lundi 23 janvier 2012

C'est lundi que lisez -vous? (23)

Ce que j'ai lu ou achevé la semaine passée

*La route, Cormac McCarthy
* Un roman américain, Stephen Carter
*Reflets dans un œil d'or, Carson McCullers



Ce que je suis en train de lire

*New-York:histoire, promenades, anthologie&dictionnaire
Un livre qui se picore, et se consulte au grès des envies et de son temps, plus qu'il ne se lit
*Un 5ème livre "Israël"
*Un léger déplacement, Marie Sizun
*Le paradis des femmes, Ali Bécheur 
*
Ce que je lirai cette semaine

Ce qui est en cours, et dans le meilleur des cas, le terminer !!!

samedi 21 janvier 2012

Reflets dans un oeil d'or

Tout est étrange dans cette histoire : les personnages, et l’atmosphère. Au sein d’une garnison, dans un quasi huis-clos, évoluent deux couples, un soldat, et un serviteur. D’emblée, sans que je puisse dire pourquoi, l’ambiance parait des plus lourdes, pleine de non-dits.
L’auteur sait, au fur et à mesure, nous faire rentrer dans l’intimité des personnages, et nous les présenter, et brosser leurs caractères, et, mettre ainsi une pression jusqu’à la dernière ligne.
Carson Mc Cullers, nous invite dans l’intimité de deux couples, dont chacun des composants présente leur part d’ombre, leur croix à porter. Les attirances "anormales" des uns, la frigidité d’une autre, ou au contraire le feu qui couve pour une autre….le feu comme le nom de son cheval, qui dans cet univers est le seul être vivant à peu près normal. Les refoulements s’expriment à demi-mots.
 « Il était subjugué par un mélange de répulsion et d’attirance, comme si, complètement nu, le jeune soldat et lui s’étreignaient corps à corps dans une lutte mortelle. »
La mort n’est jamais bien loin, dès le départ, elle rôde, cachée quelque part, derrière quelqu’un…mais qui ?
Bien qu’aucun des personnages ne me paraisse plus sympathique que l’autre, j’ai apprécié la qualité d’écriture de Carson McCullers : des mots choisis, une syntaxe élaborée, un vocabulaire imagé, et, cette façon de mettre de faire sentir les choses et les gens. L’ouvrage n’est pas très épais, c’est peut-être aussi pour cela, il n’y a pas de lassitude ; les chapitres sont équilibrés, le texte en est donc assez aéré pour ne pas étouffer.
Reflets dans un œil d'or, Carson Mc Cullers
Stock (collection la cosmopolite, octobre 2001)
174 pages

 4ème de couverture :
Au début du siècle dernier, dans une garnison isolée du sud des Etats-Unis, le hasard tisse entre deux femmes et trois hommes des relations singulières. Rapports d'autorité, problèmes et conflits sexuels sont au coeur de l'intrigue que Carson Mc Cullers développe avec cette exquise subtilité qui lui est propre. Coloré tour à tour de lyrisme, de suspense et d'humour, ce roman bref et dense dévoile pour nous les modalités d'un drame imputable moins au hasard des situations qu'à la psychologie des personnages et aux ressorts inconscient qui inspirent souvent notre conduite.
A propos de l'auteur:

Carson McCullers est une romancière et nouvelliste américaine, née à Columbus(Géorgie) le 19 février 1917.
De son vrai patronyme, Lula Carson Smith, elle abandonne une partie de son nom en 1930 pour se faire appeler Carson. Elle écrit sa première nouvelle, Sucker, à l'age de 16 ans. Après des études à l'université de Columbia puis, à la New York University, elle publie, en 1936, une nouvelle intitulée Wunderkind et commence à travailler sur son premier roman Le Cœur est un chasseur solitaire, initialement intitulé Le muet.
En 1937, elle épouse Reeves McCullers et s'installe à Charlotte, Caroline du Nord, où elle achève Le muet. Le Cœur est un chasseur solitaire est publié en 1940 : elle a 23 ans. Il fut adapté à l'écran en 1968 par Robert Ellis Miller.
L'année suivante, en 1941, paraît un deuxième roman, Reflets dans un œil d'or. Adapté au cinéma par John Huston en 1967 avec Marlon Brando et Elizabeth Taylor.
En 1946, elle publie son troisième roman, Frankie Addams (The Member of the Wedding), rencontre Tennessee Williams et part voyager en Europe avec son mari.
A la suite de problèmes de santé, elle tente de se suicider en 1947 et est hospitalisée à New York.
En 1952, elle s'installe en France avec son mari, dans l'Oise, à Bachivillers. L'année suivante, elle retourne aux États-Unis après le suicide de son mari.
Son quatrième et dernier roman, L'Horloge sans aiguilles, est publié en 1961. Elle meurt des suites d'une hémorragie cérébrale en septembre 1967 à Nyack( New-York)
Pour  une partie du corps dans le challenge Petit bac 2012 proposé par Enna.

Compte pour la catégorie des auteurs en Mc dans le challenge organisé par Ys.

vendredi 20 janvier 2012

Un roman américain

 « Harlem a ses secrets. Des secrets qu’il ne livrera pas sans se battre. Harlem n’est pas simplement un quartier, Eddie. C’est une idée. Voire une idéologie. Une force. Tu ne peux pas lui chercher des noises. Il rend œil pour œil. »
Voici une lecture intéressante à plus d’un titre. L’ouvrage est répertorié comme roman, mais il est aussi un bon cours d’histoire des USA des années 60, et un excellent thriller politico-sociétal.
L’auteur choisi de retracer sur une vingtaine d’année le parcours d’une famille harlémite et va emporter son lecteur dans les méandres d’une période bien agitée des Etats-Unis. Nous suivrons les Garland  appartenant à la classe aisée de "l’obscure nation" ; autrement dit une famille noire dont on verra que, malgré les lois raciales de l’époque, rien ne les a éloigné d’une ascension sociale confortable, ni d’avoir une certaine influence sur les choses et les personnes.
Si l’auteur a pris quelques libertés avec certains faits de l’époque, et il s’en explique  à la fin de l’ouvrage, les détails sont trop infimes pour en gêner la lecture.
Tout y est : la lutte pour les droits civils, la violence de l’époque, les trafics d’influence, les réunions politiques ultra secrètes, les complots, le FBI, la CIA. De 1950 à 1974, une enquête politico-familiale au rythme haletant, se combine parfaitement avec le parcours des Garland, des Wesley et de tout leur entourage. L’action se situe principalement dans le  quart nord-est du pays, et notamment Harlem dont on découvre ici une image aujourd’hui disparue.
Sur le plan stylistique, Stephen Carter nous offre une lecture fluide et agréable, mêlant les dialogues et la narration de manière équilibrée.  Bien découpé, ce roman, une fois entamé se lit d’une traite ou presque. Les puristes y verront peut-être un ouvrage un peu conventionnel, convenu…j’y ai pris beaucoup de plaisir. Je me suis plu avec tous ces personnages, à mon sens, bien décortiqués. Et puis, bien qu’il ne s’agisse pas d’un polar à proprement parler, il y avait une suspense assez solide pour me laisser une belle impression, et en conseiller la lecture.

