jeudi 22 décembre 2011

New-York,journal d'un cycle




Elle pédale, d’est en ouest, du nord au sud. Elle aime longer les rives de l’Hudson. New-York à vélo, n’est pas forcément très sécurisant, mais cela doit être tellement génial….
Mais ne croyez pas qu’elle se contente de nous livrer ses impressions de cycliste. Certes son cycle est un personnage à lui tout seul…mais que dire de ses cycles ?
Catherine, entre deux coups de pédales, glisse subrepticement, une réflexion sur le couple, et ses désynchronisations.  Comment concilier un désir de maternité, et une peur de la paternité ? Comment, par petites touches, jugée sur son vélo, quelque part entre Midtown et Washington square, Catherine se livre à son lecteur ?
A mi-chemin entre la balade rafraichissante dans Manhattan, et un huis clos conjugal pas toujours très simple à appréhender, cet ouvrage, lu en collection de poche, est aussi un petit bijou sur papier glacé, et agrémenté de très jolies vues de NY…et d’épaves de vélos .




New-York, journal d'un cycle,Catherine Cusset 
Mercure de France (Mars 2009)/Folio n°5279 (15/09/2011)
 135/ 120pages

 
4ème de couverture :
"D'après mon mari ce n'est pas le désir d'enfant qui me rend folle mais l'absence de contrôle sur le cours des choses. Je ne supporte pas qu'un bébé ne se fasse pas comme ça, sur un simple claquement de doigts". Catherine Cusset ne nous peint pas seulement la ville de New York sous un jour nouveau, à vélo et en photos, elle nous livre aussi un récit intime et touchant sur les difficultés du couple et de l'enfantement.

Quelques mots à propos de l' auteur:
 
Catherine Cusset est née à Paris en 1963 et vit à New York. Elle a publié neuf romans : dont La blouse roumaine, À vous, Jouir, En toute innocence, Le problème avec Jane, Grand Prix des lectrices de Elle 2000, La haine de la famille, Confessions d’une radine et Amours transversales. Un brillant avenir a reçu le Goncourt des lycéens en 2008. En 2009, elle publie un récit, New York. Journal d'un cycle.







1ère escale new-yorkaise avec Emily.

mardi 20 décembre 2011

Freedom


Une interruption d’une semaine, faute de disposer de suffisamment de temps devant moi  pour me consacrer à ce livre aura eu raison de ce pavé, qui malgré 300 pages lues, ne m’enthousiasmait pas plus que cela. Il ne m’a d’ailleurs pas manqué durant cette semaine. Il est lourd au sens propre du terme, il tient mal en main, il fatigue assez vite les bras, les genoux, et surtout les yeux.
Certes, c’est bien écrit. Certes c’est bien construit. Je reconnais bien volontiers à Jonathan Franzen de décortiquer ses personnages. Mais justement, il le fait trop, au détriment de l’intrigue qui manque un peu d’allant. En reprenant l’ouvrage où je l’avais laissé, j’ai soudain ressenti une profonde lassitude en voyant ce qu’il restait à lire, surtout devant l’intérêt plus que mitigé pour cette histoire, et surtout devant l’indigestion qui pointait le bout de sa plume.
Beaucoup de lourdeur, un style pesant, qui s’étire en longueur, un scénario un peu léger, et beaucoup de broderie autour.
Je remercie Rémy Gonseau  de Price Minister pour l’envoi de Freedom dans le cadre de l’opération le match de la rentrée littéraire.

Freedom, Jonathan Franzen
Éditions de l'Olivier( Août 2011)
720 pages

4ème de couverture :
Patty Berglund est-elle la femme idéale ? Pour Walter, son mari, la réponse ne fait aucun doute : c'est oui. Épouse aimante, mère parfaite, Patty a tout bon. Mais qu'en pense-t-elle ? En renonçant à Richard, ce "bad boy" dont elle était amoureuse - et qui se trouve être le meilleur ami de Walter - Patty a peut-être commis l'erreur de sa vie. Freedom raconte l’histoire de ce trio et capture le climat émotionnel, moral et politique des États-Unis entre 1970 et 2010 avec une incroyable virtuosité.
Anatomie d’un mariage et d'une famille - les Berglund -, ce livre analyse les illusions, les déceptions et les compromis d'unê génération de baby-boomers qui avaient rêvé un jour de changer le monde. Mais c’est aussi un acte d’accusation implacable à l'égard d'une nation qui a cessé depuis longtemps d'incarner ses propres valeurs. Qu'avons-nous fait de notre liberté ? s demandent les personnages de Jonathan Franzen. Et quel monde laisserons-nous à nos enfants, qui nous ressemblent si peu ? Pendant ce temps, les États-Unis livrent en Afghanistan et en Irak leurs propres guerres napoléoniennes, tentant d’imposer cette même liberté par la force.

A propos de l'auteur 

Jonathan Franzen, né à Western Springs (Illinois) en 1959, a passé son enfance dans une banlieue de Saint Louis (Missouri). Distingué par le New Yorker comme l'un des « vingt écrivains pour le XXIe siècle ». Il a obtenu le National Book Award avec Les Corrections (L'Olivier, 2002).




