lundi 15 mai 2017

Les heures souterraines



Mathilde et Thibault… Elle est cadre dans une grande entreprise ; lui est médecin  urgentiste.
Mathilde et Thibault ne se connaissent pas. Ils vivent la brutalité de ce monde : lui par procuration, elle de plein fouet ; la brutalité qui s’exprime au grand jour, comme celle feutrée qui n’ose dire son nom mais qui distille goutte à goutte insidieusement.

Delphine de Vigan nous décrit notre monde, notre société ; celle des perdus, des faibles, des trop bons, des courageux ; celle qui broie, celle qui fracasse.

Delphine de Vigan nous raconte deux mondes parallèles qui avancent sans jamais se rencontrer au travers de deux personnages qui suivent malgré eux la marche forcée du temps qui tel un rouleau compresseur avale tout sur son passage et laisse en retour indifférence et  mal-être.

Ce roman aurait gagné en puissance et aurait mieux imprimé sa marque si la fin avait été autre, en tout cas moins évasive et moins filante. C’est le seul reproche que je puisse lui faire ; parce que j’ai beaucoup aimé le rythme, le ton et la manière d’amener les choses.

Les heures souterraines de Delphine de Vigan, chez Lattès (Août 2009, 280 pages), disponible au livre de poche (Mars  2011, 260 pages)


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