Je remercie infiniment les éditions Robert Laffont pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

Un roman américain,Stephen Carter
Robert Laffont ( 12/01/2012)
600 pages


4ème de couverture :
Été 1952, Martha's Vineyard. Vingt hommes se réunissent dans le plus grand secret. Politiciens, avocats, hommes d'affaires, universitaires, Blancs et Noirs, ils sont l'élite de l'Amérique. Ce soir-là, ils signent un pacte diabolique destinéà manipuler le président des États-Unis pour les décennies à venir...
Deux ans plus tard, au coeur de Sugar Hill, par une nuit glaciale de février, à la sortie d'une réception huppée, le jeune écrivain noir Eddie Wesley tombe sur un cadavre. Lequel cadavre agrippe entre ses mains une étrange croix inversée. Qui a tué ce riche avocat blanc croisé quelques heures plus tôt à la fête ? Que signifie cette croix ?
Alors que la curiosité d'Eddie commence à déranger, sa petite soeur, Junie, promise à un brillant avenir à la Cour suprême, s'évanouit brusquement dans la nature. Quel est le lien entre cette disparition, le meurtre de l'avocat et le complot visant à contrôler le président des États-Unis ?
Sur cette intrigue de thriller se déploie un roman qui mêle avec maestria grande histoire d'amour, saga familiale et souffle de l'Histoire (JFK, Joseph Kennedy Sr, Nixon, Hoover... en sont des personnages à part entière). À travers la quête de son héros, Stephen Carter brosse le portrait saisissant de l'Amérique des « sixties » : la fin de l'âge d'or de Harlem, l'ascension d'une littérature afro-américaine respectée par l'intelligentsia blanche, Kennedy, Martin Luther King et les avancées du Mouvement pour les droits civiques, l'émergence des groupes radicaux violents, la guerre du Vietnam, le scandale du Watergate...
A propos de l'auteur:
Stephen Carter est né à Washington (USA)en 1954.Il était le second des cinq enfants, il a fait ses études dans le les écoles publiques de Washington, New York, et à Ithaca, New York.
Il a obtenu son baccalauréat en histoire à Stanford avec une distinction. Trois ans plus tard il est diplômé de droit de la faculté de Yale.
Il a travaillé comme clerc pour le juge Spottswood W. Robinson, III, des États-Unis la Cour d'appel le District de Columbia Circuit, puis à la justice Thurgood Marshall de la Cour suprême des États-Unis.
Stephen Carter a été professeur de droit à Yale pendant près de trente ans. A Yale, Stephen Carter enseigne des cours sur le droit et la religion, la propriété intellectuelle, contrats, responsabilité professionnelle,mensonge et de secrets, et l'éthique de la guerre.
Il a publié des dizaines d'articles dans des revues juridiques, et dans les principaux journaux du pays. Il apparaît souvent à la radio et la télévision.
Le professeur Stephen Carter est membre de nombreuses sociétés savantes. Il a reçu huit doctorats honoris causa.
Bibliographie de Stephen Carter : Echec et mat (2003) ; La dame en noir (2009)

Pour le chalenge d'Emily.


Pour le challenge le nez dans les livres de George, pour le mot roman.....

lundi 16 janvier 2012

La route

L’ouvrage était en ma possession depuis longtemps. Souvent je l’ai pris en mains, aussi souvent je l’ai reposé parce qu’il me faisait peur…Mon sixième sens, cette fois-ci , ne m’a pas trahie.
Dans un paysage de désolation, un homme et son fils marchent…. On ne sait pas où, on ne connait pas leur prénom, on ne sait pas quand… bref, on ne sait rien.
Un livre en noir et blanc, et avec toutes les nuances que donnent le mélange du noir et du blanc…mais plus proche du gris foncé que du gris clair.
Je me suis retrouvée face à une écriture dépouillée, des dialogues lapidaires aussi secs que peuvent être les coups de trique !!! Un style surprenant, déroutant, qui a vite montré ses limites, en laissant un ronron lancinant qui finit par lasser.
Le texte est à l’avenant : pas de chapitres, tout juste quelques lignes de séparation, pour ne pas faire trop " gros paquet", des dialogues à peine distincts de la narration.
Dépressifs et dépressives, fuyez !!! La seule issue sera pour vous le placard à balai pour vous y pendre. Il n’y a aucun espoir, aucun échappatoire, aucune issue…Rien….
Je me suis sentie étouffée, prisonnière ; J’ai eu l’impression d’être enrôlée dans une aventure où chaque jour se suivent et se ressemblent : se réveiller, trouver de quoi manger, s’abriter, dormir. J’ai cru lire à chaque fois la même chose…
Que dire de la relation entre le père et le fils ? Ils s’aiment…la belle affaire !!! Situation normale, surtout en temps de crise…on se serre les coudes. Et puis un père…ça aime son fils, forcément ; rien de drôle là-dedans. Rien de prenant dans ce livre à ce sujet-là…
Le livre me faisait peur… son succès planétaire aussi…et de cela je me méfie. Mon sixième sens avait raison…ce livre ne m’a pas plu, ne m’a pas touchée.