28 ème ouvrage de la rentrée littéraire dans le cadre du Challenge organisé par Hérisson.  












13 ème billet pour le Minnesota, dans le cadre du challenge de Sofynet.  

Le jour du Roi


Tout d’abord un grand merci à libfly qui dans le cadre de l’opération un(e) mordu(e), une critique en collaboration des éditions Points, pour la découverte de ce livre et de son auteur.
Un roman qui navigue entre la réalité et le rêve. Il débute sur un rêve récurent : celui d’Omar, notre narrateur, et de son obsession du Roi Hassan II.
Ce qui frappe c’est l’écriture : sèche, saccadée, minimaliste. Son allure, est comme pulsée, rythmique, inéluctable. On la sent de plus en plus comme telle, jusqu’à un dénouement que l’on soupçonne assez vite peu favorable.
Ils sont amis, et même plus…une intimité qu’il ne fait pas bon révéler dans la société marocaine. Tout y est subtilement révélé d’ailleurs…
Khalid, et Omar….amis, et si dissemblables.
Omar et la dérive d’un adolescent épris de peurs et de vengeance. Omar qui se sent trahis et n’en remettra pas. Omar que l’on peine de plus en plus à comprendre. Omar l’abandonné ; Omar l’orphelin, le délaissé…

« J’étais jaloux. Oui, jaloux. Je me sentais trahi. Meurtri. Nié. Tué de mille coups de couteau. Khaled ne m’avait pas dit l’essentiel : il allait lui, pour de vrai, baiser les mains du roi Hassan II. Pas moi. »

Notez la frugalité du style ; les phrases d’un mot.
Je retrouve dans cette histoire, un peu particulière, il est vrai, toutes les contradictions d’une société dont les us et coutumes s’accommodent assez mal avec la transparence. Il est des choses que l’on fait, mais qu’il n’est pas encore de bon ton de dire. Les exigences religieuses "font mauvais ménage" avec l’expression et l’assouvissement-légitime- de ses propres envies. Je prends pour exemple la consommation d’alcool pour laquelle Omar reçoit "l’autorisation" de son père qui lui tient un langage de sincérité.
« Le péché, c’est…c’est…c’est ne pas aimer la vie…C’est fuir la vie… C’est fuir, abandonner une famille…Fuir… »
Allusion à peine voilée à ce qui mine Omar et son père.
Le roman se termine comme il a commencé, dans le rêve…et je dirais même dans la confusion, sur une scène mi- réelle, mi- onirique, que j’ai, à vrai dire un peu de mal à interpréter.
Le jour du Roi est donc un ouvrage un peu spécial, sans doute dans la logique de ce qui fait la personnalité de l’auteur, mais un ouvrage à découvrir.

Abadallah Taïa,Le jour du Roi
Seuil (Août 2010)/Points (Août 2011) ; Prix de Flore  2010
 209/190 pages

 
4ème de couverture :
A la vie, à la mort. Khalid et Omar, deux enfants de Salé, sont les deux moitiés d’un même fruit. Pourtant, tout les oppose. Khalid le riche, Omar le pauvre. Lorsqu’on a l’âge de courir dans les dunes jusqu’à en perdre la tête, l’argent et les différences sociales n’existent pas. Cette fragile insouciance ne résistera pas à la visite du Roi Hassan II.

Quelques mots à propos de l' auteur

Abdellah Taïa, né à Salé (Maroc) en 1973,a publié deux romans au Seuil qui sont traduits ou en cours de traduction en Espagne, Hollande, Italie et surtout aux États-Unis. Il a également dirigé la publication de Lettres à un jeune Marocain ( Seuil, 2009 ). Par ces livres et par ses prises de position publiques, à visage découvert pour défendre l’homosexualité et la liberté des personnes dans son pays, il est devenu une sorte d’icône au Maroc et dans les pays musulmans, violemment attaqué par les islamistes et encensé par les jeunes et les modernistes.



Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur


Dans une petite ville d'Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d'office pour défendre un Noir accusé d'avoir violé une Blanche. Ce bref résumé peut expliquer pourquoi ce livre, publié en 1960 - au cœur de la lutte pour les droits civiques -, connut un tel succès. Il ne suffit pas en revanche à comprendre comment ce roman est devenu un livre culte aux Etats-Unis et dans bien d'autres pays. C'est que, tout en situant son sujet en Alabama à une époque bien précise - les années 1930 -, Harper Lee a écrit un roman universel sur l'enfance confrontée aux préjugés, au mensonge, à la bigoterie et au mal. Racontée par Scout avec beaucoup de drôlerie, cette histoire tient du conte, de la court story américaine et du roman initiatique. Couronné par le Prix Pulitzer en 1961, Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur s'est vendu à plus de 30 millions d'exemplaires dans le monde entier.
C’est une seconde tentative de lecture……j’avais renoncé, me semble-t-il au bout d’une cinquantaine de pages…..pas séduite du tout par le livre.

La relecture m’a amenée page 90……..c’est mou, c’est terne, c’est gnan-gnan….

Cela manque d’énergie, c’est d’une lenteur insupportable……

Cela glisse sur moi comme l’eau sur la toile cirée, je vois cela de loin, ne me sens pas concernée….. Il aurait fallu trouver d’autres mots et une autre manière pour me percuter…….Ici je m’ennuie !!!

