dimanche 29 août 2010

Le désert des tartares




Heureux d'échapper à la monotonie de son Académie militaire, le lieutenant Drogo apprend avec joie son affectation au fort Bastiani, une citadelle sombre et silencieuse, gardienne inutile d'une frontière morte. Au-delà de ses murailles, s'étend un désert de pierres et de terres desséchées, le désert des Tartares.
A quoi sert donc cette garnison immobile aux aguets d'un ennemi qui ne se montre jamais ? Les Tartares attaqueront-ils un jour ?
Drogo s'installe alors dans une attente indéfinie, triste et oppressante. Mais rien ne se passe, l'espérance faiblit, l'horizon reste vide.
Au fil des jours, qui tous se ressemblent, Drogo entrevoit peu à peu la terrible vérité de fort Bastiani.
" Ainsi se déroulait à son insu la fuite du temps" p75
" L’existence de Drogo, au contraire s’était comme arrêtée. La même journée, avec ses évènements identiques, s’était répétée des centaines de fois sans faire un pas en avant. Le fleuve du temps passait sur le fort, lézardait les murs, charriait de la poussière et des fragments de pierres, li !ait les marches et les chaines, mais sur Drogo il passait en vain, ; il n’avait pas encore réussi à l’entrainer dans sa fuite." P 80
"Quatre années s’étaient écoulées depuis lors, une respectable fraction de vie, et rien, absolument rien n’était arrivé qui pût justifier tant d’espoirs." p144
Ainsi le temps, qui passe, qui court, qui fuit, est le maître mot de ce roman. Et pourtant cela n’a rien d’évident au début.
Hormis le fait que l’action se situe au somment d’une montagne, dans un fort, le lecteur ne sait rien de plus quand au lieu, et au temps. Dès le début, il règne une intemporalité que j’ai trouvée assez particulière. Seules les saisons rythment le récit.
L’attente est l’occupation principale, unique même de Drogo et ses camarades militaires. Ils sont à l’affut d’un ennemi hypothétique, qui tarde à venir. Viendra, viendra pas ?
Et si l’ennemi n’était finalement pas ailleurs, plus intime aussi ?
L’absurdité est poussée à l’extrême ; passer une vie à attendre. Mais quoi ? Tout est là.
L’espoir dans son expression la plus noire.
"Effectivement s’avançait contre Giovanni Drogo l’ultime ennemi .Non point des hommes semblables à lui, (…), mais un être tout puissant et méchant." P 229
L’écriture de Dino Buzzati, est belle, et son style est soigné. La lenteur du démarrage m’a un peu décontenancée. J’avais peine à avancer, mais paradoxalement, je me sentais intriguée au fur et à mesure.

Dino Buzzati-Robert Laffont-231 pages


mardi 24 août 2010

Colline



Un hameau provençal cerné de blé, de lavande, de genièvre. Le père Janet contemple cette nature depuis des années, il en connaît les sortilèges, et les secrets qui bruissent sur la colline. En montrant jadis où il fallait creuser pour capter l’eau, il a donné une fontaine, la vie, au village. Mais aujourd’hui Janet est vieux, couché près de l’âtre , il attend la mort en délirant. Ses paroles mystérieuses, menaçantes, inquiètent ses proches : c’est peut-être le signe qu’un danger plane sur le village. La fontaine tarit, une fillette tombe gravement malade, un incendie détruit les terres…..Et si le vieux sorcier, se sentant finir, avait décidé de précipiter le village avec lui dans la mort ?

Cruel est le dilemme : faire ou ne pas faire de critique. Quand un livre plait, ou au contraire ne passe pas, la question ne se pose pas ; il y a à dire quelle que soit l’option. Mais quand un livre laisse indifférente, quand une fois le livre fermé, les yeux sont grands ouverts en voulant dire "oui, et alors que vais-je faire de tout cela maintenant que j’ai terminé ?"
C’est à peu près l’état d’esprit qui était le mien, au beau milieu de mes vacances, alors que j’étais détendue, heureuse, libérée de pensées parasites qui m’encombre l’année durant, et que j’ai refermé ce livre.
L’écriture de Giono est belle, les mots sont bien choisis. Il y a un fond d’histoire, qui appelait plutôt à humer une ambiance, à ressentir un terroir.
Je pensais y sentir la garrigue, le romarin. Je comptais entendre chanter les cigales. Je me réjouissais comme avec Pagnol de cet accent provençal qui sent les vacances et le soleil…..
J’ai eu beau ouvrir en grand mes narines, pas d’odeur flatteuse.
J’ai eu beau ouvrir mes oreilles, et là c’est sur, je sais faire, pas de cigales pour bercer les fins de soirées
J’ai eu beau d’essayer, pas d’accent Provençal à la Pagnol.
Rien, un livre que l’on ferme comme on éteint une lampe derrière soi pour aller ailleurs…….
Giono, que je ne connaissais pas, ne m’a pas touchée. Je n’ai pas aimé, je n’ai pas détesté ; j’ai simplement été impassible devant tout cela.