La route, Cormac McCarthy
Edition de l'olivier
245 pages


4ème de couverture :
L’apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. On ne sait rien des causes de ce cataclysme. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d’objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid. Et ce qui reste d’une humanité retournée à la barbarie. Cormac McCarthy raconte leur odyssée dans ce récit dépouillé à l’extrême.
Quelques mots à propos de l'auteur:
Cormac McCarthy est né à Providence (Rhode Island) en 1933. Couronnée par le National Book Critics Circle Award et le National Book Award, son œuvre est considérée aujourd'hui comme l'une des plus marquantes de la littérature américaine contemporaine.



                                Pour  l'état de Rhode Island dans le challenge de Sofynet.16/51


C'est lundi que lisez -vous? (22)

Ce que j'ai lu ou achevé la semaine passée

*Un ouvrage, non édité pour évaluation
* Nos silences, Wahiba Khiari
*Un quatrième livre destination Israël
* La tour d'arsenic, Anne B.Ragde


Ce que je suis en train de lire

*New-York:histoire, promenades, anthologie&dictionnaire
Un livre qui se picore, et se consulte au grès des envies et de son temps, plus qu'il ne se lit

*La route, Cormac McCarty 
*Un 5ème livre "Israël"
*Le paradis des femmes, Ali Bécheur 
Ce que je lirai cette semaine

Ce qui est en cours, et dans le meilleur des cas, le terminer !!!
M'intéresser à un ouvrage de Carson McCullers

dimanche 15 janvier 2012

La tour d'arsenic

L’une, Therese, pleure la mort d’une grand-mère aimée, l’autre, Ruby, se réjouit de la mort de sa mère…Et pourtant, il s’agit de la même femme. Comment en arrive-t-on à autant de ressenti autour d’une même personne ?
« Ainsi ma grand-mère étai-elle différente de la mère de mère. »
Qui était donc Malie ? Pourquoi ces ressentis aussi contradictoires pour une seule et même personne ?
C’est ce à quoi Anne B.Ragde va s’atteler tout au long de son roman. Elle va remonter le temps et s’attarder inversement au temps à ce que furent Malie, et Morgens, son mari. Petit à petit, les secrets se dévoilent, les personnalités de chacun prennent leur sens. Peu à peu le poison qui imprègne cette famille distille et fait son œuvre. 
Idéalement découpé, ce roman comporte 6 parties dont la première et la dernière ont pour narratrice Therese, et les autres un narrateur neutre, un observateur. C’est au cours de ces 4 parties que le lecteur va plonger au milieu de cette famille rustique, va faire connaissance avec Malie qui de prime abord n’apparait pas sous un jour très sympathique…mais on apprendra qu’elle avait quelques raisons de "mal tourner". Aussi, cela nous apprends que personne ne connait sa famille, et ne devrait juger les siens hâtivement.
Ceci étant, malgré une lecture fluide et facile, il a manqué de profondeur à ce roman. La révélation des faits et secrets m’a semblé couler de source et sans effort de recherche. J’ai vécu cette lecture comme une forme de catalogue ; je m’attendais plus à un travail de recherche de la petite fille. Etrangement absente, elle ne réapparait que dans les dernières pages sans implication de sa part…A-t-elle été mise au courant de sa vérité familiale ? C’est cela qui m’aurait plu de connaître…
Si je ne boude pas mon plaisir de lecture pour avoir passé de bons moments, je n’en suis pas moins frustrée par une histoire familiale dont j’attendais un peu plus de "matière", et qu’elle soit plus creusée, plus décortiquée.
Je remercie chaleureusement les éditions Balland pour leur confiance, et l’envoi de ce livre.





La tour d'arsenic, Anne B.Ragde
Balland, 20/10/2011
522 pages

4ème de couverture :
Norvège : la vieille Amalie Thygesen, dite Malie, ancienne chanteuse de cabaret à la gloire éphémère, rend son dernier souffle dans une maison de retraite. Tandis que sa petite fille, Therese, plie ses bagages sur l'instant pour rejoindre le lieu des obsèques - et se laisse prendre dans un tourbillon de souvenirs drôles, tendres, émouvants, le reste de la famille chante l'heure de la libération : débarrassés de la vieille femme fantasque au caractère trop bien dessiné, les uns et les autres vont pouvoir se jeter sur les biens immobiliers et vendre les babioles qui, pour eux, ne valent pas la peine d'être gardés. Comprenant mal ce manque de compassion et de respect pour sa grand-mère, Therese va découvrir, au fil des objets qui ont fait la vie de Malie et des confidences récoltées, qui a été cette femme qu'elle croyait si bien connaître... Une femme que sa propre fille, Ruby, la mère de Malie, détestait cordialement, et que beaucoup craignaient. Comment peut-on susciter chez ses proches des sentiments aussi contradictoires ?
Quelques mots à propos de l'auteur:

Anne Birkefeldt Ragde est née en Norvège en 1957. Auréolée des très prestigieux prix Riksmal (équivalent du Goncourt français), prix des Libraires et prix des Lecteurs pour sa "Trilogie de Neshov" publiée aux éditions Balland (90 000 exemplaires vendus), Anne Birkefeldt Ragde est une romancière à succès, déjà traduite en 15 langues, aux millions d'exemplaires vendus.


Pour la Norvège dans le cadre du défi scandinave proposé par Prune .  

Passage par la Norvège pour le challenge Voisins-voisines proposé par Anne.

La plus belle fille du monde


Pour ados de 12 à 16 ans…..
Un livre trouvé par hasard, au gré de mes errances en médiathèques. Je ne connais pas l’auteur, hormis le fait qu’elle ait pour belle-sœur une chanteuse lyrique que j’apprécie beaucoup. Je ne lis pas d’ouvrages destinés à la jeunesse ; je ne me sens pas concernée, et j’ai déjà tant à faire avec ceux pour adultes….Mais bon, tentons l’aventure !!!
Je me suis sentie bien éloignée des préoccupations de cette jeune fille, Sandra, élève douée, et de ses trois amis.
La plus belle fille du monde…..on en parle bien peu dans ce roman. Elle arrive dans la classe….et insidieusement va bousculer les idées reçues. Elle s’appelle Gogol….un nom,  qui quand on est ado, peut faire sourire, et rire aussi.
Ceci étant dit, l’écriture est simple, le style alerte. Ce livre se lit facilement et rapidement. C’est une bonne transition entre deux bons vrais livres ….mais rien de plus.
La littérature ado, n’est pas pour moi ; je crois d’ailleurs me souvenir que je n’en lisais même pas quand j’en avais l’âge !!!

