samedi 8 septembre 2018

33 tours


Aisha revient le temps des obsèques de son père, dans la banlieue qui la vue grandir. Elle est accueillie par Michael, qui lui n’a pas quitté les lieux de son enfance. Il vit toujours avec sa mère, originaire des Antilles, travailleuse forcenée et soucieuse de la bonne éducation de ses deux garçons Michael et Francis

Dans ce court roman il est  question du présent comme du passé de ces trois jeunes gens, tous issus de l’immigration et tous confrontés, à u moment ou à un autre aux affres de l’intégration.

Construit sur une succession allers et retours (pas toujours bien matérialisés, d’ailleurs), ce roman  est écrit sous le prisme de Michael qui au fil des retours sur un passé vieux de 10 ans.

L’amour filial, mais plus encore l’amour fraternel est en quelque sorte le fil rouge de cette histoire teintée également de relents de hip-hop ; mais en ce qui concerne cela, pour moi ce fût nettement plus flou, voir anecdotique ; d’où le titre français auquel je préfère nettement celui en langue originale "Brothers" plus proche de la réalité ; mais ça n’est là que mon humble avis.

Je sors peu convaincue de cette lecture ; non pas à cause du sujet et de l’histoire qui m’ont globalement intéressé, mais à cause du manque de souffle romanesque. Cette histoire, de par sa mise en forme et sa brièveté ne nous emporte pas vraiment .
Dommage !

Roman lu pour le 17 ème prix du Roman Fnac (2018)

33 tours de David Chariandy, traduit de l’anglais par Christine Raguet, aux éditions Zoé (Septembre 2018, 170 pages)


Né en 1969, David Chariandy a grandi à Scarborough, une banlieue difficile de Toronto. Il vit aujourd’hui à Vancouver, où il enseigne la littérature à la Simon Fraser University. Son premier roman, Soucougnant, (Zoé, 2012), l’a consacré parmi les principaux auteurs canadiens contemporains. Chariandy puise son inspiration au sein de la diaspora caribéenne au Canada et traite de son intégration à la culture locale.

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