Bref, je n’aime pas.

Un livre culte ? Ah bon !!!!!
Ce livre est maintes fois référencé dans la couleur des sentiments....et bien j'ai  nettement préféré l'approche du second, son rythme, et sa manière d’accrocher la lectrice que je suis.
 
Harper Lee-Editions de Fallois (2005)/ Le livre de poche (2006)-345/447


Harper Lee est née en 1926 à Monroeville, Alabama. Elle entreprit des études de droit qu'elle abandonna pour écrire. Couronné par le prix Pulitzer en 1961, adapté au cinéma l'année suivante ce roman fait partie des plus grands best-sellers du XXe siècle. En dépit de son succès, Harper Lee n'a plus jamais rien publié et a choisi de vivre dans un quasi-anonymat entre New York et Monroeville.

D'autres avis chez:

Aurélie-Malo- Aaliz -Yukarie- Félina- Julien le naufragé -Meldc- Pomm- Cajou-Nanapomme- Rose -

Je suis bien isolée avec mon avis discordant.....mais c'est le mien....et je le défends de toutes mes forces !!!



lundi 19 décembre 2011

Un été à Cold Spring


Après un échec cuisant d’un premier mariage, Evan Shepard voit en la jeune Rachel Drake, le joyau fragile d’une famille névrosée, la chance d’un nouveau départ. Mais au cours de cet été 42 à Cold Spring, la vie, la guerre et le poids des liens familiaux l’aideront à mesurer l’ampleur des désillusions à venir…
Paru en 1986, cet ouvrage est traduit et publié pour la première fois en France en 2011.Richard Yates s’attarde davantage sur ses personnages que sur l’action en elle-même qui peut paraître superficielle.

Nous sommes en 1942, L’Amérique vient de rentrer en guerre, Evan, jeune homme se retrouve mari et père trop tôt…et on ne veut pas de lui à l’armée.

Il s’agit d’un roman  le sentiment de désarroi domine. Les personnages sont désabusés. Appartenant à la middle class, pas assez pour être visibles, ni trop pour être remarquables, ils sont disséqués au scalpel.

L’été 42, ils le passeront tous ensemble, bien malgré eux. Aucun n’ose étaler au grand jour ses frustrations, et ses désirs. Entre les destins contrariés, les ambitions manquantes, regain de flamme amoureuse, des femmes pas encore émancipées qui se réfugient dans des paradis plus qu’incertains, le lecteur navigue évolue au milieu de personnages un peu falots qui n’ont pas d’autre horizon que cette maison humide, avec une mère pas très propre sur elle. Seul le fils Donovan semble échapper à sa condition ; même humilié par plus riche que lui, il aura la volonté de fuir un milieu qui l’étouffe.

Malgré la désillusion permanente de cette histoire, la lecture de ce livre n’en est pas moins agréable. Le style est direct, sans trop de décorum, et se laisse lire facilement.

Richard Yates- Robert Laffont (6/10/2011)-205 pages
Né en 1926 dans l'État de New York et après une enfance instable dominée par le divorce de ses parents, Richard Yates rejoint l'armée : il est envoyé en France, puis en Allemagne juste après la Seconde Guerre mondiale. De retour à New York au début des années 1950, il devient journaliste puis nègre - il écrit pendant un temps les discours du sénateur Robert Kennedy -, et travaille ensuite dans la publicité. En 1961, paraît aux États-Unis La Fenêtre panoramique, formidable succès critique. Après la publication de ce premier roman, finaliste du National Book Award, il enseigne à l'université de Colombia à Manhattan puis à celle de Boston. Il est soutenu par de nombreux écrivains dont Kurt Vonnegut, Dorothy Parker, William Styron ou Tennessee Williams et il exerce une forte influence sur Andre Dubus, Raymond Carver et Richard Ford. Il meurt en 1992.






27 ème ouvrage lu dans le cadre du challenge organisé par Hérisson.

C'est lundi que lisez -vous? (18)

Semaine de lecture exécrable: fatigue, activités professionnelles prenantes dévoreuses de temps d'énergie, et de concentration, et ouvrages d'un piètre intérêt font que j'ai peu lu, et peu apprécié ce que j'avais entre les mains.
Ce que j'ai lu ou achevé la semaine passée
*Dernier homicide connu, Olivier Kourilsky
*Nocturnes, Kasuo Ishiguro, m'est tombé des mains
*Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, Harper Lee (LC du 20/12/2011) qui m'est aussi tombé des mains
*Un été à Cold Spring, Richard Yates
Ce que je suis en train de lire

*Freedom, Jonathan Franzen 
*Un livre destination Israël ( en pause)
* Le jour du Roi, Abdellah Taïa
Ce que je lirai cette semaine

Ce qui est en cours, et dans le meilleur des cas, le terminer !!!
M’intéresser d'un peu plus près à:

*Un livre Monde

samedi 17 décembre 2011

Dernier homicide connu


Un producteur de films X et un proxénète sont sauvagement assassinés coup sur coup. Les prélèvements d’ADN accablent un prêtre de Saint-Séverin.  Mais pourquoi l'homme d'Église mènerait-il une telle croisade contre le vice ? Et qui est la mystérieuse inconnue qui envoie des messages aux victimes le jour de leur mort ? Claude, la jeune chef de groupe de la Crime, doit résoudre l'enquête si elle veut gagner le respect de toute l'équipe.
Dans ce nouvel épisode de sa saga policière, le  Docteur K, Prix Littré 2010, nous entraîne dans le dédale des stations fantômes du métro parisien.
Deux petites choses avant tout :

Méfiez-vous des sites de rencontres, et méfiez-vous des femmes…elles cachent, parfois bien leur jeu !!!

