lundi 1 septembre 2014

A coeur perdu



Paul, qui travaille pour l’ONU fait une pause estivale dans le sud de la France, où ses parents se sont retirés pour leur retraite. C’est l’occasion aussi pour lui de faire le point sur son couple qui ne va pas très bien.

Au cours d’une de ces mondanités, son regard croise celui d’une femme qui ne lui est pas inconnu, et qui lui rappelle bien des choses….

Alors que certains faits  se confirment, Paul se voit confronté un  passé qu’il aurait sans doute préféré laisser en l’état. Seulement, les soupçons se faisant de plus en plus insistant, Paul se retrouve embarqué, bien malgré lui, dans une enquête qui va le conduire au- devant de pratiques pas très reluisantes qui donneront au lecteur un sentiment de malaise.

Si j’ai trouvé le début assez convenu dans le déroulement des faits, et surtout en ce qui concerne les coïncidences qui arrivent un peu trop à pic, l’auteur, aura malgré tout réussi à instaurer un certain malaise, une ambiance particulier, et ce , en dépit d’un dénouement qui se devine très rapidement .

Les choses, et les personnages auraient mérités d’être davantage développés, travaillés. L’idée de départ est bonne. Sans doute que l’auteur aurait gagné en qualité en complexifiant un peu sa narration, et en posant davantage les choses.

Un premier roman pas mal, mais qui laisse pour tout ce que je viens d’énoncer, un peu sur ma faim.


A cœur perdu, Siwar Al-Assad
Encre d’orient, Mars 2012
250 pages


4ème de couverture :

Après une transplantation cardiaque en dépit de son jeune âge, Paul Ollenson est si heureux de revivre qu'il décide de vouer sa vie à servir ses contemporains. Haut fonctionnaire international, il épouse Elisabeth, une avocate américaine. Elle s'habitue mal aux voyages incessants qu'il fait pour le compte de l'ONU. Très vite, Paul comprend que cette union ne lui convient pas, tant ses pensées retournent de plus en plus souvent vers Caria, cette jeune femme rencontrée naguère et dont il est sans nouvelles. Ainsi se noue l'action de ce thriller : ce coeur transplanté est un coeur perdu. A toute force, Paul Ollenson doit savoir ce qui s'est passé à l'hôpital où il fut opéré. Et pourquoi apprend-il que les parents de Caria sont morts dans un accident de bateau ? De question en question, le malaise grandit, s'empare du lecteur et ne le lâche plus jusqu'à la dernière ligne. Une quête folle transforme Paul Ollenson en détective. Il avance en aveugle vers une terrible vérité. Pour un premier roman, c'est un coup de maître.
A propos de l’auteur :

Siwar al-Assad est le fils de Rifaat al-Assad, président de l'Alliance démocratique nationale unie de Syrie, cousin germain de l'actuel président de la République arabe syrienne. Il est né en Syrie et y vécut jusqu'à l'âge de 9 ans. Il a étudié en Europe principalement en Suisse et en Angleterre. Il a fait son droit à la Sorbonne. Depuis il est devenu directeur de plusieurs entreprises internationales dans le bâtiment et la construction. Il est propriétaire d'une chaîne de télévision cablée en Angleterre, al Alamia. Il se partage entre Paris et Londres.


 Pour le challenge de Calypso autour du mot Coeur.


 Passage par la Syrie pour le challenge d'Helran .

Aucun commentaire:

Publier un commentaire