lundi 8 août 2011

En retard pour la guerre


Israël, janvier 1991. Une attaque de l'Irak à l'arme chimique est redoutée, la guerre du golfe est imminente. Constance Kahn, une jeune Française, a choisi de s'installer à Jérusalem pour écrire son mémoire sur Flavius Josèphe. Elle partage sa vie avec Nathanaël, un peintre révolté et imprévisible, travaille dans une boutique bio, a pour amie Tamar, étudiante comme elle en histoire antique, et sur le point d'accoucher. Dans quinze jours tout ce monde aura peut-être disparu. Lorsque les sirènes retentissent, Constance maîtrise de moins en moins le chaos émotionnel qui l'envahit, mêlant les traumatismes du passé aux angoisses du présent. En retard pour la guerre est un roman à l'écriture sensible et retenue. Sa vitalité et son réalisme rappellent le ton de certains jeunes cinéastes israéliens contemporains.
« Oui, mais quoi ? Comment saisir l’essentiel ? Distinguer ce qui, dans le présent ,sera important sera une fois transformé en passé ? »

Malgré cette guerre chimique que tout le monde redoute, ce livre est reposant à lire. Constance vit avec son compagnon depuis peu en Israël pour terminer un mémoire, mais pas uniquement pour cela….La très brève première partie lancera une pierre dont le lecteur ne recevra les morceaux qu’à la fin du livre. Entre temps, avec finesse et sensibilité, nous partageons l’angoisse, les doutes de Constance, amis que le quotidien de ses amis et voisins de quartier.
Prise par des souvenirs encombrants, Constance a bien du mal à tout clarifier, ses motivations, son couple. Elle court après le temps, les objets, l’agent…mais au fond que fait-elle là ?
Ce livre fait réfléchir  sur le quotidien des populations vivant dans un pays en alerte permanente, et qui plus est sous la menace d’une guerre chimique. Comment faire en sorte que la peur ne prenne pas le dessus ?

« La mort dans cette nuit de vacarme n’est pas dans l’ordre des choses, ne peut pas clore les années écoulées depuis notre naissance. »
Il y a de l’espoir dans ce livre, intuitivement, je ne pouvais pas penser, en lisant à une fin tragique…..
Si je n’ai pas ressenti ce petit quelque chose indéfinissable, je n’en ai pas moins apprécié cette lecture pour la qualité de l’écriture, sa finesse, sa concision, et une certaine musicalité que j’avais déjà rencontrés chez Aharon Appelfeld dont elle est sa traductrice.
Ce premier roman est, à mes yeux, prometteur. Son auteur est à suivre de près.
Valérie Zenatti-L'olivier(janvier 2006)-188 pages

Valérie Zenatti est née à Nice en 1970. Elle a publié plusieurs livres pour la jeunesse dont Quand j'étais soldate (2002) et Une bouteille dans la mer de Gaza (2005). Depuis un an, elle se consacre à la traduction, notamment des ouvrages de Aharon Appelfeld, et à l'écriture. En retard pour la guerre est son premier roman.

Challenge ABC/Babélio: 24/26 [Z]
Challenge 26 auteurs/26 livres 18/26 [Z]