Lu dans le cadre de la lecture commune d'août avec Grain de sel
Jean Giono- Grasset-189 pages

vendredi 13 août 2010

Blog en vacances............


Les vacances sont enfin arrivées; mon blog aussi a droit à un repos bien mérité.

A plus tard avec , je l'espère ,des lectures de vacances à faire partager


jeudi 12 août 2010

La femme blessée


Elle incarne la vieille France, lui l'ambition politique.
Ils sont mariés depuis vingt ans et forment ce couple idéal taisant mine de petit-déjeuner en double page des magazines avec des sourires qui ne sont pas du petit matin. Peu à peu, cette vie sur papier glace va très banalement tourner au vinaigre. Elevée pour être une épouse et une mère parfaites, Victoire est pourtant invitée à laisser la place. Son éducation, ses sentiments, les lois de son milieu le lui permettront-ils ? le temps d'une crise, toute l'histoire du couple, son passé comme son avenir, peu à peu se dévoile.

Peut-on échapper aux règles non écrites inhérentes à son milieu social ? La femme est-elle vraiment plus libre de sa destinée de nos jours ? Telles sont les deux questions que je me pose une fois avoir terminé ce livre.
Caroline Pascal fait rentrer le lecteur au cœur d’un monde où tout n’est que façade, silences, manigances, mensonges, petits arrangements entre « amis », ragots.
Victoire Mornas, née de Clervy, a obéi à tous les codes que son milieu impose. Elle facilitera l’ascension sociale de son mari, Henry, et l’envol de sa carrière politique. Parce que dans ce milieu, il en est ainsi ; les petites filles sont éduquées à cela dès leur plus tendre enfance. Quoi qu’il arrive, il faut se taire, et fermer les yeux, serrer les dents, souffrir en silence, mais sourire au monde.
Victoire, est délaissée, bafouée, trompée. C’est un détail insignifiant qui lui ouvrira les yeux. Elle n’en peut plus, n’accepte plus cette vie là.
Henry c’est le sale type par excellence. Il n’est pas de bien loin, un peu infirme- canard boiteux comme l’appellent ses beaux parents, mais a une ambition dévorante. Tous les moyens sont bons. Il est profiteur, cynique, avide de reconnaissance, infidèle pour finir.
Caroline Pascal analyse intelligemment et sans complaisance une société qui n’accepte pas ceux qui ne sont des leurs et qui font comme si.
« Dans un couple tout n’est pas bon à dire, Les hommes ont leurs affaires qui ne nous concernent pas et il vaut mieux ne pas les connaître. On ne comprendrait pas, on s’affolerait peut-être, on ferait même des bêtises qu’ils nous reprocheraient sans doute. Et avec raison » p 82 (c’est la mère de Victoire qui parle à sa fille)
J’ai trouvé que l’auteur faisant un minutieux décorticage des codes de l’aristocratie, et cela pouvait donner par moment à des dialogues savoureux .Je retiens en particulier quand Victoire vouvoie sa mère, où lorsque les même se lâchent en privé, avec des propos loin des mots convenus qu’elles peuvent avoir en société….
Les temps changent, mais rien ne change. Combien de Victoire sont encore réduites à accepter l’inacceptable au nom de la raison d’état, ou de la raison tout court ?
Si à la fermeture de ce livre la fin m’a surprise, avec le recul, pouvait-il vraiment en être autrement ?
Un livre qui fait réfléchir sur la condition féminine.
Tout cela me remet en mémoire un vieil adage, mais toujours d’actualité : mieux vaut vivre seule, que mal accompagnée.

Caroline Pascal-Plon-256 pages

A propos de l'auteur


Normalienne, agrégée, docteur es lettres, Caroline Pascal est universitaire. Elle a traduit en français les deux grands écrivains espagnols de la fin du XIXe siècle: Emilia Pardo Bazán et Benito Pérez Galdos. Elle est l'auteur de deux romans salués par la critique, Fixés sous verre (Plon, 2003) et Derrière le paravent (Plon, 2005).

lundi 9 août 2010

Un jour en mai

Ça se passe un jour en mai. En 1972. Alex Pappas, 16 ans, décide de suivre ses acolytes pour une virée dans le quartier noir, histoire de semer un peu la pagaille. Forcément, l'affaire tourne mal. Trente-cinq ans plus tard, le souvenir de l'" incident " est toujours vivace. Certains cherchent à se racheter, d'autres veulent à nouveau en découdre. Tous ont encore la rage au ventre