Je ne connaissais pas les ouvrages d’Olivier Kourilsky, j’en avais entendu parler, mais sans passer à l’acte. Je remercie l’auteur de m’en avoir donné la possibilité.

J’ai apprécié la facilité de lecture, la fluidité du style, le rythme enlevé, et l’absence de temps mort. Cela permet, de lire malgré la fatigue, les interruptions extérieures inopinées, et permet à l’esprit  durant ce temps de se libérer.

J’ai apprécié l’effort de documentation, et de recherche de l’auteur, notamment en ce qui concerne le réseau du métropolitain parisien, et de ses endroits cachés.

J’ai apprécié aussi l’ancrage de cette histoire dans notre vie de tous les jours : la place d’internet, des rencontres virtuelles et de ses périls, des crimes sexuels qui font tant parler de nos jours.

Je regrette, en revanche le côté un peu convenu de l’histoire, ces évènements que l’on voit arriver "gros comme une maison", et que j’ai trouvés comme faisant  un peu  trop clichés. J’aurais apprécié quelques pages supplémentaires pour mieux approfondir les personnages ; histoire de leur donner un peu plus de consistance de personnalité, plus de "jus" ; quitte à les rendre encore moins attachant, pour les méchants, et de ce fait rendre les gentils encore plus attendrissants.

Cela en fait une lecture agréable par temps agité, mais qui par temps calme pourrait laisser sur sa faim, pour peu que l’on ait l’habitude de lire du "polar qui décoiffe".

Olivier Kourilsky-Editions Glyphe (Janvier2012)- 216

 
Olivier Kourilsky (né en 1945)  est médecin, ancien chef du service de néphrologie-dialyse du Centre hospitalier Sud Francilien (Évry). Professeur associé au Collège de médecine des Hôpitaux de Paris, il a participé à plusieurs émissions télévisées : le Magazine de la santé, C dans l’air…

Olivier Kourilsky a été promu au grade de Chevalier de la Légion d’honneur le 14 juillet 2005. Il a été récompensé du Prix Littré en 2010.


mardi 13 décembre 2011

Challenge Petit Bac 2012

Nouvelle année , nouveau challenge !!!!
Enna , lance la seconde édition du challenge Petit Bac 2012.

Le principe du challenge est le même que l'année dernière... (normal, il est basé sur les règles du jeu du même nom)  choisir des romans ayant dans leurs titres un mot correspondant aux différentes rubriques du "Petit BAC"
La nouveauté de cette année, c'est qu'il y aura 10 catégories... Plus un bonus...

 Le but du jeu est donc de lire 10 (ou 11) livres et donc de compléter au moins une ligne entre le 1er janvier 2012 et le 1er janvier 2013.

Les catégories obligatoires : 

Prénom (fille ou garçon ou surnom)
Lieu géographique (ville, pays, continent, ou lieu géographique naturel)
Métier (ou fonction)
Animal (réel ou imaginaire)
Végétal (plante, fleur, fruit, légume, arbre ou associés jardin, forêt...)
Objet
Sport / Loisir
Personne connue (réelle ou imaginaire... mais pas le titre d'une bio ou autobio)
 Partie du corps (humain)
Couleur 

Le bonus (facultatif):                                      Gros mot 


Mon challenge:

1.Prénom: La pension Marguerite ;
3.Métier/fonction:Terroriste; Le photographe ;
5.Végétal : La pension Marguerite ;
11.Gros mot: Je vais passer pour un vieux con 


Challenge terminé


lundi 12 décembre 2011

Nocturnes


Des piazzas italiennes aux collines de Malvern, d’un appartement londonien à l’étage feutré d’un hôtel de Hollywood, voici des musiciens de rue, des stars déchues, tous en quête d’un nouveau mouvement à jouer. Si la musique demande des sacrifices, un saxophoniste doit-il accepter la chirurgie esthétique pour réussir? Faut-il qu’un crooner change d’existence pour retrouver le succès?
Kazuo Ishiguro alterne humour et mélancolie pour nous conter le destin de passionnés. Les thèmes évoqués sont éternels : l’amour, la musique, le combat de chacun pour conserver intact le charme de la vie quand les espoirs s’émoussent.
Un nocturne, stricto senso, est une " musique pour la nuit ", est une forme musicale classique, reposant sur un mouvement lent, une expression pathétique, divers ornements mélodiques et une partie centrale accélérée. C'est l'une des expressions du romantisme musical.