Agnès Desarthe
L'école des loisirs (octobre 2009)
165 pages

4ème de couverture :
« Les enfants, je vous présente, Liouba Gogol », a dit M. Dubeuf au moment où elle pénétrait dans la salle.
Personne n’a ri. C’était comme si une averse de neige s’était soudain abattue sur la salle. J’ai pensé à toutes les fois où j’avais traité Djézone de gogol et j’ai eu honte. Je n’étais pas la seule. Nous étions collectivement victimes d’un retournement de sens.
 À partir de cette seconde, gogol ne voulait plus dire débile, ça voulait dire un mètre soixante-dix, un visage en triangle, des joues roses, des yeux verts, un chignon blond à moitié défait, une bouche très rouge et de longues mains de pianiste. »
Dès l’instant où la plus belle fille du monde débarque dans sa classe, Sandra, la narratrice de cette histoire, sait que plus rien ne sera comme avant…

A propos de l'auteur
Agnès Desarthe est née à Paris en 1966. Elle est la fille d’Aldo Naouri, le pédopsychiatre, et la sœur de Laurent Naouri ( baryton) lui-même époux de la soprano Natalie Dessay.
Considérant très tôt le français comme une langue étrangère - car chez elle on parle l'arabe, le russe et le Yiddish - elle tente de l'apprivoiser en écrivant des poèmes qui font pleurer sa mère, des histoires qui enorgueillissent son père.
Malgré une orthographe souvent défaillante, elle parvient à suivre des études de lettres, puis d'anglais.
La traduction est son premier métier. Les livres pour enfants viennent ensuite, les romans, les chansons, les scenarii, les pièces de théâtre. Arrivée à l'âge où l'on commence à fatiguer, elle mène ces diverses et trop nombreuses activités de front, ce qui la rend parfois folle.
Elle danse beaucoup, et jardine vigoureusement.
Jugée tantôt trop douce, tantôt trop cruelle, elle se verra jusqu'au bout comme une immigrée dans la république des lettres.
En écrivant, elle cherche à rendre compte du chaos qui la stupéfie, de la violence qui la cloue et l'empêcherait de se lever si elle ne trouvait pas moyen de l'utiliser, de la mater, de la transmettre.
Issue de la tradition orale, elle a entendu tant d'histoires qu'elle n'a finalement jamais eu d'autre choix que d'en raconter à son tour.
Elle souhaite, si les conditions le permettent, finir ses jours à la campagne.

Lecture dans le cadre du challenge Un mot des titres proposé par Calypso, autour du mot monde...... 


mercredi 11 janvier 2012

Nos silences

« Alors je suis partie, un peu comme on se lance sur une feuille blanche, avec en tête juste un mot qui inspire et l’espoir profond d’une lointaine écriture .J’ai quitté mon pays parce qu’il ne m’était plus supportable ni même possible d’y vivre. »
Parce qu’elle aura eu la force, et la possibilité de partir, c’est avec ses mots, et ceux d’une autre qu’elle brise le silence, les silences de toutes celles, victimes innocentes d’un conflit qui les dépasse et d’une idéologie assassine, qui ont été contraintes au silence et à la soumission.
Elles parlent à tour de rôle. L’une enseigne « une langue vivante dans un pays où l’on se mourrait », l’autre recevait cet enseignement, promesse d’une vie libre et meilleure. L’une s’est enfuie, l’autre a été rattrapée par les barbares. L’une est vivante, pleine de remords, de douleurs, l’autre n’est plus qu’une ombre.
Elles n’ont pas de nom, elles sont toutes celles réduites à se taire ici ou là, hier, aujourd’hui, et demain.
Cette femme que j’imagine douce a des poignards entourés de velours sous sa plume. Son écriture crie une révolte longtemps retenue, utilise beaucoup de langage du corps, comme si elle voulait donner encore plus de voix à ces corps violentés.
Ce livre m’a appelée, cramponnée. Il met en mots, les maux d’un pays qui n’a pas encore fait son inventaire. C’est avec la littérature, entre autre, que certaines voix se font entendre. Les éditions Elyzad, ont le courage d’offrir ces ouvrages là où la parole ne se libère pas encore facilement ; qu’elles soient encouragée à laisser parler celles et ceux qui ont à dire.
Merci à libfly qui m’a à nouveau fait ce cadeau.
Nos Silences a reçu le Prix Senghor du premier roman francophone 2010
Il a été crée pour distinguer et promouvoir des écrivains d’expression française qui ont réussi à créer, en utilisant la langue qu’ils ont en partage, « des œuvres de Beauté », chargées d’humanité, expressives d’un langage neuf et d’harmonies originales.

Nos silences, Wahiba Khiari
Elyzad (Juin 2009)
126 pages








4ème de couverture :
Algérie, années 1990. Elles ont été des milliers à être enlevées, violées, parfois assassinées, les filles de la décennie noire. Ces très jeunes filles, à qui l’on a demandé de pardonner, se sont tues et ont ravalé leur honte.
Tandis que résonne le cri de l’une d’elles, subissant l’horreur, la narratrice raconte sa culpabilité d’avoir choisi l’exil et trouvé le bonheur. Un récit fort et direct, où alternent deux voix de femmes qui prennent la parole, tel un devoir de mémoire, pour ne pas oublier toutes les autres.
L’écriture pour vaincre les silences. Un roman contre l’oubli.


A propos de l'auteur:
Wahiba Khiari est née à Alger en 1969. Après des études d’anglais, elle obtient le CAPES et enseigne dans un lycée proche de Constantine. En 1997, elle décide de quitter l’Algérie et s’installe en Tunisie. Elle s’inscrit dans un atelier d’écriture, devient responsable du rayon littérature d’une grande librairie de Tunis. Aujourd’hui mariée et maman de deux enfants, elle s’occupe de la communication de cette même librairie. Nos Silences (elyzad, 2009) est son premier roman.