Autant le dire de suite, cette lecture, souhaitée et choisie, fut laborieuse et dénuée de plaisir. Je m’attendais à trouver un polar, comme indiqué sur le livre (ayant été primé par les lecteurs comme le meilleur polar de l’année 2010)………. Ce livre n’est pas un polar, tout au plus un thriller très édulcoré (et encore), mais avant tout une chronique socio-urbaine.Il est inutile de chercher le moindre suspens, il n’y en a pas.
La narration manque de piquant, d’entrain, et de dynamisme. Autrement dit, je me suis assez vite ennuyée dans cette lecture. Celle ci n’est pas ans rappeler de grandes similitudes avec ce que j’ai pu lire de Richard Price……….. George Pelecanos aura le mérite d’avoir limité le nombre de pages afin de ne pas effrayer le lecteur.
Les personnages sont à mes yeux trop caricaturaux, et sans grandes nuances. Il vient s’y greffer l’Afghanistan et son conflit, les relations urbaines difficiles, l’immigration, la violence……….avec parfois le sentiment de ne pas trop savoir pourquoi tout cela en même temps.
Je ne n’ai pas aimé ce livre, non pas pour son absence de qualité, son style, ou autres, mais tout simplement parce que ce genre ne me convient pas. J’ai besoin d’action, de suspens, de retournements de situation, de personnages qui sortent de l’ordinaire et remarquables dans le bon comme dans le mauvais (mais pas des Monsieur et Madame Tout le monde avec lesquels je m’ennuie assez vite). J’ai besoin d’être captée par un petit fil invisible qui m’entraine inexorablement- sans avoir besoin de me poser mille et une question- et goulument à la dernière page d’un livre.


Je tiens à remercier les éditions Points et Partage-Lecture, qui m’ont permis la lecture de ce livre en partenariat.

George Pelecanos-Points-376 pages
Summer PAL-challenge: 42 livres........pour l'instant, le compte y est....

vendredi 6 août 2010

Corps et âme



A New York, dans les années quarante, un enfant regarde, à travers les barreaux du soupirail où il est enfermé, les chaussures des passants qui marchent sur le trottoir. Pauvre, sans autre protection que celle d'une mère excentrique, Claude Rawlings semble destiné à demeurer spectateur d'un monde inaccessible. Mais dans la chambre du fond, enseveli sous une montagne de vieux papiers, se trouve un petit piano désaccordé. En déchiffrant les secrets de son clavier, Claude va se découvrir lui-même : il est musicien. Ce livre est l'histoire d'un homme dont la vie est transfigurée par un don. Son voyage, à l'extrémité d'une route jalonnée de mille rencontres, amitiés, amours romantiques, le conduira dans les salons des riches et des puissants, jusqu'à Carnegie Hall... La musique, évidemment, est au centre du livre - musique classique, grave et morale, mais aussi le jazz, dont le rythme très contemporain fait entendre sa pulsation irrésistible d'un bout à l'autre du roman. Autour d'elle, en une vaste fresque foisonnante, Frank Conroy brosse le tableau fascinant, drôle, pittoresque et parfois cruel d'un New York en pleine mutation.

A la fermeture de ce livre, je me retrouve identique à la dernière note d’un concert fabuleux : hébétée, les bas en l’air, incapable d’applaudir tellement ce fut beau et bon. Quelqu’un disait qu’après Mozart, le silence qui suivait était encore du Mozart……….l’après de ce livre est encore le livre.
L’écriture se déroule tel un legato, sans rupture ni temps mort ; l’intensité est modulée au gré des mots et des chapitres.
Les pages s’enchainent, tel un mouvement perpétuel dans lequel le lecteur rentre, sans y éprouver la moindre lassitude, aucun mot de trop, aucune longueur. Tout y est intense, concentré, fort.
Je me souviens particulièrement du passage lorsque Claude déchiffre le concerto pour 2 pianos de Mozart…………..j’en entendais presque les notes………frustrée tout de même de pas avoir l’enregistrement à portée de main pour m’accompagner.
La musique est omniprésente, tel un personnage à part entière. Elle fait corps avec Claude Rawling.
« Aussi singulier ou mystérieux que fût l’environnement (…), où qu’il se trouvât, dès qu’il s’asseyait au piano, le monde qui l’entourait n’avait simplement plus d’importance. Sa relation physique avec le piano était immuable. Tout le reste était là. Ses repères étaient là » p 210
Les références musicales sont nombreuses, sans élitisme. Même non averti dans le domaine, le lecteur ‘y retrouvera.
Quel bonheur de se promener avec Mozart, Chopin, Bach, mais aussi les plus grands jazzmen de l’après guerre……
En dehors de la musique, l’auteur a su donner de la consistance à son autre personnage clé du roman Claude Rawling. Nous faisons la connaissance d’un jeune garçon, pauvre, un peu livré à lui-même, qui vit avec une mère fantasque dans le New York bouillonnant des années 40.Son destin était tout tracé………….sauf qu’à New York, dans ces années là, pour peu que l’on soit un peu ambitieux, et travailleur, tout était possible. Si l’on rajoute à cela un petit coup de pouce du destin, la confiance d’un voisin dans lequel Claude va trouver le père manquant, l’avenir s’ouvre en grand devant lui. Un prodige, très vite conscient de ce qu’il est, va prendre le lecteur et l’accompagner dans son ascension musicale, et sociale ; dans sa vie d’homme, avec ses joies et ses meurtrissures, ses secrets.


Assurément ce livre est un immense coup de cœur.