Livre lu dans le cadre du défi la plume au féminin, organisé par Opaline   





Lecture dans le cadre du challenge la lecture fait son cinéma organisé par Will


dimanche 7 août 2011

Sanctuaire

« Temple ne vit pas, n'entendit pas s'ouvrir la porte de sa chambre. Au bout d'un instant, elle tourna par hasard les yeux de ce côté et y aperçut Popeye, son chapeau sur le coin de la figure. Sans bruit, il entra, ferma la porte, poussa le verrou, se dirigea vers elle. Tout doucement, elle se renfonça dans le lit, remontant jusqu'au menton les couvertures, et resta ainsi, anxieusement attentive aux gestes de Popeye. Il s'approcha, la regarda. Elle sentit son corps se contracter insensiblement, se dérober dans un isolement aussi absolu que si elle eût été attachée sur le clocher d'une église. Elle sourit à Popeye d'un pauvre sourire humble et gauche, découvrant l'émail de ses dents. »
Il m’aura fallu une lecture commune, une vraie (celle que l’on choisi ensemble, sans se cacher, que l’on lit en même temps à son rythme, et pour laquelle on accepte d’échanger en temps direct ses impressions, ses doutes, ses incompréhensions pour mieux progresser et aborder une lecture délicate), pour qu’enfin j’ose aborder Faulkner .
Seule dans mon coin, j’aurais probablement abandonné ce livre sans l’intelligence d’autres lecteurs qui n’ont pas peur, eux ,d’être influencés……
Cela faisait longtemps que je voulais régler un « petit compte » comprenne qui voudra…..

Faulkner, c’est de la littérature de haute volée, une littérature qui vous prend à la gorge. Ce n’est pas une petite lecture facile, ou comme disent certains, « une lecture détente ».
Faulkner a bien un style, une patte. Il a une manière bien à lui d’emmener son lecteur dans les recoins de l’âme humaine. Il a l’art de vous illuminer tout d’un coup sur une chose, et tout aussi vite de vous replonger dans le brouillard. Il suggère  plus qu’il ne révèle. Il sait attendre avant de préciser les choses, laissant le lecteur de longs moments à ses doutes et questions.
Faulkner ne nomme pas franchement les choses, ni les personnages ; souvent il multiplie les appellations….glisse des évènements anodins…

La narration chez Faulkner est précise, et fourmille de détails .Les dialogues sont parfaitement adaptés aux personnages et aux situations.

Le roman pose d’emblée l’ambiance générale. « Quelque part, caché, mystérieux, et pourtant tout proche, un oiseau lança trois notes, puis se tut. » Les trois coups avant la pièce de théâtre.

On y boit beaucoup, l’alcoolisme fait partie du décor.

André Malraux, dans sa préface prévient : « Sanctuaire est donc un roman d’atmosphère policière sans policiers, de gangs aux gangsters crasseux, parfois lâches, sans puissance. »

Il ne faudra donc pas chercher dans ce roman de folles embardées, des rebondissements fracassants. Le rythme n’est pourtant pas lent ni ennuyeux, c’est seulement qu’il est construit à la manière d’un roman noir, avec comme toile de fond toute son époque, tout un contexte social et sociétal.
Il faut simplement accepter de se laisser aller,  de se laisser perdre, de ne pas comprendre ou savoir pendant un moment, pour mieux se retrouver ensuite. Une lecture fine et attentive s’impose. Chaque mot, chaque ligne a son importance. Moi qui ne relis pas mes livres, me suis surprise à  en relire des pans entiers et à découvrir des choses qui m’avaient échappées.


Que vous dire de l’intrigue, si ce n’est qu’en dire si ce n’est un peu, c’est déjà trop en dire.
Les personnages sont mystérieux, glauques, patibulaires, franchement antipathiques pour certains : Tommy, Popeye (drôle de nom, tout de même…..) Godwin…
Seul Horace Benbow montre un visage « humain » ; c’est l’avocat, qui cherche à faire la lumière sur l’affaire, et qui croit encore à la justice. « Je ne puis rester les bras croisés quand je vois l’injustice… », Répond-il à sa sœur, petite bourgeoise.

Et puis Temple Drake, fille de juge, étudiante qui se laisse embarquer par Gowan complètement ivre, et qui va échouer dans la pire bicoque qui soit….et ce sera descente aux enfers. Temple/Sanctuaire……faut-il y voir un lien. ?
Elle reste un mystère pour moi, cette fille….pourquoi en arrive-t-elle là ? Pourquoi ne se sauve t-elle pas ? Qu4est-ce qui la retient dans ce bordel tenu par Miss Reba alors qu’elle fricote avec Red ? Pourquoi protège t-elle son bourreau ?
Elle a d'emblée des comportements, et des attitudes quelques peu équivoques qui laissent penser au lecteur que les choses n’en resteront pas là….   « Sans cesser de courir, elle eut l’air de s’arrêter. Le pan de son manteau qui battait derrière elle n’eut pas le temps de la rattraper ; toutefois, pendant une fraction de seconde, elle regarda Popeye en face avec un sourire aguichant et crispé qui découvrit ses dents. »

Faulkner sème ici où la des idées, des détails qui semblent insignifiants, mais que l’on retrouve parfois longtemps après pour éclairer ou pour insister….Ce sont ces élément-là qui me font affirmer que ce livre nécessite une lecture fine et attentive.

