mercredi 12 juin 2019

Un jardin en Australie


J’aime voyager en lisant ; c’est peut-être pour cela que j’ai une petite préférence pour la littérature d’ailleurs. Mais quand un auteur français sort des problèmes franco-français et qu’il me porte ailleurs, et si possible très loin, je ne dis jamais non !

Construit selon deux points de vue, Un jardin en Australie nous mène au cœur du bush, des mines et des esprits aborigènes.
Valérie et son mari ont fui la France pour s’installer dans une maison qui fut autrefois celle d’Ann ; une maison bordée d’un jardin auquel Valérie s’attache à redonner son lustre d’antan. Ann, s’était en son temps pris de passion pour les essences et les fleurs les plus variées.
Ann, de l’au- delà observe et se souvient de ce qui fut sa vie …

Dans ce court texte, il est surtout question de l’exil ; intérieur et par-delà les mers.
Les descriptions y sont intéressantes. J’ai aimé l’idée de concentrer les personnages autour d’un jardin que l’on imagine aisément extraordinaire.

Si j’ai aimé le voyage, le dépaysement, et le côté onirique de ce roman, il m’a malgré tout laissé un peu sur ma faim. J’en espérait davantage de force et de développement.

Un grand merci aux éditions Grasset et Netgalley pour la lecture de cet ouvrage.

Un jardin en Australie de Sylvie Tanette chez Grasset (Mars 2019,180 pages)


Sylvie Tanette est critique littéraire aux Inrocks et à la Radio suisse romande. Elle a publié un premier roman, Amalia Albanesi, en 2011 (Mercure de France).


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