partenariat littéraire en compagnie du forum Partage-lecture auquel il m'a été offert de participer.Ce sont aux éditions du Cherche -midi que je le dois avec le roman que je vous présente ci dessous:


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Le Bourreau
Auteur : Pierre Boulle
Editeur : Le Cherche-midi
Nombre de pages : 214
Quatrième de couverture :
Roman étonnant et introuvable depuis des décennies, "Le Bourreau" (1954) atteste une fois encore des exceptionnelles qualités de conteur de Pierre Boulle.
Le narrateur du "Bourreau" reçoit les confidences d'un vieux médecin chinois chargé, dans les années 1920, du contrôle médical des exécutions capitales dans la ville de Yi-Ping. Le cérémonial précédant la décapitation est décrit avec un luxe de détails. Or, après une exécution, à la suite d'une dénonciation, une enquête est ordonnée. Le résultat de celle-ci est clair et net : c'est un cadavre qui a été supplicié et non un homme vivant.
Le bourreau avoue bientôt avoir empoisonné le condamné ainsi que les sept autres qui l'ont précédé.
Lors de son jugement, le bourreau racontera son périple avec sa femme aveugle à travers la Chine. L'occasion d'une scène de bravoure où Pierre Boulle décrit l'assaut du couple par des rats pendant plusieurs jours.
Un roman captivant de bout en bout.
Mon avis :
D’abord je tiens à remercier les éditions du Cherche-midi dont le partenariat m’a permis de découvrir et lire cette œuvre.
La lecture des cinquante premières pages, ont été laborieuses. C’est lorsque l’auteur est rentré dans « le vif du sujet », lorsque le bourreau a fait son apparition que je me suis sentie happée par l’histoire, au point de plus vouloir poser le livre……
J’ai trouvé l’histoire atypique, dérangeante même à bien des égards. Le vieux médecin n’épargne le lecteur dans ses descriptions .L’épisode de l’attaque par les rats subie par le bourreau et sa femme en est un exemple flagrant.
Bien que les actes du personnage principal soient particulièrement odieux et cruels, bien qu’il ne soit pas particulièrement convaincu du caractère abominable de son comportement, je n’arrive pas à le détester. En effet, son histoire m’a aussi touchée, ses conditions de vie m’ont interpellée ; c’est peut-être cela qui m’inspire à son égard « une certaine complaisance ».
La personnalité du vieux médecin chinois, en revanche, me rebute davantage par son côté voyeur et son insistance.


Ouverture du blog de Mimi

Je me lance.........j'ouvre aujourd'hui mon blog de littérature .N'y voyez rien de pompeux, c'est juste que j'en ai un peu assez de lire dans mon coin; j'ai envie de faire partager mes goûts, mes envies,mes lectures; Tout simplement.

Que vous dire de moi, si ce n'est que je n'ai pas toujours aimé lire...loin s'en faut. Je dirais même qu'étant collégienne, c'était la croix et la bannière pour me faire lire. C'est l'exemple maternel qui a fait son chemin.
Si bien que désormais, je ne passe pas une journée sans lire au moins 1 page.
Je lis de tout, ou presque tout:
* des livres, bien sur: romans, classiques et contemporains, un peu de policiers, de l'histoire, un peu de psycho et spiritualité...
*La presse, énormément........Aucun domaine ne m'échappe: politique, magazines de voyage, arts, musiques...


Au fil des jours je tenterai de vous faire partager mes lectures, de vous publier des critiques, des avis.