Ce livre est un coup de cœur, non pas pour le scénario en lui-même, mais pour l’immense qualité littéraire, le style, et ce qu’il me laisse à l’esprit .Je relirai Faulkner, c’est certain.

 William Faulkner-Gallimard/Folio- 375 pages
William Faulkner naît en 1897, à New Albany dans le Mississippi, dans une vieille famille aristocratique ruinée par la guerre de Sécession. Son père, Murry Cuthbert Faulkner, est un raté doublé d'un ivrogne dominé par sa femme, Maud. Enfant taciturne et étrange, le jeune William se distingue par ses goûts littéraires et artistiques. Il s'engage dans l'aviation canadienne après avoir été délaissé par Estelle, dont il était amoureux, mais l'Armistice met fin à la guerre avant qu'il ait appris à piloter. Il rentre cependant chez lui auréolé de la gloire du soldat et se vantant d'exploits inventés de toutes pièces. Il commence à écrire tout en exerçant différents métiers, sans grande conviction. Marqué par la forte personnalité de sa mère et son échec sentimental, William Faulkner mêle puritanisme et sensualité comme en témoigne le titre de son premier recueil de poèmes, Le Faune de marbre, en 1924. Il séjourne à Paris, à New York, à La Nouvelle-Orléans et, à son retour, épouse Estelle, qui a divorcé, et s'installe à Oxford. Il y mène une vie de romancier dont les livres ne se vendent guère malgré l'estime de la critique. Quelques-uns de ses plus grands romans paraissent alors : Sanctuaire, Tandis que j'agonise, Lumière d'août, Sartoris, Le Bruit et la fureur... Ils dressent une topographie de l'univers romanesque de l'écrivain : le comté de Yoknapatawpha et la ville de Jefferson dans le Sud après la guerre de Sécession. Faulkner publie également des recueils de nouvelles, comme Treize histoires, premières œuvres traduites en français dans les années 1930. Il part travailler comme scénariste à Hollywood où il rencontre Meta Carpenter qui devient sa maîtresse. Son sens du devoir lui intime de la quitter et cette rupture lui inspire son dernier chef d'œuvre, Les Palmiers sauvages. Il commence enfin à pouvoir vivre de sa plume et obtient le prix Nobel de littérature en 1949. Malheureusement son inspiration se tarit. L'alcool finit par avoir raison de lui, le 16 juillet 1962, au moment où paraît son dernier roman, Les Larrons.
  L'univers de Faulkner est un univers pessimiste, dont la déchéance, le péché, l'expiation par la souffrance forment la trame dramatique, et son œuvre compte parmi les plus importantes de la littérature américaine.

 Lu dans le cadre du Challenge des Nobel , Nobel 10  Challenge atteint

Challenge ABC/Babélio: 23/26 [ F]
Challenge 26 livres/26 auteurs: 17/26 [F]