Frank Conroy/Folio/680 pages

3ème livre du challenge Partage -lecture
Summer PAL-Challenge: il reste 43 livres.................

jeudi 5 août 2010

Challenge épistolaire


C'est un genre que je connais peu.

http://decouverteslivresques.blogspot.com/et http://ptite-boukinette.blogspot.com/ organisent un nouveau Challenge:le challenge épistolaire.

D' ici juillet 2011, je lirai entre 3 et 4 ouvrages du genre .Parmi une liste bien fournie, j'en ai dégagé les titres parmi lesquels je puiserai mes lectures.




- Lettres d'Indochine,Lucien de Reinach

- Lettre au père, F. Kafka
-Un homme à distance, K. Pancol
-Inconnu à cette adresse, Kressmann Taylor
-Oscar et la dame rose, E-E Schmitt
-84,Charing cross road, Helene Hanff
-Quand souffle le vent du nord, Daniel Glattauer
-La septième vague, Daniel Glattauer
- La Couleur pourpre, A. Walker
- De profundis, Oscar Wilde
-Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates,M.A Shaffer& A.Barrows

lundi 2 août 2010

Ville noire, ville blanche




Une jeune femme blanche, en état de choc, se réfugie aux urgences d'un hôpital. L'inspecteur qui l'interroge relève très vite dans son récit et son comportement des contradictions... Roman choc entre deux communautés – la noire et la blanche, dans une banlieue new-yorkaise –, ce livre n'est qu'en apparence un thriller et révèle une ampleur sociale et psychologique d'une intensité impressionnante.

« On tient un grand livre qu'on ne lâchera plus. Style sec, nerveux, troublant. Personnages attachants, subtils, torturés. »
"L'Express"

« Entre le noir et le blanc, l'écriture puissante de Richard Price saisit toutes les nuances de la peur. » Elle


Une femme blanche, à priori sans histoire arrive blessée aux urgences, alors qu’on lui a volé sa voiture dans la quelle dormait son fils. Lorenzo, dit Big Daddy, flic noir se voit confié l’enquête. Il y est décrit comme un homme affable, humain, un Monsieur tout le monde en quelque sorte. Jess, journaliste dans un petit journal local, est à l’affut, et espère le bon scoop qui va doper sa carrière.
L’action se situe dans une banlieue ouest de New York, de l’autre côté des rives de l’Hudson ; 2 bourgades qui se font face :Gannon la Noire, Dempsy la blanche.
Tout autour gravite un certain nombre de personnages, dont certains resteront assez nébuleux pour moi……….
Richard Price, dans une première partie laborieuse campe lentement ses personnages, son décor, et l’action, si l’on peut appeler cela une action…….
La seconde partie tant espérée ne sera pas plus exaltante, soporifique, ennuyeuse au possible. J’ai vaillamment lutté durant 400 pages pour jeter l’éponge, sans aucune fierté puisque dans le cadre d’une lecture commune avec Partage –lecture je m’étais fait une joie de le proposer, et de le voir choisi.
En achetant ce livre dont l’action se situe à New-York, je m’attendais à une histoire énergique, une intrigue prenante, haletante, à un tempo rapide, à l’image de cette ville qui ne dort jamais……………..quelle déception à ce point de vue là. A aucun moment je n’ai retrouvé dans ce livre le dynamisme et l’élan qui m’avait tant enivrée.Le titre de ce livre, évoquait un contraste qui convient si bien à Big Apple, et bien je ne l’ai à aucun moment retrouvé dans les lieux de ce livre, ni dans les personnages. Il m’est difficile de m’identifier à l’un d’eux tant ils me paraissent fades.

Richard Price-éditions 10/18-620 pages

quelques mots à propos de l'auteur

Ayant passé son enfance dans le Bronx, Richard Price connaît à la perfection les nombreuses cultures qui composent ce quartier et les rapports entre les différentes communautés. Phénomène littéraire aux Etats-Unis, il est salué par la critique dès son premier livre paru en 1974. Ses romans, comme 'Ville blanche, ville noire' et le 'Samaritain' évoquent les rapports entre les Blancs et les Noirs dans les cités. Scénariste reconnu à Hollywood, Richard Price travaille notamment pour Martin Scorsese sur le film 'La Couleur de l'argent' Oscar du meilleur scénario en 1988, 'Clokers' de Spike Lee, d'après son propre roman, et 'Mélodie pour un meurtre' avec Al Pacino.

Summer-PAL challenge: La PAL comporte 44 ouvrages

dimanche 1 août 2010

Les hirondelles de Kaboul





Dans les ruines brûlantes de la cité millénaire de Kaboul, la mort rôde, un turban noir autour du crâne. Ici, une lapidation de femme, là un stade rempli pour des exécutions publiques. Les Taliban veillent. La joie et le rire sont devenus suspects. Atiq, le courageux moudjahid reconverti en geôlier, traîne sa peine. Toute fierté l'a quitté. Le goût de vivre a également abandonné Mohsen, qui rêvait de modernité. Son épouse Zunaira, avocate, plus belle que le ciel, est désormais condamnée à l'obscurité grillagée du tchadri. Alors Kaboul, que la folie guette, n'a plus d'autres histoires à offrir que des tragédies. Quel espoir est-il permis ? Le printemps des hirondelles semble bien loin encore...


