vendredi 28 février 2014

Mourir, la belle affaire


Cela commençait bien, comme un polar traditionnel… mais très vite les choses se sont un peu compliquées.
La mort rode sans cesse dans cette capitale en altitude. Arturo Fernandez, le légiste n’en finit pas de dépecer les cadavres pour les faire parler. Heriberto, lui enquête.
Tout cela s’entrecroise, les personnages se multiplie ; Quito,la capitale, en est un à part entière.

Pas vraiment un polar au sens où je l’entends (et où je l’apprécie), un peu roman noir ; ce roman est plutôt à mon sens une chronique urbaine macabre à laquelle, je dois dire, j’ai eu un eu de mal à m’acclimater. Non pas pour le côté macabre, mais par la forme du roman. Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé ; juste que je ne me suis jamis vraiment sentie investie, et que je ne suis pas parvenue à déterminer ce que l’auteur avait voulu me dire à travers ce roman.
Voilà un ouvrage atypique dont on ne peut pas nier les qualités (même si j’ai du mal à les faire ressortir tant ce que j’en attendais n’est pas au rendez-vous), qui pourra sans aucun doute plaire, mais qui, e ce qui me concerne ne me laissera pas un souvenir impérissable.

Je remercie les éditions Ombres noires et Babélio dans le cadre d’une opération masse critique. 

Mourir la belle affaire, Alfredo Noriéga
Ombres noires, Octobre 2013
250 pages


4ème de couverture :

Arturo Fernandez, médecin légiste de Quito, superpose aux éléments d'une enquête les destins des individus condamnés à passer entre ses mains. Sur fond de ville déchirée par un relief chaotique, le premier polar équatorien publié en France, bat au rythme de vies qui s'entrecroisent.

Équateur, Quito, 2850 mètres d'altitude. Une Subaru est percutée par une Cherokee. Dans la Subaru, deux morts et une survivante, María del Carmen. A l'arrivée de la police, la jeune fille, encore sous le choc, promet à l'inspecteur Heriberto Gonzaga de l'épouser s'il retrouve les coupables. Mais à Quito, les accidents de la route sont légions et l'affaire est vite classée. Quelques mois plus tard, rongée par la culpabilité d'avoir survécu, María del Carmen se jette du haut d'une falaise. En découvrant son corps, Heriberto se souvient de sa promesse et reprend l'affaire. Il découvre que le dossier a été étouffé...

Tout en maniant le scalpel, Arturo Fernandez raconte l'histoire de María del Carmen et Heriberto, mais aussi celle des habitants anonymes d'une cité entourée de volcans, fragilement bâtie sur des collines sillonnées de ravins. L'enquête et tous ces récits peu à peu s'entrecroisent et construisent le tableau d une ville violente, indifférente, passive devant l'injustice sociale, le destin et l'acharnement de la nature. Un lieu où la mort est quotidienne et sans autres conséquences qu'intimes pour ceux qu'elle frappe.
A propos de l’auteur :

Alfredo Noriega est né en 1962. Il vit à Paris depuis 1985, où il donne des cours d’espagnol et de théâtre dans une école de commerce. En Espagne, il a publié plusieurs manuels de langue. Il écrit de la poésie et est l’auteur de plusieurs romans dont « De que nada se sabe »  adapté au cinéma en Équateur. Son roman Mourir, la belle affaire paraîtra chez Ombres Noires en octobre 2013.



 Passage par l’Équateur pour le tour du monde de Helran .

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