mardi 2 août 2011

Le goût de New-York


Fantasme de la Ville par excellence, et ville de tous les fantasmes, New York est devenue une source abondante de mythes, de l'eldorado contemporain à la cité de tous les dangers : grandeur et décadence de la Babylone moderne, matière première inépuisable pour d'innombrables romans, films, poèmes, spectacles, qui hésitent souvent entre les deux extrêmes d'une vision tantôt infernale tantôt idéale... Vivre à New York, c'est habiter cette fiction, la chanson de geste de l'ère contemporaine. Mais vivre New York, c'est aussi confronter te rêve à ta réalité. Et découvrir une autre expérience, la magie de la foute n'empêchant pas une étrange solitude, les prémices de promesse tournant parfois aux illusions perdues. Balade en compagnie de Woody Allen, Louis-Ferdinand Céline, Tonino Benacquista, Jonathan Safran Foer, Jerome Charyn, Tom Wolfe, Andy Warhol, Edith Wharton, Francis Scott Fitzgerald, Truman Capote, Bob Dylan, Maryse Condé, Bret Easton Ellis, Georges Perec, Paul Auster et bien d'autres...
A l’origine ce recueil devait être un avant goût de voyage, une sorte de bain initiatique avant de plonger dans le bain new-yorkais. Le temps a passé, les livres se sont succédés et se sont remplacés et bousculés.
C’est l’esprit distancié, après ne nombreuses autres lectures new-yorkaises, que je me suis décidée à sortir de l’oubli cet opus. Se picore plus qu’il ne se lit ; Une fois n’est pas coutume, c’est à l’envers que j’ai choisi d’imprégner des thèmes abordés
Quatre parties, pour quatre visions, quatre idées de cette ville aux visages multiples. Une ville dont on rêve, que l’on regarde, que l’on vit, et enfin qui se pense….
L’eldorado contemporain :Ce sera pour moi la partie la plus abstraite, et donc la moins plaisante
La ville debout : où l’architecture, les ponts en inspirent plus d’un. Le Corbusier s’enflamme des buildings, Paul Morand disserte à propos des ponts
Le pays de la chance : C’est la partie que j’ai préférée, avec des textes variés et d’époques différentes qui montrent bien la ville de tous les possibles.
La ville non éternelle : Ce sont des écrivains non New-yorkais qui l’illustrent, et en parlent. Je retiendrai celui de Léopold Sédar Senghor sur la négritude à New-York, le communautarisme, les populations qui s’ignorent. Chacun à sa place.
 L’intérêt de cette présentation, c’est la diversité des auteurs qui ont été choisis. J’ai notamment apprécié de ne pas croiser, ou alors si peu, d’auteurs New-yorkais…..Je ne peux faire l’impasse de Paul Auster qui sait comme nul autre transmettre son amour pour cette ville, en particulier dans trilogie New-yorkaise. Ce recueil a la particularité de sortir des sentiers battus, et rien que pour cela, vaut d’être picoré ici ou là….

Textes choisis et présentés par Jérôme Neutres-Mercure de France (2009)-140 pages

Lecture dans le cadre du Challenge New-York, organisé par Well-read-kid


Le goût de Nancy


A Nancy, jusqu'au milieu du XVIIe siècle, une vaste esplanade séparait ta Ville-Vieille et la Ville-Neuve. Stanislas, ancien roi de Pologne, devenu duc de Lorraine en 1737, va projeter d'y établir une place destinée à honorer et glorifier son gendre le roi de France, Louis XV. Première de toutes les places royales françaises, elle sacralise l'image de marque royale tout en accueillant les festivités populaires. Aujourd'hui, 250 ans et une rénovation complète plus tard, on aurait tendance à assimiler Nancy à sa célèbre place, et vice versa. Mais ce serait oublier, dans te désordre, la bergamote, les mirabelles, l'Art nouveau, les macarons, l'Ecole de Nancy, Majorelle, Gallé, Delacroix, M. Coué et sa méthode, les frères Daum, Edmond de Goncourt, l'odeur de tilleul à la fin du printemps et au début de l'été... Visite guidée sur les traces de Victor Hugo, Stendhal, Edith Wharton, Marek Halter, René Char, Philippe Claudel, Maurice Barrès, Jocelyne François et bien d'autres...
Nancy, c’est loin, il n’y a pas la mer, il y fait froid l’hiver….Alors il fallait bien quelques bons mots pour attirer le visiteur.
Et le Nancéen, me direz vous ? Lui, qui comme moi connaît bien, et aime sa ville, peut-il être surpris en lisant ce recueil ?
Et bien oui, surpris d’y découvrir que des personnages comme la romancière Edith Wharton y fut correspondante de guerre, et livra un émouvant témoignage de 14 juillet. Que Simone de Beauvoir, de passage alors qu’elle rendait visite à Sartre en Alsace ne l’a pas aimé, comparé à Strasbourg…
J’ai ai lu des pages de tendresse à l’évocation de notre très chère bibliothèque municipale que l’on doit à Stanislas, et toujours  en service  de nos jours.
Je me suis délectée en lisant la folle aventure du macaron des célèbres sœurs macarons, toujours imité mais jamais égalé et dont la recette est jalousement gardé par un célèbre pâtissier de la ville.
J’ai souri en lisant Fernand Rousselot qui revisite la méthode Coué…..toujours très efficace…Si je vous l’assure.
Céline, dans son voyage au bout de la nuit rappelle que le doigt de Stanislas- bien avant de servir aux réjouissances des carabins, indiquait aux hommes de troupe la direction des quartiers....un peu chauds de la ville !!!
Et pour finir, en humour, avec la devise des footballeurs Nancéens «  Qui s’y frotte s’y pique »….Et oui si les anglais ont la rose, et les hollandais la tulipe, à Nancy nous avons le chardon…alors  soyez sur vos garde !! Parole de Nancéenne.
Textes choisis par  Paulette Choné et Brigitte Heckel- Mercure de France(2005)-142 pages