« De plus aucun homme ne doit quoi que ce soit à une femme. Le malheur du monde vient de ce malentendu » p25
« Avec ce voile maudit, je ne suis ni un être humain ni une bête, juste un affront ou une opprobre que l’on doit cacher telle une infirmité. C’est trop dur à assumer » p62
« C’est toi qui a besoin d’attention, pas elle. (…).Résultat, ça t’a fragilisé, et il a suffit à une chienne mal odorante de gémir pour te fendre l’âme. Laisse-la crever. Je t’assure qu’elle est à sa place là où elle est. Après tout ce n’est qu’une femme. » p121
Trois phrases qui m’ont marquée, tout comme hier matin j’ai été confrontée de près, à une ombre en noir, un fantôme dans les rues de ma ville.
Un livre puissant, bouleversant, dont les mots donnent parfois la nausée tant ils sont durs. C’est hélas une vérité ; une vérité qui doit être dite, criée même.
Kaboul, l’armée russe est partie, les talibans ont pris le relai, et instaure un régime de terreur au nom d’un Dieu et d’une foi, d’une « vérité » qu’ils pensent détenir. La ville est anéantie, les Hommes aussi, les Femmes sont emmurées chez elles, ou engrillagées dans un linceul bleu qui les isole du monde telles des pestiférées, des encore moins que rien.
Chacun résiste à sa façon, mais pour combien de temps ?
Yasmina Khadra, dont c’est mon premier livre, a su me toucher au cœur avec ce court mais intense récit.
Mesdames, Messieurs, mettons nos petites querelles politiciennes de côté pour refuser haut et fort chez nous, ce qui nous apparaît comme inacceptable ailleurs.

Yasmina Khadra-Pocket( Julliard)-148 pages

Summer -PAL-challenge: la pile compte 45 ouvrages

samedi 31 juillet 2010

Le dernier empereur:Charles d'Autriche



Vienne, 1916 : l'empereur François-Joseph meurt après soixante-huit ans de règne. Son successeur est son petit-neveu, titré Charles Ier en Autriche et Charles IV en Hongrie. Agé de 29 ans, accédant au trône en pleine guerre, le nouveau souverain possède un programme : la paix, les réformes. Négociant en secret avec les Alliés, il fait l'impossible pour sortir son pays du conflit, mais ses efforts n'aboutissent pas. Proche du peuple, attentif aux questions sociales, il imprime un nouveau style à la monarchie des Habsbourg, mais sa volonté novatrice n'est pas toujours comprise.
En 1918, la guerre étant perdue pour les puissances centrales, la Double Monarchie se disloque et Charles Ier doit quitter le pouvoir. Réfugié en Suisse, il tente par deux fois de retrouver sa couronne en Hongrie. Après cet échec, la famille impériale est reléguée à Madère. Sans ressources, elle y fait l'épreuve du dénuement. Cette page sombre, vécue chrétiennement, s'achève dans le drame : le 1er avril 1922, le dernier empereur meurt de maladie, à l'âge de 34 ans. L'impératrice Zita, sa femme, attend alors son huitième enfant.
En le béatifiant, en 2004, Jean-Paul II a voulu faire de Charles d'Autriche, personnage à qui l'Histoire a réservé une destinée tragique, une figure spirituelle pour notre temps, offrant en modèle son amour de la paix et de la justice, et son humilité.


Cet essai n’est pas un coup de cœur ; néanmoins il fut pour moi d’un grand intérêt. En effet, Jean Sévillia met en lumière un homme que l’histoire a, à plus d’un titre, injustement oublié, et nous plonge dans l’Europe centrale du début du 20ème siècle. Nous sommes en Autriche-Hongrie, un vaste empire réunissant un conglomérat de peuples disparates. C’est l’époque de Freud, Klimt, Mahler ; et l’Europe s’apprête à vivre un conflit sanglant qui va bouleverser le continent.
Charles de Habsbourg-Lorraine, à sa naissance n’est pas appelé à succéder à son grand oncle François –Joseph en fin de règne. Il faudra deux tragédies, le suicide de Mayerling, et l’assassinat de l’archiduc héritier à Sarajevo, pour le proclamer empereur sans y avoir été préparé. Il hérite d’un conflit pour l’arrêt duquel il n’a jamais cessé d’agir. Le souverain est un homme profondément pieux, simple, pragmatique, et humain. Des qualités, qui ne lui permettront pas de s’imposer en temps utiles, ni d’éviter la dislocation de son empire, sous l’influence des Etats –Unis, qui des années plus tard annoncera d’autres orages.
Jean Sévillia dresse le portait d’un homme bon, attaché à sa famille, et, qui, chassé de son pays mourra à 34 ans en exil à Madère.
Il y a une dizaine d’année, un couple refaisait à Nancy le même parcours que le jour de leurs noces célébrées au même endroit 50 ans plus tôt. En effet, Otto de Habsbourg-Lorraine avait souhaité rendre hommage à la Lorraine en se mariant dans la cité Ducale. Il est le fils ainé du dernier empereur d’Autriche, Charles 1er d'Autriche.