Nouvel ouvrage lu à l'initiative d'Anne.

lundi 9 janvier 2012

C'est lundi que lisez -vous? (21)

Ce que j'ai lu ou achevé la semaine passée

*Le sillage de l'oubli, Bruce Machart
* Terroriste, John Updike
* Un ouvrage, non édité pour évaluation
Ce que je suis en train de lire

*Un quatrième livre destination Israël
*New-York:histoire, promenades, anthologie&dictionnaire
Un livre qui se picore, et se consulte au grès des envies et de son temps, plus qu'il ne se lit
* La tour d'arsenic, Anne B.Ragde
*Le paradis des femmes, Ali Bécheur 



Ce que je lirai cette semaine

Ce qui est en cours, et dans le meilleur des cas, le terminer !!!

samedi 7 janvier 2012

Terroriste

Cela n’a beau être qu’une fiction, la lecture de ce roman donne la chair de poule, et nous remet face à une réalité : nous vivons chaque jour à la merci d’une poignée d’illuminé prête au pire au nom d’une idée, d’une croyance, ou d’un idéal. Cela  s’est, l’histoire récente regorge d’exemples.
C’est d’ailleurs en référence à l’un d’eux que John Updike a imaginé le Terroriste. Jeune homme jusque-là tranquille, issue de l’immigration (comme on le dit) et d’un double culture, intelligent, vivant avec sa mère, un beau jour dérape, et se radicalise…Jusqu’où ira-t-il ? Entre toutes les forces contradictoires qui s’exercent  sur lui, laquelle sera la plus forte ?
Si ce roman n’est pas répertorié comme un policier -et il ne l’est pas-il est, en revanche construit comme un policier tant la fièvre monte au fur et à mesure que nous avançons dans notre lecture. Et c’est le ventre noué que je lirai le dernier chapitre.
Au-delà de la tension qui s’installe, au-delà de l’envie de savoir qui tenaille, ce sont beaucoup de questions, et de réflexions qui viendront  à moi tout au long de cette lecture.
Comment en arrive-t-on là ?
Est l’absence du père qui l’a amené à ces dérives ?
« Il pensait trouver dans cette religion une trace du père magnifique qui s’est perdu juste là où commencent ses souvenirs. »
Comment un gosse né aux Etats-Unis, élevé à l’occidentale, ayant reçu un enseignement sensé en faire un être libre, lui  dispenser les outils nécessaire pour se forger son libre arbitre et sa capacité de discernement, peut en arriver à ce stade-là ?
Comment cette mère n’a-t-elle pas vu venir  les choses ?
Est-ce le cadre urbain, industriel, le mélange des populations qui puisse être incriminé ?
Comment parvient-on à autant d’obscurantisme, d’idées lapidaires, de jugements hâtifs sur les autres, de dénigrements systématiques ?
« S’amuser n’est pas important dans la vie d’un bon musulman »
Comment une religion, ici la musulmane, parvient-elle à lessiver les cerveaux, et programmer des êtres vivants à des actes pareils ?
« Le jeune homme se sait manipulé, mais cette manipulation, il l’accepte, car elle tire de lui une force sacrée. »
Que faire pour neutraliser de telles pratiques ?
Si j’ai parlé d’une religion en particulier, la force de ce livre est d’être universel .Il pourrait être transposé à d’autres époques, n’importe où sur terre, et concerner aussi bien la religion, la politique, la philosophie, la vie scientifique.
Si Ahmad est le plus cynique des personnages, tous les personnages de ce roman sont plus ou moins désabusés, signe des temps, me direz-vous. Roman  universel, ai-je dit plus haut !!
Un livre à lire donc, qui pose plus de questions qu’il n’en résout, qui fait réfléchir, douter …

Terroriste,John Updike
 Seuil (Mars 2008)/Points (Mai 2009)
315/319 pages
4ème de couverture :
Ce roman, qui se situe dans la lignée des textes consécutifs au 11 septembre 2001, déploie un troublant suspense. L'action se passe à New Prospect, une localité pauvre, proche de l'opulente Manhattan, mais comparable à nos banlieues récemment embrasées. Il y a d'abord Ahmad Mulloy, un jeune lycéen doué, fils d'une Américano-Irlandaise et abandonné par son père égyptien. Ecœuré par la soif de consommation qui asservit le pays à une réalité illusoire et déshumanisée, Ahmad se détourne de ses congénères et devient un islamiste fanatique sous l'emprise de l'imam local. Celui-ci le convainc d'interrompre ses études pour conduire des camions. Il y a Jack Levy, le juif athée, conseiller d'orientation qui repère trop tard le garçon et supplie sa mère de l'éloigner de la mosquée, de l'inciter à s'inscrire à l'université. Il y a Charlie Chehab, l'énigmatique marchand de meubles libanais qui embauche Ahmad, le prend sous son aile pour mieux le manipuler. Les fils de l'intrigue se resserrent : quel sera le choix d'Ahmad ? Il fallait un Updike, avec sa misanthropie et son dégoût de notre époque, pour livrer un portrait aussi juste de l'Amérique désemparée face à l'islam fondamentaliste.
A propos de l'auteur
John Hoyer Updike est un écrivain américain, né en 1932 en Pennsylvanie et mort en 2009, principalement connu pour sa tétralogie sur Rabbit, et pour avoir reçu deux fois le prix Pulitzer.
Après des études supérieures à Harvard, puis à la Ruskin School of Drawing and Fine Arts d'Oxford, il collabore au New Yorker dès 1955 et s'installe dans le Massachusetts en 1957.
Il a publié 22 romans et plus d'une douzaine de recueils de nouvelles, ainsi que de la poésie, des critiques littéraires et des livres pour enfants.
Il dépeint principalement "l'Amérique des petites villes, protestante et bourgeoise", et accorde une importance récurrente au sexe, à la foi, à la mort et à leurs entrelacements.
Il a montré aussi sa connaissance approfondie de la peinture moderne américaine dans son roman publié en 2006 en français sous le titre "Tu chercheras mon visage" (Seek my face, USA, 2002) dans lequel il évoque les figures de Jackson Pollock ou d'Andy Warhol.
 