lundi 1 août 2011

Challenge: 50 états, 50 billets

17 mois à travers les Etats-Unis........Le voyage de fou.Bon ne rêvons pas, c'est avec les livres qu'il se fera, pas au volant d'une grosse américaine, la country à fond les manettes, le chapeau de cow-boy vissé sur la tête!!!    Donc fin du voyage le 31 décembre 2012..... 31 décembre 2014, après plusieurs prolongations !!!!

C'est déjà pas si mal que cela.C'est Sofynet qui nous y invite.....


50 états, 50 billets.... Oui, mais encore ?
Le but est que chaque participant(e) essaie d'écrire un billet par état des Etats-Unis. Je vais être plus clair : il peut s'agir de critique de livre, de film, d'une série ou d'un épisode de celle-ci, d'un compte rendu de voyage, d'un billet d'humeur sur un fait d'actualité, d'une recette, qu'importe... Mais il faut qu'il y ait un lien clair avec l'état que vous avez choisi d'illustrer ainsi. Et le billet ne peut être lié qu'à un état.

On peut aussi parler cinéma, série télé, ou reportage voyage.....

Chaque état évoqué rapportera 1 point. Un point bonus sera donné à chaque personne ayant été seule à évoquer un état (par exemple, si une seule personne fait un billet sur le Nevada, hop, un point de plus pour elle). Un cadeau surprise sera remis à la personne qui aura le plus de points.

