″Était-il
possible que des crimes racistes classés du Sud contiennent la clé de la plus
grosse affaire non résolue de l’histoire américaine ? ″
″Comment
était-on passé de Viola et l’euthanasie à l’assassinat de John F. Kennedy ?
″
Penn
Cage et sa fiancée Caitlin, journaliste acharnée, sont lancés dans une course
contre la montre pour sauver Tom Cage, accusé de meurtre, en fuite, et dont le
silence n’aide pas sa défense.
Si
un des aigles bicéphales est mort, Penn, Caitlin et le FBI, ne vont pas tarder à
comprendre que ça n’était pas le plus redoutable. La tête pensante de l’organisation
extrémiste est toujours là et ne renoncera à aucun crime pour maintenir le
secret, et faire perdurer ses business aussi lucratifs que macabres.
Ce
second volet qui se déroule sur quatre jours se concentre presque
essentiellement sur le mystère autour de l’assassinat du Président Kennedy, en
commençant à entrevoir les rapports avec la mort de Viola Turner.
Si
j’ai trouvé les premières centaines de pages un peu plus ″ poussives″ que le
précédent opus, j’ai malgré tout assez vite trouvé mes marques dans ce récit
aussi poisseux et obscure que les marécages environnants.
Il
faut reconnaitre à Greg Iles d’incontestables talents de conteurs. Il parvient
à ménager complètement le suspense autour des trois grandes énigmes qui
occupent cette saga ambitieuse, passionnante et remarquablement construite. Ecrit
à la fois avec le ″Je″ de Penn, et une troisième personne qui présente les faits.
Un habile prologue resitue le lecteur par rapport au premier opus, au cas où sa
lecture soit un peu ancienne. Le reste est dans l’exacte continuité de Brasier noir, sans interruption ; on rentre dans le vif du sujet immédiatement !!
L’arbre
aux morts de Greg Iles, traduit de l’américain par Aurélie Tronchet, aux
éditions Actes Sud (Janvier 2019, 970 pages)
Greg
Iles
est né en 1960 à Stuttgart, en Allemagne, où son père dirigeait la clinique de
l’ambassade des États-Unis au plus fort de la guerre froide. En 2011, après
l’accident qui faillit lui coûter la vie, il s’attelle à Brasier noir, premier
volume d’une trilogie poursuivie avec L’Arbre aux morts et qui s’achève avec Le
sang du Mississippi.
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