Compte pour le métier ou la fonction dans le challenge petit bac 2012 organisé par Enna

Pour l'état du New Jersey dans le challenge de Sofynet 15/51 
 Challenge ABC Critiques Babélio: 21/26 [U]

mercredi 4 janvier 2012

Le sillage de l'oubli


Je tiens à remercier Marie-Anne Lacoma des éditions Gallmeister pour sa confiance et l’envoi de ce livre.J'ai apprécié chacune de leurs publications, et celle -ci ne fait pas exception.
Premier roman de l’auteur, le sillage de l’oubli, laisse présager à de futurs chefs- d’œuvres. C’est avant tout l’écriture qui marque : ciselée, précise, détaillée, imagée, élaborée. Elle peut parfois essouffler, tant les phrases sont longues, et construites… Mais elle met tellement les sens en éveil qu’on en oublie assez vite cela, pur se laisser aller à visualiser ce coin de Texas où les hommes sont durs à la tâche, durs avec leurs femmes, leurs chevaux. Le cheval…personnage  à lui tout seul tant il est présent dans la vie de ces gens du bout du monde. Son œil vous intrigue d’ailleurs avant même d’avoir ouvert l’ouvrage.
Gallmeister, dans ses parutions, laisse la Nature s’installer dans la littérature. Ce fut la cas avec  les romans policer du regretté Mr Tapply. C’est encore plus vrai, ici, où les hommes ne sont qu’une composante parmi d’autre dans ces paysages grandioses, entre rivières et champs où paissent chevaux et bovins, en compagnie du grand-duc aux yeux d’ambre prêt à se jeter sur l’opossum….
Il y a une force descriptive frappante dans cette écriture qui agrippe le lecteur jusqu’à la fin.
Et l’humain dans tout cela ? Des êtres blessés, qui tentent, avec le temps d’apaiser leurs frustrations, et leurs déchirures. Des femmes dociles,  rebelles et libres  à la fois. Tout comme les paysages, les personnages sont disséqués avec minutie, dans un vocabulaire riche. Le traducteur a fait un superbe travail.
J’ai aimé la narration sur 3 époques, assurant un ouvrage aéré, et compensant la puissance narratrice, qui sur un roman linéaire aurait peut-être pu paraître plus lourd.
Un passage, entre autre dont j’ai aimé la beauté….
« Pendant ce temps, le grand-duc aux yeux d’ambre, perché bien à l’abri sur la branche basse d’un gommier, lisse ses plumes qui ruissellent d’eau de pluie. Sur l’autre rive, près de l’enchevêtrement de racines de chênes aquatiques et de pins, là où des empreintes de bottes sont imprimés dans la vase, le rapace remarque les plus imperceptibles mouvements dans la danse des pousses de pâturins, devinant grâce à un frisson instinctif dans les fibres de ses muscles que la pluie et le vent couchent les brins d’herbe les plus hauts, tandis que la course effrénée d’un rongeur ou le mouvement vif d’une queue ne manque jamais de faire relever les tiges des roseaux. »
 Bruce Marchart
Gallmeister;collection Nature writting (5/01/2012)
334 pages

4ème de couverture :
Texas, 1895. Un propriétaire terrien voit la seule femme qu'il a jamais aimée mourir en mettant au monde leur quatrième fils, Karel. Vaincu par la douleur, l'homme entraîne ses enfants dans une vie austère et brutale. Pour lui, seuls comptent désormais ses chevaux de course montés par Karel, et les paris qu'il lance contre ses voisins pour gagner toujours plus de terres. Mais l'enjeu est tout autre lorsqu'un propriétaire espagnol lui propose un pari insolite qui engage l'avenir des quatre frères. Karel s'élance dans une course décisive, avec pour adversaire une jeune fille qui déjà l'obsède.
Premier roman éblouissant, Le sillage de l’oubli a valu à son auteur d'être comparé par une presse américaine enthousiaste à William Faulkner. À travers une écriture vertigineuse, Bruce Machart dresse le portrait sans concession d'une famille déchirée en quête de rédemption.
A propos de l'auteur:
Bruce Machart est né au Texas. Son père était agriculteur dans une contrée rurale proche  du comté de Lavaca, où se déroule l'intrigue du Sillage de l'oubli. Il publie en 2011 ce premier roman puis un recueil de nouvelles, Men in the Making. Lors de sa parution, Le Sillage de l'oubli est accueilli par une presse enthousiaste qui trouve dans son univers des accents de Faulkner. Bruce Machart vit et enseigne à Hamilton dans le Massachusetts.


Pour l'état du Texas dans le challenge de Sofynet 14/51


 Voilà de quoi alimenter le challenge d 'Anne consacré aux premiers romans

Le défi scandinave (2)

C'est reparti , Prune nous redonne rendez-vous en Scandinavie pour un nouveau défi.


Bon c'est plus compliqué que l'année dernière, il y a plus de catégories.....mais......ça dure 2 ans !!!!! Et oui, fin du défi en décembre 2013!!!

Le challenge a depuis été repris par Lystig .

Rappel des lectures de la première cession .

Noire ou blanche, peu importe, je lirai 3 auteurs différents pour chacun des 5 pays concernés:

1.Danemark:

*Anna Grue, Je ne porte pas mon nom
*Jussi Adler Olsen, Misericorde;
                                Profanation
                                Délivrance

*Dan Tuèll, Meurtre à l'heure de pointe

2.Finlande:

* Riikka Pulkkinen,L'armoire des robes oubliées
* Rax Rinnekangas, La lune s'enfuit
* Rosa Liksom , Compartiment n°6


3.Islande:

*Stefan Mani, Noir océan
*Audur Ava Olafsdottir, L'embellie
*Bergsveinn Birgisson, La lettre à Helga


4. Norvège:

* Anne B.Ragde, la tour d'arsenic
*Haldan W.Freihow, Cher Gabriel 
*Vidar Sundstol, Terre des rêves
                            Seuls les morts ne rêvent pas
                            Corbeaux
*Gunnar Staalesen, Face à face


5. Suède:

*  Henning Mankell,Les chaussures italiennes  
                                 Meurtriers sans visage
                                 Les chiens de Riga 
                                 La lionne blanche 
                                 L'homme qui souriait 
                                 Le guerrier solitaire 
                                 La cinquième femme
                                 Les morts de la Saint-Jean 
                                 La muraille invisible
                                 Avant le gel

*Johan Theorin        Froid mortel  
*Viveca Sten,           La reine de la Baltique

lundi 2 janvier 2012

Voisins-voisines


 Anne est une vilaine tentatrice......mais c'est si bon de de penser à de futures lectures que je ne résiste pas  !!!