Alabama

Les feuilles mortes, Thomas H.Cook 
Alaska

Désolations, David Vann
 
Arizona

Clandestin, Philip Caputo
Arkansas


 
Californie

Le prix de la peur, Chris Carter
Poète aveugle, Lawrence Ferlinghetti 
 
Caroline du Nord

L'enfant perdu, John Hart 
Caroline du sud

Le prince des marées, Pat Conroy 
Colorado

Tueur de bisons, Frank Mayer

Connecticut

L'Amérique des écrivains, Pauline Guéna

Dakota du Nord

Dans le silence du vent, Louise Erdrich

Dakota du Sud

L'hiver du fer sacré, Joseph Marshall III

Floride

Ils vivent la nuit, Dennis Lehane

Georgie

La Couleur pourpre, Alice Walker
Hawaï

Les descendants, Kaui Hart Hemmings

Idaho

Illinois

Indiana

Donnybrook, Frank Bill

Iowa

La terre des Peaux-Rouges, Philippe Jacquin

Kansas

De sang-froid, Truman Capote

Kentucky

 Sweetwater, Roxana Robinson

Louisiane
 
Ouragan, Laurent Gaudé 
Maine


Ailleurs, Richard Russo

Massachusetts

La lettre écarlate, Nathaniel Hawthorne
 
Michigan

Dalva, Jim Harrison


Minnesota
Freedom, Jonathan Franzen
 
Mississippi

La couleurs des sentiments, Kathryn Stockett 
Missouri


Les apparences, Gillian Flynn

Montana

Montana 1948, Larry Watson
 
Nebraska


 
Nevada

 Ma grand-mère cannibale, France Bequette
New Hampshire

Les filles de l'ouragan, Joyce Maynard

New Jersey

Terroriste, John Updike

Nouveau Mexique

Ohio

Home, Toni Morrison

Oklahoma

L'accusé, John Grisham


Oregon

Derniers adieux, Lisa Gardner

Pennsylvanie

Lune de sang, Todd Ritter
 

Rhode Island

La route, Cormac McCarthy
 

Tennessee

Le silence des agneaux, Thomas Harris

 Texas

Le sillage de l'oubli,Bruce Machart 

Utah
Refuge, Terry Tempest Williams
 
Vermont


Virginie

Virginie Occidentale

La guerre de Sécession, André Kaspi

Washington

La mort et la belle vie, Richard Hugo

Washington DC (District of Columbia)

Où va l'Amérique d'Obama, Hervé de Carmoy

Wisconsin

Instinct de survie, Jeffery Deaver
 
Wyoming

Bird Cloud, Annie Proulx

Billet bonus 










dimanche 31 juillet 2011

Le rocher de Tanios

" Le destin passe et repasse à travers nous, comme l'aiguille du cordonnier à travers le cuir qu'il façonne. " Pour Tanios, enfant des montagnes libanaises, le destin se marque d'abord dans le mystère qui entoure sa naissance : fils de la trop belle Lamia, des murmures courent le pays sur l'identité de son vrai père. Le destin passera de nouveau, dans ces années 1830 où l'Empire ottoman, l'Egypte, l'Angleterre se disputent ce pays promis aux déchirements, le jour où l'assassinat d'un chef religieux contraindra Tanios à l'exil... Mêlant l'histoire et la légende, la sagesse et la folie des hommes, le romancier de Léon l'Africain et du Premier Siècle après Béatrice nous entraîne dans un prodigieux voyage romanesque qui lui a valu le prix Goncourt 1993. --Ce texte fait référence à l'édition Poche.
 
Je connaissais Amin Maalouf de nom, mais ne l’avais jamais lu. Alors qu’il devient immortel, pour réparer cela, je choisis l’ouvrage qui lui valut le Prix Goncourt.
Et bien c’est fait, je l’aurai lu au moins une fois !!! Mais que tirer de ce livre ? Pas grand-chose.
Je l’ai terminé, très vite, comme on finit son assiette pour être quitte, et pouvoir passer au dessert, qui est plus prometteur. Le plat était mangeable, mais sans saveur, sans goût, sans odeur.
Et bien ici c’est pareil : cela se lit, c’est limpide, bien écrit. Mais quoi, me direz-vous ?
L’histoire est un peu maigrichonne ; ça manque un, beaucoup de corps. Si l’écriture est lipide le style est lourd. Il s’y dégage une espèce de léthargie toute orientale, une sorte d’indolence, de nonchalance, qui à la longue lasse énormément quand il n’y a pas la poésie, les couleurs, et un peu d’épice pour retenir le lecteur.
Peut-être que c’est au second, voir au troisième degré qu’il faut lire ce roman s’apparentant à un conte……Si on veut…… 

Amin Maalouf- Grasset (1993) Prix Goncourt-280 pages

Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates

Londres se relève douloureusement des drames de la Seconde Guerre mondiale et Juliet, jeune écrivaine anglaise, est à la recherche du sujet de son prochain roman.
Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d'un inconnu, un natif de l'île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre son monde et celui de ses amis ? Un monde insoupçonné, délicieusement excentrique.
Celui d'un club de lecture créé pendant la guerre pour échapper aux foudres d'une patrouille allemande un soir où, bravant le couvre-feu, ses membres venaient de déguster un cochon grillé (et une tourte aux épluchures de patates...).
Juliet est conquise.
Peu à peu, elle élargit sa correspondance avec plusieurs membres du Cercle.
Jusqu'au jour où elle comprend qu'elle tient avec le Cercle le sujet de son prochain roman et se rend à Guernesey.
Ce qu'elle va trouver là-bas changera sa vie à jamais.
Ce livre a eu un succès phénoménal. J’ai donc voulu, m’y frotter à mon tour….Je le sais pourtant, quand un livre plait trop, il ne me plait pas….Allez savoir pourquoi…..