Jean Sévillia-Perrin- 332 pages

jeudi 22 juillet 2010

Le jardinier de l'éden


C'est dans sa propre enfance que l'auteur de l'extraordinaire Femmes qui courent avec les loups a puisé ce récit où chaque mot touche l'âme. Il conte l'histoire vraie de son oncle, arrivé de Hongrie aux Etats-Unis à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Zovar, survivant des combats et des camps de travail forcé, n'a qu'un amour : la terre. Par la grâce des histoires et des contes venus de la tradition familiale, il va transmettre à l'enfant une leçon de sagesse, d'harmonie et de communication avec la nature. Cet homme simple, qui crie sa révolte lorsque l'on trace une autoroute à travers les forêts et les champs, possède un secret : celui de l'Eden, que nous transportons en nous sans toujours le savoir.

Voilà un livre présent dans ma bibliothèque depuis une dizaine d‘année ; acheté probablement à un moment de quête personnelle, et qui jusqu’à aujourd’hui attendait son heure. Le moins que l’on puisse dire c’est que l’heure était passée !!!

L’auteur, narre sous forme de conte, dans les yeux d’une petite fille, l’histoire d’un oncle qui, de retour des camps, accueilli par sa famille aux Etats-Unis. Certes les retrouvailles sont émouvantes, pleines en tendresse. Certes il y a de la sagesse dans ce livre…Mais bon…….
Peut-être qu’il aurait fallu que je le lise avant ?
Il me semble que ce livre est né sur la vague du « livre du moi » d’il y a quelques années ; et que la magie s’en est allée. J’ai trouvé cela démodé, plus du tout bénéfique comme cela pouvait l’être à cette époque là.
Un livre qui tout simplement ne correspond plus à mes attentes de lectures. Un genre de livre dont j'ai certainement abusé aussi......

Clarissa Pinkola Estès- Le livre de poche (parution initiale :1998)-122 pages

A propos de l'auteur
Clarissa Pinkola Estés est née aux États-Unis dans une famille d'origine hongroise. Elle est diplômée en ethnologie et en psychologie clinique. Elle est connue pour être une Conteuse et psychanalyste.
Elle a été directrice de l’Institut C. G. Jung de Denver et est à l'origine de la création du concept de femme sauvage, un des archétypes féminins.
Ses écrits en psychologie s'intéressent aux problématiques féminines, très influencés par Carl Gustav Jung. Ces écrits, là font se situer dans un nouveau courant du féministe contemporain, où si la cause du féminisme est bien les femmes alors il faut qu'elles se connaissent pour de vraie et entièrement. Ce positionnement est proche de l'auteure féministe et elle aussi jungienne, Eliane Jung-Fliegans.
On lui doit plusieurs ouvrages, étudiant notamment les grands archétypes féminins qu'elle explore dans un livre intitulé Femmes qui courent avec les loups publié en 1992. Elle a aussi écrit Le Jardinier de l'Eden et Le Don de l'histoire. (Wikipédia)
PAL- Summer Challenge: Pile à 45 ouvrages, avec 2 livres supplémentaires définitivement écartés de la liste


mardi 20 juillet 2010

Le jardin des secrets


Aligné à gauche

En 1913, sur le port de Brisbane, en Australie, une petite fille de quatre ans est retrouvée abandonnée sur un bateau arrivant d'Angleterre, avec pour tout bagage une valise contenant quelques vêtements et un superbe livre de contes de fées. Recueillie par un couple, elle n'apprend son adoption que le jour de son vingt et unième anniversaire. Des années plus tard, Nell décide de partir à la recherche de son passé, en Cornouailles, au domaine de Blackhurst. A sa mort, sa petite-fille Cassandra poursuit cette quête et se rend à son tour en Angleterre afin de percer les secrets du domaine…
Dans "Le Jardin des secrets", Kate Morton montre qu'elle sait comme personne entremêler les fils du passé et du présent pour tisser un extraordinaire roman qui célèbre avec finesse et poésie le pouvoir de l'imaginaire.