Le principe est simple: lire des romans de nos voisins européens, et des romans contemporains. Tous les genres sont permis. Aucune limitation dans le nombre, aucune contrainte concernant les pays....liberté totale, et cela me plait !!!

Je ne sais pas encore où le vent me poussera, et qui me poussera, mais comme j'aime voyager,et que ma pile est bien fournie, je devrais pouvoir y trouver mon bonheur.


Mon périple:

1. Norvège ;
    Norvège ;
2. Suède ; Suède;Suède ;Suède ;Suède ; Suède ; Suède ;
3. Grande -Bretagne ;Grande -Bretagne; Grande-Bretagne ; Grande-Bretagne ; Ecosse ;
4. Finlande
5. Italie; Italie ;Italie ;Italie ;
6. Irlande ; Irlande ;
7. Suisse;
8. Islande ;
9.Roumanie ;
10.Danemark
11. Autriche ;
12. Espagne ;
13.







C'est lundi que lisez -vous? (20)

Ce que j'ai lu ou achevé la semaine passée

*Rue Darwin, Boualem Sansal
* Au pays des kangourous, Gilles Paris
Ce que je suis en train de lire

*Un quatrième livre destination Israël
*New-York:histoire, promenades, anthologie&dictionnaire
Un livre qui se picore, et se consulte au grès des envies et de son temps, plus qu'il ne se lit
* Le sillage de l'oubli, Bruce Machart

Ce que je lirai cette semaine

Ce qui est en cours, et dans le meilleur des cas, le terminer !!!

samedi 31 décembre 2011

Au pays des kangourous


« Les grandes personnes sont difficiles à comprendre »
« Elles sont parfois gentilles, et parfois non. Elles sont faites de tas de petits morceaux que je n’arrive pas à relier les uns aux autres. »
Il n’a que neuf ans, mais il a déjà la réflexion d’une grande personne qui a gardé sa fraicheur d’enfant. Simon est un bambin comme les autres il aime jouer avec sa console Nintendo, a un papa, une maman, une grand-mère fantasque qui s’adresse aux esprits, ne manque de rien…enfin presque rien. S’il est proche de son papa, écrivain, sa maman en revanche est plus préoccupée par sa vie professionnelle au pays des kangourous…
« Je vois si peu maman. Avenue Paul –Doumer, elle fait à peine attention à moi. Jamais de caresse sur la tête comme papa. Elle m’embrasse toujours sur ses doigts. Quand vient l’heure du coucher, c’est ce qu’elle m’adresse. Un baiser sur ses doigts, et elle souffle dessus pour qu’il s’envole vers moi. Mais le vent est toujours mauvais avec maman, et son baiser disparait avant de m’atteindre. »
Son père l’aime et le cajole autant que sa mère est distante. Simon constate, explique, décrit, mais jamais ne juge sa mère. Au contraire, il cherche au fur et à mesure d’en savoir un peu plus sur son enfance pour comprendre cette maman qui vit loin, qui l’aime sans aucun doute, à sa façon, mais ne semble pas très démonstrative.
C’est avec Paul qu’il construit sa sensibilité.  C’est avec son père qu’il fait l’apprentissage de la maladie,  et du courage. Avec ses mots à lui il va poser des images sur les évènements.
Avec ses rêves, Simon grandit, et se rapproche de la vérité.
Simon, c’est le gamin qu’on a envie de cajoler ; c’est le gamin à qui l’on ne peut pas raconter d’histoire : il voit tout. Je me suis amusée quand il fait remarquer à Lola, non sans malice, en voyant ses deux brosses à dents, qu’on n’utilise pas deux brosses en même temps !!! La vérité sort de la bouche des enfants…
Et puis un jour, son petit monde bascule. Il est choyé et protégé par Lola, aimé par Lily…..ah cette petite Lily, la petite fée.
Voilà un ouvrage qui est à la fois émouvant, drôle, triste et optimiste, tendre, plein de bon sens. Un livre avec lequel on s’interroge : Quand doit-on dire la vérité aux enfants ? Que faire de son chagrin ? Le partager au risque de s’enfoncer, ou, le garder pour soi pour protéger l’autre ?
Un grand merci à Vincent des agents littéraires pour cette lecture douce, tendre, et profonde à la fois , et, que j’ai dégustée avec beaucoup de plaisir.

Au pays des kangourous,Gilles Paris 
Editions Don Quichotte (19/01/2012)
250 pages
4ème de couverture :
« Ce matin, j’ai trouvé papa dans le lave-vaisselle. En entrant dans la cuisine, j’ai vu le panier en plastique sur le sol, avec le reste de la vaisselle d’hier soir. J’ai ouvert le lave-vaisselle, papa était dedans. Il m’a regardé comme le chien de la voisine du dessous quand il fait pipi dans les escaliers. Il était tout replié sur lui-même. Et je ne sais pas comment il a pu rentrer dedans : il est grand mon papa. » Simon, neuf ans, vit avec son père Paul et sa mère Carole dans un vaste appartement parisien. En fait, le couple n’en est plus un depuis longtemps, la faute au métier de Carole, qui l’accapare. Paul est écrivain, il écrit pour les autres. Carole est une femme d’affaires, elle passe sa vie en Australie, loin d’un mari qu’elle n’admire plus et d’un enfant qu’elle ne sait pas aimer. Le jour où Paul est interné pour dépression, Simon voit son quotidien bouleversé. L’enfant sans mère est recueilli par Lola, grand-mère fantasque et jamais mariée, adepte des séances de spiritisme avec ses amies « les sorcières », et prête à tout pour le protéger. Mais il rencontre aussi l’évanescente Lily, enfant autiste aux yeux violets, que les couloirs trop blancs de l’hôpital font paraître irréelle et qui semble pourtant résolue à lui offrir son aide. Porté par l’amour de Lily, perdu dans un univers dont le sens lui résiste, Simon va tâcher, au travers des songes qu’il s’invente en fermant les yeux, de mettre des mots sur la maladie de son père, jusqu’à toucher du doigt une vérité que l’on croyait indicible.