Aimant celles de Chopin, je pensais, naïvement, pouvoir grâce à un thème qui m’est familier, pouvoir enfin comprendre ce genre littéraire qu’est la nouvelle. Nocturnes, est le cinquième recueil de nouvelles qui me passe dans les mains…et qui ,comme ses petits camarades, m’en tombent de manière précipitée.

En réalité, ce genre littéraire, ne correspond pas à mon mode de lecture, ni au temps qu’il me faut pour apprivoiser une histoire, et un ouvrage. Les histoires sont trop courtes et trop nombreuses. Je n’ai pas le temps nécessaire pour m’installer dans un scénario, ni pour me familiariser avec les personnages, que l’histoire est terminée…. Et que dès la page suivante, l’auteur "passe du coq à l’âne" si je peux me permettre l’expression. Au cours de ma lecture je n’ai jamais l’impression d’être immergée, je ne sais jamais où je suis et avec qui je suis ; d’autant que le fil qui relie les nouvelles est souvent fragile, assez imprécis.

Voilà, en gros pourquoi, ce mode d’écriture ne me convient pas ; même avec une lecture fractionnée- ce qui est pire encore puisque j’oublie la teneur de ce qui précède…..

Il y a quelques temps j’étais parvenue, au fil des pages, à apprivoiser l’univers de Kasuo Ishiguro dans Les vestiges du jour. C’est la raison pour laquelle j’ai souhaité lire ce livre dont la musique était le centre d’intérêt, et qui pouvait, par ce biais, me faire aborder avantageusement les nouvelles .Il s’agit d’un rendez-vous raté. 

Je remercie néanmoins Livraddict et les éditions Folio pour ce partenariat, même si je ne l’ai pas apprécié à juste valeur.
Kasuo Ishiguro-Editions des deux terres(Mars 2010)/Folio (Octobre 2011)- 247/290 pages.

C'est lundi que lisez -vous? (17)

Ce que j'ai lu ou achevé la semaine passée
*Juste avant, Fanny Saintenoy
*L'envers des autres, Kouther Adimi
*La confusion des peine, Laurence Tardieu
Ce que je suis en train de lire


*Dernier homicide connu, Olivier Kourilsky

*Freedom, Jonathan Franzen 
* Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, Harper Lee (LC du 20/12/2011)

*Nocturnes ,Kasuo Ishiguro (en pause, je n'arrive pas à lire et à relier les nouvelles)
*Un livre destination Israël ( en pause)
Ce que je lirai cette semaine

Ce qui est en cours, et dans le meilleur des cas, le terminer !!!
M’intéresser d'un peu plus près à:

*Le jour du Roi, Abdellah Taïa





vendredi 9 décembre 2011

Le défi du premier roman


Anne ( des mots et des notes) nous propose de découvrir Le Premier roman de nos auteurs préférés. Le roman qui en a inauguré d'autres, ou celui qui est resté le seul et unique....

Trois catégories....


Dévisse ton stylo : lire de un à trois premiers romans
Crée ta mise en page : de trois à cinq premiers romans
Envoie ton manuscrit : plus de cinq premiers romans 

Je choisis de jouer dans la cour des grands, avec l'objectif de lire plus de 5  premiers romans.
Depuis, la rentrée j'en ai déjà quelques uns à présenter....

Le challenge commence dès maintenant et se terminera le 31 décembre 2012.( avec un effet rétro-actif pour les billets publiés après le 18 Août 2011)

1. Petite étoile Khmère, Champey Peik
2. La voyeuse interdite, Nina Bouraoui
3. Donne moi tes yeux, Torsten Pettersson
4. Vers la mer,Anne-Sophie Stefanini
5. Eux sur la photo, Hélène gestern
6. Juste avant, Fanny Saintenoy
7. L'envers des autres, Kaouther Adimi
8. Le sillage de l'oubli, Bruce Machart
9.Nos silences, Wahiba Khiari
10.Tunis par hasard, Anne-Christine Tinel
11.Les jours blancs, Hélène Pradas -Billaud
12.le front russe, Jean-Claude Lalumière
13.A la petite semaine, Gene Kerrigan
14.Les belles choses que porte le ciel, Dinaw Mengestu
15.Jours sans faim, Delphine de Vigan
16.Noir océan, Stefan Mani
17.L'invisible, Robert Pobi
18.Le syndrome de glissement, Elisabeth Laureau-Daull
19.La chambre des officiers, Marc Dugain
20.Je ne porte pas mon nom, Anna Grue
21.Birdy, William Wharton
22. Meuse l'oubli, Philippe Claudel
23.Notre -Dame du Nil, Scholastique Mukasonga
24.Nos cheveux blanchiront avec nos cheveux, Thomas Vinau
25.L'entre-sort,Olivier Vanghent
26.Le meilleur des jours, Yassaman Montazami
27.Les immortelles, Makenzy Orcel
28.La petite Borde, Emmanuelle Guattari
29.Sauver Mozart, Raphaël Jerusalmy
30.Le Glacis, Monique Rivet
31.Les bains de Kiraly, Jean Mattern
32.L'interprétation des peurs, Wulf Dorn
33.L'amour commence en hiver, Simon Van Booy
34.Quand l'empereur était un dieu, Julie Otsuka
35.La tête à Toto, Sandra Kollender
36.Kuessipan, Naomi Fontaine
37.Mille femmes blanches,Jim Fergus
38.Ma brillante carrière , Miles Franklin
39.Je suis la marquise de Carabas,Lucile Bordes
40.