J’arrête la lecture au bout de 150 pages…..il n’y a rien d’assez consistant pour moi. Ces pages m’ont ennuyée ; c’est pour moi, ni plus ni moins que du remplissage. Je n’apprends rien, n’éprouve rien. 
Le titre est amusant, je pensais pouvoir au moins m’y distraire….même pas. Ce que j’ai lu est banal, je me fais violence pour lire une dizaine de pages. Ce n’est pas ma conception de la lecture.                                                                                                                                        
Mary Ann Shaffer& Annie Barrows- 10/18-412 pages

Lecture commune avec Valou,Del .

samedi 30 juillet 2011

Challenge :Le 1% littéraire

  
Après Levraoueg et Schlabaya ,Hérisson   reprend le Challenge 1% de la rentrée littéraire, car je trouve que c’est une belle façon de fouiner dans cet évènement littéraire foisonnant ! Il est encore un peu tôt, je n’ai donc pas le nombre exact de titres à paraître pour cette rentrée qui commence le 18 août ! On peut cependant imaginer un nombre assez similaire aux années précédentes… soit autour de 700 titres!
654 ! Le nombre est tombé, un peu moins de titres que l’année dernière donc! 654 romans, dont 435 de romans français !

Pour réussir le challenge 1% il faudra donc lire entre hier (façon de parler, il n’y a pas de date de début, les chroniques déjà publiées comptent!) et le 31 juillet 2012  7 livres (6 1/2 en fait, mais ce n’est pas pratique!). Bien entendu on aura le droit de tricher en faisant compter les livres jeunesse de cette période aussi.


1.Le Turquetto  , Metin Arditi
2.L'ampleur du saccage  , Katouar Harchi
3.Comme une ombre  , Michel Schneider
4.Héritage  , Nicholas Shakespeare
5.Kampuchéa  , Patrick Deville
6.Unité de vie  , Fabienne, Swiatly
7.La petite  , Michèle Halberstadt
8.Vers la mer  , Anne-Sophie Stefanini 
9.Nestor rend les armes  , Clara Dupont-Monod 
10.A l'enfant que je n'aurai pas  , Linda Lê 
11.Le pied mécanique  , Joshua Ferris 
12.La vieille dame du riad  , Fouad Laroui 
13.Rien ne s'oppose à la nuit  , Delphine de Vigan
14.Code Salamandre  ,Samuel Delage
15.muse  , Joseph O'Connor 
16.Île de Pâques, le grand tabou  , Nicolas Cauwe
17.Où va l'Amérique d'Obama  , Hervé de Carmoy, Alexandre Adler
18.De l'amour, de la mort, de Dieu et autres bagatelles  , Lucien Jerphagnon
19. Lune de sang  , Tod Ritter
20. Eux sur la photo  , Hélène Gestern
21.Commissaire Garon:Les cahiers du ministre  , Saint-Luc
22.Un père idéal  , Paul Cleave
23.Opium Poppy  , Hubert Haddad
24.Derniers adieux  , Lisa Gardner
25.Juste avant  , Fanny Saintenoy
26.La confusion des peines  , Laurence Tardieu
27.Un été à Cold Spring  , Richard Yates
28.Freedom  , Jonathan Franzen
29.J'ai déserté le pays de l'enfance  , Sigolène Vinson
30.Rue Darwin  , Boualem Sansal
31. Une femme fuyant l'annonce  , David Grossman
32. Du domaine des Murmures  , Carole Martinez
33. Désolations  , David Vann
34. Le silence du bourreau  , François Bizot
35. Les amandes amères, Laurence Cossé