A propos de l'auteur: 
Gilles Paris est un écrivain français.Il est tout d'abord fonctionnaire au ministère de la Jeunesse et des Sports au service de documentation, puis journaliste dans le domaine du cinéma et de la musique dans la presse populaire. Il est ensuite attaché de presse dans l'édition, d'abord chez Jean-Claude Lattès et Plon, puis à son compte.
Son premier roman, "Papa et Mama sont morts" (1991), est en train d'être adapté au cinéma, et le suivant "Autobiographie d'une courgette" a été traduit en plusieurs langues et s'est vendu à plus de 150 000 exemplaires. Il a fait l'objet d'une adaptation pour la télévision réalisée en 2007 par Luc Béraud et intitulée "C'est mieux la vie quand on est grand" avec Daniel Russo dans le rôle du gendarme.


Pour le challenge de Sharon : les animaux du monde
Pour le challenge Petit Bac 2012 organisé par Enna , dans la catégorie animal


Edit du 4/01/2012, un petit mot de l'auteur reçu par mail....


Bonjour
Je voulais vous remercier pour la très juste et jolie critique que vous avez consacré à Au pays des kangourous.Elle m’a beaucoup touché
 Bien à vous
 Gilles Paris

vendredi 30 décembre 2011

Les 12 d'Ys

Un petit dernier pour la route........je n'ai pas pu résister à un dernier challenge qui passait par là !!!
C'est Ys qui en est la responsable .....

Ambitieux programme de lecture 2012 : 12 catégories de 12 titres ou auteurs chacune, choisis selon mes goûts et mes envies. Pour découvrir des auteurs ou des espaces, pour continuer à en lire d’autres dont j’ai trop souvent reporté la lecture.Si vous souhaitez m’accompagnez dans ces lectures, voici le billet qui vous en dira plus sur la démarche.
Les billets des participants seront à publier les 12 ou 21 du mois (ça fait le même nombre de 1 et de 2…)
Pour les catégories et les ouvrages concernés, c'est ICI .

Pour le moment, je ne me risque pas à donner des ouvrages précis; ma pile est bien fournie, et devrait pouvoir me permettre de commencer le challenge sans trop de soucis.Pour ce qui concerne les romans graphiques/intégrales.....c'est un peu plus obscure pour moi.....mais j'ai un an pour y voir plus clair.


1.Auteurs espagnols contemporains


2.Australasie

3.Nobel de littérature

La convocation, Herta Müller
4. Pavés

 Un pays à l'aube, Denis Lehane
5.Classiques français
La promesse de l'aube, Romain Gary

6.Auteurs latino-américains

Le chanteur de tango, Tomas Eloy Martinez

7.Jeunes auteurs américains

8. Auteurs en Mc

Reflets dans un œil d'or, Carson Mc Cullers
9.Scandinaves

Les chaussures italiennes, Henning Mankell

10.Biographies

Magellan, Stefan Zweig

11.Auteurs francophones


12. Romans graphiques/intégrales 
Maus,Art Spiegelman

Challenge réussi le 21/12/2012 !!!

Bilan 2011 -Perspectives pour 2012

Bonne et heureuse année 2012 à celles et ceux qui me lisent: blogueurs et blogueuses, éditeurs qui me font l'honneur et le plaisir de me faire découvrir leurs parutions, auteurs qui m'offrent de belles heures de lecture, ainsi que Libfly, Les agents littéraires, Les nouveaux auteurs, Babélio

Cette année aura été une belle année lecture:

175 livres lus
30 coups de cœur
18 ouvrages qui me sont tombés des mains


Parmi ceux qui m'ont particulièrement parlé

1-Même le silence a une fin, Ingrid Betancourt
2-La reine Alice, Lydia Flem
3-Les saisons de la nuit, Colum Mc Cann
4-Coton Point, Pete Dexter
5-Sanctuaire, William Faulkner
6-Rien ne s'oppose à la nuit, Delphine de Vigan
7-Avant la nuit, Reinaldo Arenas
8- Seul le silence, R.J Ellory
9-L'ampleur du saccage, Katouar Harchi
10-Une odyssée cambodgienne, Haing Ngor


Les challenges réussis

Le Challenge New-York, première version avec 18 chroniques
Le challenge des Nobel , première session,à mon initiative avec 10 auteurs lus
Le challenge ABC / Babélio que j'ai terminé, ainsi que le challenge 26 livres/26 auteurs
Les agents littéraires qui me font le plaisir de me faire découvrir un tas d'éditeurs confidentiels aux ouvrages qui méritent d'être lus ont eux aussi organisé leur challenge de la rentrée: 8 nouveautés
Le défi scandinave qui ma donné beaucoup de plaisir de lecture a été bouclé
Le challenge nature writing avec 5 livres lus


De belles rencontres avec les auteurs:


Ingrid Betancourt, qui m'a fait l'honneur d'une superbe dédicace
Hélène Gestern, pour eux sur la photo
Metin Arditi,pour son superbe Turquetto
Michèle Halberstadt, avec sa petite si émouvante
Valentine Goby au contact si jovial, avec Banquise
David Vann,submergé par les lecteurs,
Lilyane Beauquel dont je tarderai pas à lire avant le silence des forêts

Une première pour moi, être juré littéraire:

Pour la Fnac d'abord, avec de belles découvertes avant tout le monde
Pour les édition Points tout au long de l'année pour choisir le meilleur policier de l'année 2011



L'avenir..........

Je commence 2012 avec 14 challenges en court......dont certains sont déjà atteints bien avant la date fatidique:
Le défi de la plume au féminin
La littérature fait son cinéma


Et d'autres qui sont commencés, ou pas encore...mais qui seront atteints, puisque j'y mets un point d'honneur.

Je serai juré pour le Prix des lecteurs du Livre de poche, catégorie littérature