La confusion des peines


« Tu ne veux pas que j'écrive ce livre. Tu me l'as dit. Tu me l'as demandé. Tu y avais pensé toute la soirée, toute la nuit, tu ne voulais pas. Ou, plus précisément, tu ne voulais pas que je l'écrive maintenant. Ce livre, Laurence, tu l'écrirais quand je serai mort. Voilà ce que tu m'as dit. »
L’objet, le point de départ, le prétexte de ce livre est abordé, certes, assez pour que le lecteur comprenne. Par un temps, il m’a un peu gêné, tant cela paraissait éloigné de la matière du livre. Et puis, insidieusement, comme Laurence Tardieu, j’ai laissé de côté tout cela pour ne retenir que l’essentiel, et plus beau : l’amour d’une fille pour son père, qui faute d’avoir pu être dit, est écrit.

Dans cette famille comme dans tant d’autres, on s’aime, mais on ne se le dit pas, on ne se touche pas. A quoi bon le dire ? Le montrer tous les jours n’est pas l’essentiel ? C’est ce qui revient le plus souvent quand on aborde le sujet entre 4 yeux.

« Entre nous pas d’effusions. On ne dit pas la douleur. On ne dit pas l’amour. On en vibre, on en défaille, mais on les tait. On les cache. »

Plutôt qu’un roman, ces pages sont plus, pour moi, tantôt une confession, avec la narration à la troisième personne, tantôt une lettre lorsque Laurence Tardieu s’adresse directement à son père.

La construction y est hétérogène, pas vraiment organisée ; et cela traduit une certaine confusion, un malaise par rapport à tout ce que peut ressentir l’auteur. La longueur et la complexité des phrases sont aussi marquant. Des phrases, des mots qui raisonnent, qui interpellent.

Comme d’autres,  écrire pour Laurence Tardieu, c’est comprendre, se libérer, évacuer, c’est sortir d’un  long silence.

« Je reprends la parole parce que je ne peux pas faire autrement. Je prends la parole pour reprendre mon souffle. »

Un souffle que, moi lectrice, aie un temps, un peu perdu, avec ces phrases longues t lourdes, et qui s’est apaisé ensuite.

« De ce silence nous sommes tous responsables : mon père ne disant rien, nous n’osant rien demander. »

« Le silence est pour nous un territoire si intime, si familier, qu’il constitue notre espace vital, le seul au sein duquel nous sachions nous mouvoir, même si nous y étouffons, mais où nous nous obstinons à errer. »

« Écrire c’est lutter contre le silence. (..)Écrire c’est aussi tenter de mettre en ordre ce qui dans ma vie l’était si peu. »

De Laurence Tardieu, j’ai tout lu, sauf un temps fou. Comme un père et Le jugement de Léa, ses deux premiers ouvrages, m’ont particulièrement marquée. La justice y occupe une grande place, et je mesure pleinement, en lisant cet ouvrage-là, combien le sujet a pu la toucher personnellement. Était-ce déjà deux timides tentatives de libération ?

Les dernières lignes sonnent comme un apaisement, un nouveau départ, la naissance de quelqu’un d’autre.
Laurence Tardieu- Sock; collection bleue (23/08/2011)-154 pages





 26 ème ouvrage de la rentrée littéraire, dans le cadre du challenge organisé par Hérisson.

jeudi 8 décembre 2011

L'envers des autres


Alger, centre-ville, début du XXIe siècle. Adel et Yasmine, frère et soeur, étaient proches, enfants. Ils ont grandi, changé, ils n’arrivent plus à se parler. Ils s’aiment en silence, entre une mère acrimonieuse et une aînée échouée là avec sa famille, qui peint à longueur de journée comme on s’invente un ailleurs. Au pied de l’immeuble, du haut des balcons et jusque chez eux, on les observe, on commente : ils sont différents, trop beaux et peut-être un peu trop libres, c’est insupportable.
Dans une société étriquée par les convenances, dans un pays qu’on quitte plus facilement qu’on ne l’aime, être simplement soi-même est un luxe auquel la jeunesse n’a pas droit…
Porté par une construction polyphonique croisant des voix qui ne se rencontrent jamais, L’envers des autres est un roman sensible, violent et lucide, dont la noirceur n’est adoucie que par les naïves rêveries d’une fillette en ballerines de toile.
Avec une écriture à la fois ciselée, sensuelle, et abrupte par moment, Kaouther peint indépendamment 9 personnages en leur donnant à tous de rôle la parole. Ces personnages, de par la construction choisie par l’auteur, semblent ne jamais  se croiser. Ils sont cependant tous liés les uns aux autres, et ce parfois légèrement.

Ils sont tous les représentants d’une société hétérogène, à la croisée des chemins ; entre l’ordre ancien régi par des traditions et croyances séculaires, et un élan de liberté et de modernité encore pris en tenaille par l’ancienne génération.