Ce livre est un coup de cœur, dévoré en à peine 3 jours. J’en ai découvert l’existence, peu après sa parution, au hasard d’une critique dans les pages littéraires d’un grand quotidien national ; il m’avait déjà interpellé, puisque j’en avais gardé précieusement l’article, au cas où…….La lecture commune avec Partage-lecture, ayant pour thème les écrivains australiens, fera le reste. Une belle découverte, et un grand merci à mon instinct !!
L’écriture y est fluide. La narration se fait à trois niveaux, trois époques différentes, ce qui donne au livre aucune impression de longueur que peuvent avoir les sagas familiales narrées de manière linéaire et chronologique.
Cette histoire est avant tout une histoire de femme, l’histoire d’une petite fille, Nell qui se retrouve à l’autre bout du monde, seule, et recueillie par une famille aimante, mais qui a tout oublié, avec pour seul bagage un livre de contes qui ponctueront ce roman ; contes qui seront pour elle et sa petite fille un précieux soutien dans cette quête de soi.
C’est l’histoire d’une recherche sur soi, d’une quête dans sa propre identité : savoir d’où l’on vient pour savoir qui on est. C’est une fidélité familiale assumée, puisque des années plus tard, la descendante de Nell, Cassandra, qui ira à son tour à la recherche de son histoire, et de celle de sa grand-mère.
Cette superbe histoire est tissée fil après fil, entre Australie, et la Cornouailles, mais aussi dans l’imaginaire avec la présence d’une conteuse, dont on découvrira plus tard, le rôle……
Le lecteur apprend pages après page…..
Dans le jardin des secrets, le lecteur passera d’une époque à l’autre, et notamment fera un séjour intéressant dans l’Angleterre Victorienne. L’auteur met très bien en évidence les mentalités de l’époque, ses cruautés, ses non-dits à l’origine de bien des drames familiaux.
En lisant ce livre je ne peux m’empêcher de penser à tous ces enfants adoptés, et qui sont restés dans l’ignorance de leurs origines, qui n’ont rien pour se raccrocher et se trouver, et qui toute leur vie durant, devront faire avec ce vide. Est-bien, ou mal que de préserver le secret des origines ? Est-ce vraiment assurer la paix des familles que de faire table rase d’un passé à la base de tout ?

Kate Morton-Presses de la cité-507 pages

A propos de l'auteur:


A 29 ans, l'Australienne Kate Morton écrit Les Brumes de Riverton (Presses de la Cité, 2007), qui connaît un succès mondial. Son deuxième roman, Le Jardin des secrets, confirme son talent et sa place sur la scène littéraire internationale. Fascinée par la littérature victorienne, elle prépare un doctorat sur le gothique dans la littérature contemporaine.

vendredi 16 juillet 2010

Un cri dans la nuit


Lorsqu’elle fait la connaissance du beau, élégant et irrésistible Erich Krueger, Jenny a le coup de foudre. Après une cour hâtive, Erich l’épouse et l’emmène chez lui, dans le Minnesota, dans une maison de rêve en dépit de la froideur lugubre et menaçante du paysage d’hiver et des rumeurs donnant à entendre qu’il s’est passé autrefois dans la luxueuse demeure des Krueger quelque chose de terrible.
Le bonheur de Jenny ne dure pas longtemps. Bientôt une succession d’incidents étrangers et terrifiants menacent d’abord son mariage, puis ses enfants, puis sa propre existence. Et il ne reste qu’une solution à la jeune femme : découvrir la vérité, une vérité enfouie dans la maison devenue sa prison.
Un cri dans la nuit est sans doute le roman le plus ambitieux et le plus palpitant de Mary Higgins Clark.

Voilà un thriller, bien ficelé qui m’aura tenue en haleine 3 jours à peine ; et encore mon temps était compté, sinon, je l’aurais avalé tout cru.
Un femme, jolie, divorcée , qui travaille et élève du mieux qu’elle peut ses deux filles un peu délaissées par un père dont on, dirait aujourd’hui qu’il est un boulet, croise un jour le chemin d’un beau et fringant Monsieur, beau parleur, et qui sait surtout ce dont les femmes comme Jenny ont envie d’entendre… Le piège se referme sur Jenny qui n’y voit que du feu, l’épouse et part s’installer avec son nouvel époux dans la propriété familiale, loin de tout. Le coup de foudre, comme toujours ne durera que le temps de l’allumette, puis …………….
J’ai toujours beaucoup de mal à comprendre qu’une femme, belle, intelligente, et équilibrée puisse s’enticher du premier venu, et se laisser aveugler à ce point. Cela reste pour moi un immense mystère ; et expérience aidant, je n’ai pas trop envie de m’y frotter. C’est ainsi que je n’ai pu m’identifier à Jenny, bien que très empathique avec elle. Combien de fois je lui disais « mais bon sang réveille toi, ce type t’endort et te malaxe comme de la pâte à modeler, réagit, prends tes gosses et tire toi » ! Et non, elle l’aime, rentre dans son jeu, prend sur elle la culpabilité, et se détruit jour après jour…….
Quant à Erich : c’est simple je le déteste : manipulateur psychopathe, menteur, …..le salaud parfait en somme, qui se donne le beau rôle, et se fait passer pour victime.
Voici un livre qui devrait être mis entre les mains de toutes jeunes filles, pour les mettre en garde contre une minorité, mais Ô combien dangereuse , d’homme, pour leur apprendre à se méfier des bons sentiments , des belles paroles, et du grand jeu de la séduction.
Comme disait une de mes grands-mères : Qui trop embrasse, mal étreint…..

Mary Higgins Clark-Albin Michel(édition 1983)-333 pages

Summer -PAL Challenge: Ma PAL est à 48 livres...........

jeudi 15 juillet 2010

Summer-pal Challenge: Bilan à mi -parcours


Nous sommes le 15 juillet, exactement à mi-distance du Challenge de l'été..........

Le bilan est:

Ma PAL est à 49 livres, avec un objectif à atteindre le 31 août qui est de 42 livres; ce qui est faisable.

