vendredi 6 avril 2018

Loin des bras


Non loin d’un lac, au milieu des  montagnes, la pension Alderson accueille les gosses de riches familles L’institut Alderson dirigé par Madame, veuve du fondateur, aidée par sa sœur Gisèle avec laquelle elle entretient des relations que nous qualifierons de douteuses….

La pension  connait quelques difficultés ; elle perd des enfants, et elle va devoir se réorganiser un peu pour limiter les frais. Jusqu’au jour où elle reçoit une proposition de rachat…

Metin Arditi nous propose un quasi huis-clos dans lequel évoluent un certain nombre de personnage qui ont tous leur talon d’Achille, leur " cadavre dans le placard", leur secret plus ou moins gros et plus ou moins avouable. Chacun, va au fil du roman se révéler, se dévoiler. Chacun, au fur et à mesure que la crise éclate, et que l’avenir se fait de plus en plus incertain les armures se fendent…

L’auteur du Turquetto est un formidable conteur. Et c’est pour cela que j’apprécie de le lire (un peu moins pour ses ouvrages plus récents) Il a le don de nous faire voyage, dans l’espace ou le temps. Ici, c’est une plongée dans la toute fin des années cinquante  dans la Suisse secrète, celle de ses écoles à l’abri du monde et de son système éducatif élitiste.
De courts chapitres rythment ce roman au gré de ses multiples personnages dont l’auteur scrute avec précision le passé et dont le présent constitue autant se solitude qui ont peine à se rencontrer.

Loin des bras de Metin Arditi, chez Actes Sud (Août 2009,432 pages), disponible en poche chez Babel (Août 2011,432 pages)


Né en 1945 à Ankara, Metin Arditi vit à Genève. Il préside l'Orchestre de la Suisse romande et la fondation Les Instruments de la Paix-Genève. Son oeuvre, publiée chez Actes Sud comprend notamment,La pension Marguerite, La fille des Louganis (2007 ; Babel n° 967), Loin des bras (2009 ; Babel n° 1068) et Le Turquetto (2011), Prince d'orchestre (2012) La confrérie des moines volants (Grasset 2013)

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