Ces jeunes gens sont à la fois soucieux de faire évoluer les choses, et pressés de partir. C’est l’ennui, la jeunesse désabusée, un monde adulte perdu, des plus anciens qui ne comprennent plus leurs enfants, que l’auteur, tente de nous montrer avec beaucoup de finesse.

« Je n’ai ni passé, ni avenir, juste un présent qui s’étire comme un chewing-gum à cinq dinars. »

A celles et ceux qui cherchent une histoire, passez votre chemin. En revanche, si, comme moi, vous parvenez à considérer ce livre non pas comme un livre, mais comme une toile que l’on regarde tantôt de près, tantôt de loin, en laissant aller l’imagination, alors le voyage vaudra la peine.

Je remercie libfly  et les éditions Barzakh, qui avec l’opération  deux éditeurs du Maghreb se livrent, m’ont offert cet ouvrage.

Kaouther Adimi- éditions Barzach( juin 2010)Actes Sud (juin 2011)-112 pages





Née en 1986 à Alger, Kaouther Adimi a obtenu une licence de langue et littérature françaises en Algérie avant de s'installer à Paris, où elle vit depuis deux ans et termine un master de management international des ressources humaines. Ses nouvelles ont été distinguées à deux reprises par le prix du jeune écrivain francophone de Muret (2006 et 2008) et par le prix du FELIV (Festival international de la littérature et du livre de jeunesse d’Alger) en 2008. L'Envers des autres, son premier roman, est paru en Algérie aux éditions Barzakh sous le titre Des ballerines de papicha en juin 2010.



Le match de la rentrée littéraire, les résultats


Il y a quelques mois, Rémy de chez Price minister nous proposait un match littéraire. Il s'agissait de découvrir 1 livre parmi 12 sélectionnés par et pour les blogueurs. Voir ICI....

J'ai ainsi eu le plaisir de lire, et apprécier  Rien ne s'oppose à la nuit .J'ai reçu également dernièrement, (après la clôture du match) Freedom de Jonathan Franzen; Il est en cours de lecture; mon avis paraitra dès que j'en aurai achevé la lecture.


Le livre de plus demandé a été 1Q84 de Haruki Murakami, et, le plus apprécié a été Rien ne s'oppose à la nuit de Delphine de Vigan.

Tous les résultats, sur le blog de Price minister.

Un grand merci à Rémi, et son équipe pour leur confiance et l'organisation.

lundi 5 décembre 2011

Juste avant


Voici un texte qui alterne poésie douce et drôlerie franche. Par la voix d'une très vieille dame sur son lit de mort, et par celle de son arrière-petite-fille, une jeune femme que la vie moderne bouscule, cinq générations parlent. Face aux duretés de la vie, face à la mort qui sème la zizanie, leurs histoires transmettent une gaieté indéfectible. Un premier roman, un récit court qui traverse le siècle, réussite rare de vigueur et de simplicité.
 
Juliette, alias Granny, est tout près de la mort. Fanny, son arrière petite -fille  (l’auteur?)est là pour l’accompagner de l’autre côté. Chacune son tour, elles racontent, se racontent. Un dialogue en miroir, juste avant la fin, comme un passage de relai.

Un livre de femmes, écrit par une jeune femme. Les hommes se font rares ; mort à la guerre pour celui de Juliette, inexistant pour Jacqueline, sa fille, parti pour celui de Martine…et là sans être là pour celui de Fanny.

Au travers de ce cet échange sous la forme d’une conversation orale où le contenu prime sur la forme, se déroule l’histoire, et l’évolution des femmes au cours du siècle.

Fanny Saintenoy, en adoptant un style "langage parlé "et gouaille d’enfant du peuple, donne une fraicheur et une véritable sincérité  à son roman.

Le ton y est à la fois drôle, grave, caustique.

« Le cancer n’aime pas les vieux, ça l’excite pas, il lui faut de la cellule fraiche »

« Les morts précoces, ça met un drôle de bazar dans les familles, et dans les cœurs. »

Vous ne pensez pas si bien dire Madame Saintenoy.

Aucune place n’est laissée aux pleurs, à la mélancolie. S’il y a des 

regrets (qui n’en a pas ?) on en parle, mais pas plus qu’il ne faut. C’est de vie dont il est question, malgré les coups durs. Une vie s’en va, mais la vie se perpétue au fil des générations.

J’ai trouvé ces pages reposantes, et tendres. Je me suis amusée de certaines répliques :

« Ils sont drôlement décontractés, les curés de maintenant. C’est dommage d’avoir raté ça. »

Un livre à lire, un auteur à découvrir .



Fanny Saintenoy-Flammarion(Août 2011)-118 pages
 
Fanny Saintenoy est une romancière née en 1971 et poétesse française, auteur du roman Juste avant, publié chez Flammarion en 2011 et sélectionné parmi les finalistes du concours de manuscrits de la revue Technikart en 2007. Elle a enseigné le français et travaillé au sein du cabinet de la Mairie de Paris.