Détails
16 livres lus en 1 mois et demi,
2 livres laissés en cours de route
2 livres sortis définitivement de la Pal , car ne seront jamais lus faute de motivation, et d'absentce patent d'intérêt pour eux
3 emprunts
8 acquisitions durant la période


Bilan plus que positif pour moi, et en tout cas motivant pour la suite du Challenge

lundi 12 juillet 2010

Le silence de la mer, et autres récits



" Les Editions de Minuit ont été conçues par Vercors à l'automne 1941 et crées par lui avec Pierre de Lescure. Le Silence de la mer est le premier titre à y être publié. Une vingtaine d'autres suivront jusqu'à la Libération, mais c'est le texte inaugural de Vercors qui connaît le plus grand retentissement. Cette sobre histoire, où une famille française s'oppose par le silence à l'officier allemand qu'elle a été obligée de loger, est un plaidoyer implacable contre la barbarie hitlérienne. Sous la calme surface des eaux, c'est la terrible " mêlée des bêtes dans la mer " qui se trouve soudain révélée, et toute " la vie sous-marine des sentiments cachés, des désirs et des pensées qui se nient et qui luttent ".

Les récits qui accompagnent ici Le Silence de la mer ont une portée peut-être moins complexe mais tout aussi forte. Tous lancent un vibrant appel aux vertus d'un humanisme conscient de ses devoirs.


Décidément je ne suis pas très à main avec les nouvelles……….Encore une fois, ce recueil de 6 nouvelles que l’on présente comme un chef d’œuvre de la littérature Française me tombe des mains.

Vercors ( Jean Bruller)-Le livre de poche édition 1970-190 pages

PAL- Summer challenge: 15/18; La pile tombe à 49 ouvrages..........



Le Koala tueur et autres histoires du bush



"Je n'aime pas les koalas. Ces sales bêtes, aussi hargneuses que stupides, n'ont pas un poil de gentillesse. Leur comportement social est effroyable - les mâles n'arrêtent pas de se tabasser ou de voler les femelles de leurs semblables. [...] Leur fourrure est infestée de vermine. Ils ronflent. Leur ressemblance avec les nounours est une vile supercherie. Il n'y a rien de bon chez eux. Sans parler du fait qu'un jour, un koala a essayé de me jouer un tour pendable." Avec ses redoutables crocodiles, ses excentriques mineurs d'opales, ses koalas féroces et ses cochons sauvages assoiffés de sang, l'impitoyable bush australien reste un territoire indompté. Et ce n'est pas Kenneth Cook qui aurait pu le soumettre ! Pour ce qui devait être l'un de ses plus grands succès de librairie, Cook a réuni peu avant sa disparition ces histoires courtes toutes plus hilarantes les unes que les autres, inspirées par ses tribulations à travers l'Australie. D'après lui, chacune de ces quinze rencontres avec la faune sauvage et ses frissons inattendus s'est déroulée comme il le raconte ici ; mais jamais il n'aurait osé les incorporer à ses romans tant elles paraissent incroyables. Et c'est précisément parce qu'elles sont tout à fait véridiques qu'il n'attendait pas qu'on le croie ! Dépaysement garanti, dans un grand éclat de rire.


Cet été Partage –Lecture amis le cap vers l’Australie pour sa lecture commune. Mon choix s’est porté vers ce recueil de nouvelles parce que, m’as t-on dit, il était jubilatoire………..
Kenneth Cook, rassemble dans ce recueil 15 histoires qui mettent en scène la faune de son pays. Ce sont, selon lui, 15 expériences qu’il a vécu au plus près de bêtes féroces et plus infréquentables les unes que les autres. Les serpents ouvrent le bal, et c’est en m’agrippant à l’accoudoir que je commence le livre… ( je déteste ces bêtes là).Aussi apprend t-on que le koala n’est pas le bon nounours que l’on croit imaginer, que les crocodiles ont le sang bien plus chaud qu’on ne le croit.
L’auteur relate des situations plus qu’improbables. Ont-elles réellement existé ?Parfois j’en doute………….
Est-ce vraiment jubilatoire ? En toute vérité : non. Je ne me suis pas tordu de rire à chaque page ; tout au plus j’ai souri de bon cœur ici ou là, et, il est vrai bien ri à la chute de « l’or noir »
Cette lecture, aura été mitigée : elle ne m’a pas déplu puisque j’en suis venue à bout, mais elle me laisse un goût d’inachevé. J’en attendais certainement beaucoup.

Kenneth Cook-Autrement Littératures-151 pages

A propos de l'auteur

Kenneth Cook (1929-1987) est considéré comme l'un des principaux écrivains australiens contemporains. Ont déjà paru aux éditions Autrement : Cinq matins de trop (2006), Par-dessus bord (2007). A coups redoublés (2008).

Lu également dans le cadre d'une lecture commune de juillet avec Grain de sel


PAL- Summer Challenge.........14/18; Il reste 50 livres dans ma PAL.... (2 en ont été définitivement écartés faute de réelles motivations pour les lire)