vendredi 21 septembre 2018

Comme un seul homme


Une silhouette masculine dominant deux autres silhouette….la couverture de ce roman donne le ton, et ne laisse guère espérer de positif….

Un père embarque manu-militari ses deux garçons, suite au divorce houleux d’avec leur mère. Du Kansas, ils gagnent le Nouveau Mexique pour redémarrer une autre vie, lin d’une mère que l’on accable.
A priori, rien d’anormal…sauf que la situation de dégrade rapidement et gravement. Le père sombre dans la drogue, les mauvaises fréquentations, la violence laissant deux frères livrés à eux-mêmes et forcés d’endosser des responsabilités d’adultes alors qu’ils ne sont que des adolescents.
Ce roman, le premier publié de l’auteur, s’installe très vite dans une ambiance plombée, suffocante. Il invite le lecteur à rester sur ses gardes, à rester en retrait, derrière l’un des fils qui en est le narrateur à attendre un épilogue qu’il devine dramatique.

Sauf que qu’à mon grand désarroi, la fin tombe à plat. Avec un début presque idyllique, suivi d’une montée en puissance trop brutale pour être vraie, le tout s’achève assez bizarrement.

Le tout n’est pas désagréable à lire, mais n’incite guère à l’implication. Une lecture en demi-teinte qui ne me laissera pas un souvenir impérissable.

Lecture en partenariat avec les éditions Fayard et Netgalley

Comme un seul homme de Daniel Magariel, traduit de l’américain par Nicolas Richard, chez Fayard (Août 2018, 190 pages)


Originaire de Kansas City, Daniel Magariel est diplômé de l’Université de Columbia et de l’Université de Syracuse, où il a notamment étudié la littérature auprès de l’écrivain George Saunders. Daniel Magariel vit désormais à New York. Comme un seul homme est son premier roman.



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