25 ème ouvrage lu dans le cadre du Challenge organisé par Hérisson










Seul le silence


Joseph a douze ans lorsqu’il découvre dans son village de Géorgie le corps d’une fillette assassinée. Une des premières victimes d’une longue série de crimes.Des années plus tard, alors que l’affaire semble enfin élucidée, Joseph s’installe à New York. Mais, de nouveau, les meurtres d’enfants se multiplient…Pour exorciser ses démons, Joseph part à la recherche de ce tueur qui le hante.Avec ce récit crépusculaire à la noirceur absolue, R. J. Ellory évoque autant William Styron que Truman Capote, par la puissance de son écriture et la complexité des émotions qu’il met en jeu.
 
Quand je pense que je craignais de lire ce livre, tout en en ayant terriblement envie….

Je l’ai refermé avec regret. Il m’a laissée clouée au mur, le souffle court. Cette écriture-là m’a marquée, envoutée même .Avec des mots, et un phrasé simples, sans frime, sans décorum, il y a un je ne sais quoi de percutant dans cet ouvrage.

Une narration au milieu de laquelle vient nous parler une  voix ; la même personne mais d’une autre façon…

Et puis Joseph…..Je ne sais trop lequel de lui ou de moi n’a pas lâché l’autre, mais une chose est sure, c’est nous avons fait ensemble un chemin que je ne suis pas prête d’oublier.

Joseph, ce garçon à qui rien n’est épargné ; Joseph pour qui l’enfance aurait dû être un sanctuaire inviolable, se retrouve mêlé, bien trop tôt, aux turpitudes des grandes personnes.

Joseph, qui croise sur son chemin une institutrice qui croit en lui, le pousse à s’exprimer, le comprend. « Alors écris ce que tu as sur le cœur, dit-elle. Écrire peut exorciser la peur et  la haine ; ça peut être un moyen de surmonter les préjugés et la douleur. Au moins si tu sais écrire, tu as une chance de t’exprimer…tu peux offrir tes pensées au monde, et même si personne ne les lit ou ne les comprend, elles ne sont plus pigées au fond de toi. Si tu les gardes…si tu les gardes en toi, Joseph Vaughan, un jour tu risque d’exploser. »

« Tu as beaucoup de choses à dire Joseph Vaughan, tu en as toujours eu. Même lorsque tu étais enfant… »

Joseph dont la vie d’adulte est parsemé de drames et de déchirures.

Joseph rongé par la culpabilité, et la peur. Joseph habité par ses fantômes.

Joseph résigné face aux évènements. « C’est la vie…je suppose qu’elle donne autant qu’elle prend, pas vrai ? »

Joseph l’opiniâtre qui veut savoir, et qui finira par savoir….mais à quel prix.

Joseph qui a du mal, et comme je le comprends, à donner un sens à sa vie. On voudrait l’aider, lui parler, lui ouvrir la voie. Lui seul en a  la clé….

Joseph que l’écriture sauvera du marasme.

« N’arrête pas, avait-elle dit (sa mère).N’arrête jamais d’écrire. C’est ainsi que le monde découvrira qui tu es. »

Je pensais naïvement pouvoir alterner entre mes lectures, souffler, attendre le lendemain pour finir….Je pensais mettre du temps pour venir à bout de ces 600 pages…..Je pensais…..Je me suis trompée…. Je n’ai vu que lui, pensé qu’à ce livre. Je n’ai pas pu le poser avant de l’avoir terminé.  J’ai du mal d’en parler ; c’est un peu brouillon tout cela…

 J’ai du mal d’oublier Joseph, tout simplement.
R.J.Ellory- Sonatine (Août 2008)/Le livre de poche(Aout 2009)-500/600 pages


Ecrivain anglais, né à Birmingham le 20 juin 1965
Orphelin très jeune, R. J. Ellory grandit en pension, puis chez ses grands-parents, jusqu'à être incarcéré à 17 ans pour braconnage. Une fois sa peine purgée, il se lance dans la musique, tout en étudiant et lisant beaucoup: Tolkien, Stephen King...
Il devient un temps guitariste du groupe de rock "The Manta Rays" , avant de se tourner vers la photographie.
Il commence à écrire son premier roman en 1987, mais il devra attendre 2003 pour qu'un de ses récits soit publié. Entre 1987 et 1993, RJ Ellory écrivit pas moins de vingt-deux romans, chacun lui valant systématiquement des refus éditoriaux, polis mais fermes, des deux côtés de l'Atlantique : en Angleterre, on refusait de publier des romans situés aux États-Unis qui étaient écrits par un citoyen anglais, et outre-Atlantique, on ne voulait pas de romans ayant les États-Unis pour cadre alors qu'ils étaient l'œuvre d'un Britannique... Son premier roman publié est Candlemoth.
Suivront notamment A Quiet Belief In Angels, traduit en français sous le titre Seul le Silence, A Quiet Vendetta, qui paraît en France en 2009 sous le titre Vendetta, A Simple Act Of Violence, paru en 2010 sous le titre Les Anonymes.
R.J.Ellory est lauréat du prix Nouvel Obs/BibliObs du roman noir 2009 pour Seul le silence.
Aujourd'hui il se consacre pleinement à son écriture et à la musique avec son groupe de blues, "The Whiskey Poets".

Challenge ABC Critiques Babélio, 20/26 [E]
Challenge 26 livres/26 auteurs, 26/26 |E]